Mondiaux de natation : plus rien n'arrête les Français !


La troisième journée des championnats du Monde de natation a apporté deux nouvelles médailles à l’équipe de France. Yannick Agnel a éclaboussé de tout son talent le 200m libre et remporte sa deuxième médaille d’or depuis le début des Mondiaux de Barcelone. Jérémy Stravius a dû se contenter de la médaille de Bronze sur le 100m dos. Camille Muffat s’est, elle, rassurée en se qualifiant pour la finale du 200m libre tout comme Charlotte Bonnet .

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Agnel poursuit sa moisson 

Yannick Agnel a remporté sa deuxième médaille d’or en autant de courses dans ces mondiaux de Barcelone. Un an après avoir gagné le 200m aux JO de Londres, le Français a récidivé ce mardi. Le Nîmois a asphyxié et archi-dominé la course. Même s’il s’est imposé avec un temps inférieur à celui des Jeux Olympiques (1’44″20 contre 1’43″14), le Français a écrasé ses adversaires. Conor Dwyer est relégué à plus d’une seconde (1’45″32), tout comme le Russe Danila Izotov (3e en 1’45″59). La grande déception de ce 200m est Ryan Lochte (4e en 1’45″64). Agnel apporte ainsi une troisième médaille à la France dans la compétition. A 21 ans, il est déjà double champion olympique (en individuel et avec le relais 4x100m), double champion du monde (sur les mêmes épreuves) et d’Europe (sur 400m). Il peut ainsi savourer cette victoire : «Je m’y attendais pas, je me suis dit, fais ce que tu sais faire, essaie de réitérer ce que tu as fait à Londres, prend du plaisir, éclate toi. Je n’ai rien vu de toute la course. C’est vraiment génial.» 

Le bronze pour Stravius

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Alors que Yannick Agnel n’a eu aucun mal à se débarrasser de ses adversaires américains, cela n’a pas été le cas de Jérémy Stravius. Le Picard a pourtant débarqué à Barcelone avec le meilleur temps de l’année, 53’’09 (battu par Grevers en demi-finales, 52’’97), et héros du 4x100m en or dimanche. Le Français a du se contenter de la 3ème place du podium synonyme de médaille de bronze. C’est l’Américain Grevers qui s’est imposé en 52’’93, devant David Plummer (53’’12) et donc Stravius (53’’21), Lacourt se classant 5e (53’’51). Pourtant Stravius s’est montré très satisfait à l’issue de cette nouvelle médaille tricolore: «Je suis super content, l’objectif est atteint. J’ai été battu par plus fort que moi aujourd’hui. Je restais invaincu mais, forcément la course est différente quand on sent du monde à côté. C’était le kif total avec le public. On prend vraiment son pied !», et se veut confiant pour la suite de la compétition : «Il faut que j’égale ma perf d’il y a deux ans (3 médailles), donc j’en espère d’autres forcément. Encore une en individuel, au moins (il nage encore le 200m 4 nages, puis le 50m dos), et une ou deux en relais (4x200m et 4x100m 4 nages)

Camille Muffat se rassure et disputera la finale du 200m libre

Malgré sa désillusion lors du 400m nage libre, Camille Muffat a montré qu’elle avait encore des ressources, en obtenant le meilleur temps des séries du 200m nage libre. La médaillée d’argent aux JO 2012 sur 200 m libre a attaqué fort sa série, baissant de rythme dans les 30 derniers mètres pour un bon chrono de 1 min 56 sec 53/100e. «Je n’avais pas d’appréhension particulière. Je suis quand même partie sur un bon rythme, pour ne pas avoir à me poser de questions et ne pas tomber dans un faux rythme». Sa coéquipière en club, Charlotte Bonnet, 18 ans, a montré de belles promesses, en améliorant d’une demi-seconde son record personnel pour terminer avec le 7e temps (1:56.82). «Je suis contente, a-t-elle avoué. C’est une bonne chose de passer le cap des séries, c’était vraiment l’objectif. Je me sens super bien. J’avais hâte de rentrer dans la compétition.»

Jérémy Becam
jeremybecam@theyoungreport.fr 




Mondiaux de natation : Les Français à l'heure espagnole


Barcelone continue de faire briller l’équipe de France de natation. Après la première journée et le premier sacre de champions du monde pour le relais 4x100m les Français n’ont pas fini de faire parler d’eux. Pour la deuxième journée de  la compétition le programme était appétissant  : 200m nage libre de Yannick Agnel, 100m dos des deux champions du monde en titre Camille Lacourt et Jérémy Stravius, finale du 50m papillon de Frédérick Bousquet et Florent Manaudou et demi-finale de Chloé Credeville au 200m dos. Des Bleus toujours prêts à en découdre.

