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Watch Dogs : C’est quand même bien un smartphone !

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Extrêmement attendu, Watch Dogs est enfin sorti et est prêt à faire chauffer vos consoles pendant de longues heures. Nous avons testé la licence la plus prometteuse de cette année, et une chose est sûre : même si elle a quelques défauts, elle envoie pas mal.

Zombies, prison... Ça ne vous rappelle rien?

Zombies, prison… Ça ne vous rappelle rien?

En 2012, un ovni vidéo-ludique faisait son apparition lors de l’E3. On y voyait un homme, casquette enfoncée sur la tête, se balader dans Chicago et se servir de son téléphone pour pirater tout ce qui se trouvait autour de lui. Ubisoft venait tout juste de présenter Watch Dogs, un jeu qui s’annonçait comme le blockbuster de la fin d’année 2013. Mais problème, son développeur repousse sa sortie, laissant des milliers de joueurs dans l’attente. Aujourd’hui, il est finalement sorti, et ce qu’il avait montré à Los Angeles il y a presque deux ans jour pour jour semble loin. Même si dans l’ensemble, le résultat reste bon.

Des graphismes qui déçoivent un peu

Quand il a le temps, Aiden aime faire des roues en moto

Quand il a le temps, Aiden aime faire des roues en moto

Les détails graphiques qu’Ubisoft avaient laissés entrevoir il y a deux ans sont effectivement en-deçà de ce à quoi tout le monde s’attendait. Mais à l’E3, l’extrait de gameplay proposé avait été enregistré à partir d’un PC surpuissant, capable du rendu le plus détaillé possible. Sur consoles, même “next-gen“, il ne fallait pas s’attendre à pareil résultat. Les graphismes proposés sur PS4 sont pourtant loin d’être ridicules. Chose rare et souvent complexe à réaliser dans un jeu à monde ouvert, Ubisoft est parvenu à réaliser un jeu esthétiquement très beau, et avec une grande interactivité. Les jeux de lumière, même s’ils sont parfois gênants, sont vraiment convaincants et reflètent grandement la réalité. Les détails des personnages, autant lors des cinématiques que durant une simple balade dans la ville, ressemblent réellement à une prouesse technique (même si la PS4 est sûrement loin d’avoir dévoilée tout ce qu’elle a dans le ventre). Petit bémol cependant, les graphismes engendrés par les collisions sont loin d’être convaincants. Votre voiture mettra énormément de temps avant de s’esquinter, et c’est quelque peu décevant.

Un scénario (presque) solide

Les passants cachent quelques secrets

Les passants cachent quelques secrets

Bon, ok, nous sommes bien loin du scénario d’un GTA. Mais c’est un jeu où le temps ne se fait pas sentir. Dans ce Chicago high-tech, Aiden Pierce (le héros) cherche sa sœur, qui s’est faite enlever, et doit pour cela presque démonter toute la pègre de la ville. Alors oui, dit comme ça, ça ressemble à n’importe quel jeu ou film d’action, et c’est vrai. Mais une des forces du scénario de Watch Dogs réside dans le fait que celui-ci s’intègre parfaitement au monde dans lequel évolue Aiden. A n’importe quel moment, vous pouvez mettre entre parenthèses votre quête principale pour partir vous aventurer et aller compléter quelques missions secondaires. Car oui, le contenu du jeu est impressionnant de longévité, et le finir à 100% vous prendra deux à trois jours (sans compter les nuits de sommeil). Et comme si tout ça n’était pas suffisant, certains petits malins trouveront le moyen de venir vous déranger en pleine partie, dans le seul but de hacker vos données.

Le gameplay : un gros coup de cœur

Un arbre de compétences bien complet

Un arbre de compétences bien complet

Beaucoup attendait de voir comment Aiden Pierce allait se servir de son téléphone. C’est finalement la grande force du jeu. Avec son petit joujou, il peut perturber les feux rouges, faire lever des ponts, retirer de l’argent des comptes bancaires en piratant les données des passants, et bien plus encore. En somme, le hacker à la casquette est capable de faire tout, ou presque (oui, les pâtes c’est pas son truc). Et comme si son smartphone ne lui suffisait pas, Aiden excelle en un contre un, où il utilise un bâton télescopique pour assommer ses adversaires. Il sait également se servir d’à peu près toutes les armes, et fabrique lui-même ses grenades et autres gadgets. Autre point fort, l’intelligence artificielle est très bien faite lors des gun-fights. Si votre personnage se déplace en étant dissimulé, les ennemis vont continuer de tirer vers votre dernière position connue, ce qui offre plus de possibilités.Seul problème du gameplay, les mouvements d’Aiden Pierce, qui ne sont pas sans rappeler ceux d’Ezio, le fameux héros d’Assassin’s Creed (tiens, une autre licence Ubisoft…).

Pour le début des consoles “next-gen“, Watch Dogs est presque un indispensable pour les joueurs amateurs d’Open World. Ses graphismes amplement satisfaisants, son contenu riche et complet, son gameplay intéressant, la progression d’un Aiden à la façon d’un MMORPG, sont autant de qualités qui font apprécier le jeu. Malheureusement, Ubisoft n’a pas su profiter des quelques mois supplémentaires qu’il s’était adjugé pour améliorer un moteur de collisions bien trop faible. A côté, la musique ne colle pas trop au jeu et est même plutôt guillerette par rapport à l’ambiance qu’il souhaite se donner (même si la présence de Day N Nite de Kid Cudi fait sourire). Malgré ça, Watch Dogs pourrait biens s’imposer comme un “must have“ sur PS4 et Xbox One.

Florian Huvier

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