 

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Frédérick Bousquet au l’Open EDF.

Cette médaille a un goût de travail
Frédérick Bousquet

L’échec après sa non-qualification aux Jeux Olympiques de Londres est bien loin derrière lui. « L’ancien » que tous croyaient fini a prouvé  à ces détracteurs  le contraire lundi soir en terminant sur la troisième marche du podium du 50m papillon, 11 ans après la première médaille mondiale, aux Jeux de Barcelone en 1992 et 4 ans après son dernier podium mondial. Dans la même finale son beau-frère Florent Manaudou termine lui à la 8e place malgré son excellent départ. Le Brésilien César Cielo s’empare lui de la première place d’une finale très ouverte et disputée.

Camille Lacourt à l’Open EDF.

Jérémy est le favori
Camille Lacourt

Il y a deux ans lors des championnats du monde de Shanghai ils avaient fini ex æquo. Au bout d’un 100 m dos, historique, disputé jusqu’au dernier centième, Camille Lacourt et Jérémy Stravius, avaient créé l’exploit en terminant sur la première marche du podium  en 52″76. Mais en deux ans bien des choses ont changé. Les deux nageurs n’ont pas vécu l’après titre de la même façon  : Camille s’était qualifié pour les Jeux Olympiques de Londres pour finalement échouer à la quatrième place et Jérémy avait loupé sa qualification pour Londres mais revient aujourd’hui au meilleur niveau. Mardi soir ils disputeront de nouveau une finale de championnat du monde côte à côte, souhaitons leur le meilleur !

Manon Preget
manonpreget@theyoungreport.fr




Jordan Coelho : «Je sais que le public attend beaucoup de moi»


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Crédit photo : @Vincent Ohl.

Un événement inoubliable. Voilà ce que s’apprête à vivre Jordan Coelho cet été à Barcelone. A seulement 21 ans, il participera à ses premiers Championnats du Monde, du 28 juillet au 4 août. Après une qualification exceptionnelle lors des Championnats de France, il s’envolera pour conquérir le monde. Rencontre avec le nouvel espoir de la natation française. 

Manon Preget : Bonjour Jordan, présentez-vous en quelques mots.
Jordan Coelho : Bonjour, je m’appelle Jordan Coelho, j’ai 21 ans. Je suis nageur de haut niveau et je pratique ce sport depuis l’âge de 6 ans. Je suis spécialisé dans le 200 m papillon, que je nagerai lors des Championnats du monde de cet été. Je suis licencié dans le club d’Etampes Natation (91). Je suis actuellement étudiant en troisième année de licence STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives) à l’INSEP (Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance).

Le monde de la natation.

MP : Comment la passion pour la natation vous est-elle venue ? 
JC : J’adore l’eau depuis que je suis tout petit. J’ai passé toutes mes vacances à la mer, à jouer dans l’eau. Etant mauvais perdant, un sport d’équipe n’était pas envisageable, mes parents m’ont donc inscrit à l’âge de 6 ans pour canaliser mon énergie. Ca m’a plu, et je n’ai jamais arrêté.

MP : Quand avait-vous pris conscience de votre potentiel ?
JC : Je pense que c’est quand j’ai commencé à toucher aux sélections nationales, à accéder aux podiums internationaux chez les Juniors. Avant je prenais les choses par étape : d’abord les Championnats de France par catégorie, puis les Championnats de France, ensuite les Championnats d’Europe … Aujourd’hui je vais faire les Championnats du Monde. L’étape ultime serait les Jeux Olympiques de Rio, au Brésil en 2016.

MP : Quel est votre parcours en tant que nageur ?
JC : J’ai débuté la natation à Etampes (91) à 6 ans avec mon entraîneur Sylvain Picault que je n’ai plus quitté jusqu’à mon entrée en Pôle France à l’INSEP en septembre 2008. Ensuite il a fallu que je quitte le domicile familial et la petite structure d’Etampes pour pouvoir progresser d’avantage. C’est ce qu’il s’est passé quand je suis arrivé à l’INSEP. J’ai participé aux Championnats d’Europe Juniors, j’ai été finaliste la 1ére année et j’ai terminé 3ème la deuxieme année. J’ai obtenu 2 médailles (1 bronze et 1 argent) en relais aux Jeux Olympiques de la Jeunesse en 2010. Je suis Champion de France du 200m papillon depuis 3 ans (2011, 2012, 2013) et j’ai terminé 7ème et 6ème des derniers Championnats d’Europe (toujours sur le 200m papillon).

MP : Vous nagez pour le club d’Etampes. C’est un petit club, vous n’avez jamais pensé à aller dans une plus grosse structure ?
JC : Je n’ai jamais éprouvé le besoin de changer de club. J’entretiens une vraie relation d’amitié et de confiance avec mon entraîneur Sylvain, même s’il ne m’entraîne plus, il me suit partout et m’accompagne lors des grands Championnats. L’avantage avec l’INSEP est que c’est une structure d’entraînement qui permet de rester licencié dans son propre club, donc j’ai décidé de rester.

MP : Combien d’entraînements et de kilomètres faîtes-vous par jour ?
JC : Je m’entraîne 2 fois par jours, sauf le mercredi et le samedi où je nage une seule fois, et le dimanche. Je fais des entraînements de 2h, soit environ 6 kilomètres, et 12 par jour mais selon la période cela peut être plus ou moins. J’ai également 3 séances de musculation, du renforcement musculaire et 2 footing par semaine. Je fais l’équivalent de 30 heures de travail par semaine.

Sa vie de jeune adulte.

MP : La natation est un sport très prenant. Comment la conciliez-vous avec votre vie de famille et vos amis ?
JC : Je suis isolé de ma famille la semaine, vu que je suis en internat, même si on continue de s’appeler. Le week-end, quand je peux rentrer, je rentre. Sinon il est important de s’entourer des bonnes personnes, sur lesquelles y tu peux compter. Avec mes partenaires d’entraînements nous sommes très proches, nous nous voyons régulièrement en dehors des séances pour décompresser. Et puis je ne suis pas seul, ma copine m’aide énormément à me couper du monde du sport.

MP : Vous avez 21 ans. Les jeunes sortent. Vous n’avez pas l’impression de manquer quelque chose ?
JC : Je pense que je sors au bon moment, et encore sortir est un bien grand mot. Je ne suis pas encore à mon maximum de progression dans la natation, il est important que je continue d’exploiter mon potentiel. Je pense que j’ai encore une belle marge de progression, je ne vais pas m’arrêter là pour pouvoir faire la fête.

MP : Que faîtes-vous de vos temps libres ?
JC : J’aime passé du temps avec ma copine au calme, aller au restaurant, sortir ça fait du bien. Sinon j’aime jouer aux jeux vidéos avec mes amis ou mon frère quand je suis chez moi.

Son avenir.

MP : Première qualification pour les Championnats du Monde. Qu’est ce que cela vous fait ?
JC : Je suis super content de m’être qualifié, maintenant il faut les préparer. C’est une progression, car l’an dernier, je ne suis pas parvenu à me qualifier pour les Jeux de Londres. C’est une petite revanche. J’espère que cette sélection n’est que le début pour moi. Je ne pense pas avoir encore le niveau pour rivaliser avec les meilleurs et prétendre à un podium mais j’espère accéder aux demies-finales et de faire partie des 16 meilleurs mondiaux sur le 200 m papillon.

MP : Nouvel espoir de la natation, ce n’est pas un statut trop difficile à porter ?
JC : Je sais que le public attend beaucoup de moi, surtout sur le 200 m papillon où les résultats ne sont plus au rendez-vous depuis le départ de Franck Esposito, mais j’attends également beaucoup de moi-même. Je suis très exigeant et je ferai tout pour y arriver car j’adore ce sport et tout ce qu’il procure. Donc non, aucune pression, simplement une envie de bien faire, et de me prouver que je suis capable de réaliser de grandes choses.

MP : Quels seront vos objectifs pour Barcelone ?
JC : J’espère intégrer les demies-finales du 200 m et améliorer mon chrono pour me rapprocher des meilleurs de la distance.

MP : Rio 2016, vous y pensez forcément non ?
JC : Oui j’y pense, mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. L’an passé, je pensais trop à Londres et je ne suis pas parvenu à me qualifier, mais peut-être que ce n’était pas le bon moment. J’espère que Rio sera LE moment et que j’aurais atteint un très haut niveau pour réaliser de très bons résultats là-bas, mais avant il y a encore des Mondiaux de 2013 et de 2015 ainsi que les Championnats d’Europe de 2014 pour progresser et essayer de perforer au niveau international.

Par Manon Preget
manonpreget@theyoungreport.fr 

 




Mondiaux de natation : entre joie et déception ...


Un an après avoir récolté six médailles, quatre en or et deux en argent, lors de Jeux Olympiques de Londres, l’équipe de France de natation est de retour dans les bassins internationaux. Du 28 juillet au 4 août la piscine Palau Sant Jordi de Barcelone ouvre ses portes, pour les quinzièmes championnats du monde. L’occasion pour les nageurs Français de confirmer leurs performances de l’été dernier. Hier, première journée et premier sacre mais également première désillusion.

Les maîtres du monde.

Qui aurait parié sur eux il y a seulement quelques mois, voire quelques jours. Yannick Agnel, Florent Manaudou, Jérémy Stravius et Fabien Gilot, les quatre fantastiques du relais 4×100 m nage libre masculin ont remporté dimanche soir le premier titre de l’équipe de France ! Après l’or Olympique de Londres, les Français ont toujours la soif de gagner et ils l’ont démontré hier soir en devenant pour la première fois de l’histoire champions du monde sur 4x100m. Un exploit rendu possible grâce à un travail d’équipe mais surtout grâce à l’incroyable performance personnelle de Fabien Gilot (46’90) et le finish parfait de Jérémy Stavius. Malgré un mauvais départ (7e après le premier relais de Yannick Agnel), les Bleus n’ont jamais abandonné et ont décroché le titre (en 3’11’18) au nez des Américains (2e en 3’11’44), des Russes (3e en 3’11’44) et des Australiens pourtant favoris. Un podium inchangé malgré l’arrivée des deux petits nouveaux dans le relais final Français, Jérémy Stravius et Florent Manaudou. «C’est magique et encore le mot est faible», déclare Jérémy Stravius à la sortie du bassin. Celui qui n’avait participé qu’aux séries lors du titre pour les Jeux tient là sa revanche.

Camille Muffat lors de l’Open EDF.

L’échec de Camille Muffat …

Elle était attendue comme le messie, favorite et même ultra favorite. La Française Camille Muffat n’a pas su résister à la pression. Elle était la plus belle (la plus facile ?) chance de médaille pour l’équipe de France dans ces Mondiaux et pourtant, la championne Olympique du 400m à Londres s’est effondrée en finale terminant 7e et réalisant sa plus mauvaise performance depuis 5 ans. Mais que s’est-il passé pour celle qui détenait la meilleure performance de la saison en 4’02’64 ? « Il a suffi d’un doute pour que tout bascule et pour que la championne que je pense être devienne toute petite. J’ai vraiment pas envie que ce soit ça qui reste de ces Mondiaux …», conclue-t-elle déterminée. Espérons que la Niçoise se relève vite pour le 200 m nage libre de mardi.

Manon Preget
manonpreget@theyoungreport.fr




Le tour d’Europe : Barcelone et la Juventus devront patienter, le Real gagne encore le derby


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Comme le PSG, le Barça et la Juve attendront encore au moins une semaine avant d’être sacré champion. Malgré une rentrée décisive de… Messi, le Barça a laissé échapper la victoire dans les derniers instants à Bilbao (2-2). Avec sa victoire 4-2 sur Valence, la Real Sociedad poursuit sa belle série. De l’autre côté des Alpes, affront suprême, la Vieille Dame voulait soulever son 29e scudetto au Torino (2-0), son voisin et rival, mais Naples a retardé l’échéance en s’imposant 3-0 à Pescara. En Angleterre, Tottenham fait la mauvaise opération dans la course à l’Europe (2-2 à Wigan), tous ses concurrents ont pris les trois points. Reading et les QPR descendent en deuxième division. En Allemagne, les gros ont gagné, l’Eintracht Francfort cède du terrain, en bas Greuther Fürth fait l’ascenseur.
Le match (Atlético-Real) : Di Maria bourreau des Colchoneros maudits

13 ans, 6 mois et 7 jours. Depuis le 20 octobre 1999, les socios de l’Atlético n’avaient plus goûté à une victoire sur leur meilleur ennemi, le Real. Et ce samedi à Vicente Calderon,quand leur buteur providentiel Falcao, étrangement seul au second poteau, a ouvert la marque (4e), ils ont bien cru que la série noire allait s’arrêter. En atteignant la barre des 50 réalisations en seulement 64 matches sous le maillot rojiblanco, le Colombien est même rentré dans les annales du club. Mais les Merengues ont renversé la vapeur. Au milieu d’une équipe remaniée et privée de Cristiano Ronaldo touché à la cuisse, Angel Di Maria a été l’homme de la Maison Blanche. Sur coup-franc, l’Argentin a provoqué l’égalisation contre son camp de Juanfran (13e) avant de doubler la mise, bien lancé par Benzema, d’un tir croisé (63e). Dominé, le Real (2è) s’en sort bien et lâche son adversaire (3è) au classement. La malédiction continue pour les Colchoneros.
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Le joueur : Huntelaar dans tous les bons coups

Quel retour ! Blessé au genou depuis un mois et demi, l’attaquant néerlandais a signé une rentrée fracassante. Un triplé et une passe décisive, rien que ça. Le meilleur buteur de Schalke a oeuvré au carton des siens 4-1 sur Hambourg, un concurrent direct. Le club de la Ruhr conforte ainsi sa 4è place à trois journées de la fin. Après une saison 2011-2012 monumentale (44 buts toutes compétitions confondues) et un début d’année compliquée, Huntelaar revient fort (5b, 3m). Sous contrat à Gelsenkirchen jusqu’en 2015, le buteur batave a d’ores et déjà confirmé qu’il resterait la saison prochaine.

Le top : Palerme revient de l’enfer

La stratégie de Maurizio Zamparini va t-elle finir par payer ? Cette semaine après la précieuse victoire 1-0 sur l’Inter, le président sicilien qui change d’entraineurs -40 fois depuis 1987- comme de chemises peut souffler (un peu). Récompensant la combativité de son équipe, le but salvateur de Josip Ilicic a libéré les 17 000 tifosi du stade Renzo-Barbela. Au fond du trou depuis le mois d’août et lanterne rouge du Calcio il y a encore un mois, Palerme n’est plus relégable. Un miracle. Mais rien n’est joué pour les hommes de Giuseppe Sannino qui comptent le même nombre de points que le Genoa (18è). Qui sait si Sannino finira la saison sur le banc si Palerme en déplacement à la Juventus retourne dans la charrette le week-end prochain ? A noter également dans ce match la grave blessure -rupture du tendon d’Achille- de Javier Zanetti (39 ans). Après 569 matches en Serie A, le monument vivant de la maison intériste n’enfilera sans doute plus la tunique nerazzurri.
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Le flop : Newcastle sombre à la maison

Serait-ce ça la french touch ? Les énormités défensives et la culture de la lose ? Avec pas moins de sept Français -Debuchy, Yanga-Mbiwa, Haïdara, Ben Arfa, Sissoko, Cabaye et Gouffran- sur le terrain de St James Park au coup de sifflet final, Newcastle a encaissé un singlant 6-0. La plus lourde défaite à domicile depuis un certain 7-1 contre Blackburn… en 1925. Contre Liverpool, privé de son meilleur buteur Luis Suarez (suspendu 10 matches pour avoir mordu Branislav Ivanovic), les hommes d’Alan Pardew ont été grotesques et s’enfonce maintenant dangereusement vers le fond du classement. Les Magpies n’ont plus que cinq points d’avance sur Wigan (18è).

L’histoire : Le Bayern y va molo mais s’offre un record. La (nouvelle) meilleure équipe du monde nous habituait à mieux. 4-0 (Nuremberg, Barcelone) et 6-1 (Wolfsburg, Hanovre), c’était le tarif habituel pour ceux qui croisaient la route des Bavarois. Samedi face à Fribourg, le Bayern, déjà champion, s’est contenté du minimum syndicale : 1-0 sur un coup franc de son joyau suisse Shaqiri (35e). Alors qu’il reste encore neuf points à prendre, avec ce succès, le Bayern (85 points) s’est déjà offert le record de points de l’histoire de la Bundesliga (de Dortmund, 82 points l’an passé). Encore en course en Coupe d’Allemagne et en Ligue des champions, le Bayern est en train de réaliser la saison parfaite !

Le but : Nuri Sahin, Dortmund. Dès 30 mètres, l’international turc a allumé un pétard du gauche pour ouvrir le score à Düsseldorf, inscrivant de la plus belle des manières son troisième but cette saison. Un tir du gauche enveloppé trop puissant pour le gardien Fabian Giefer. Dans le derby de la Ruhr, le BVB s’est finalement imposé 2-1.

Par Florian Lefevre
florianlefevre@theyoungreport.fr