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Proche-Orient : que laisse vraiment Ariel Sharon ?

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Ariel Sharon, décédé le 11 Janvier dernier après un coma de 8 ans causé par un AVC, a ouvert le débat sur son bilan en tant que militaire mais également en tant que Premier ministre de l’Etat Hébreu. Si les hommages ont été multiplié et Israël lui a dit au revoir à travers des obsèques nationales, l’héritage de l’action d’Ariel Sharon ne fait pas l’unanimité autant chez les Israéliens que les Palestiniens.

©Flickr/ Carl Malamud

©Flickr/ Carl Malamud

L’ancien Premier ministre, décédé le 11 janvier dernier, laisse un héritage lourd de sens au Proche-Orient, tandis que le processus de paix lancé par le secrétaire d’Etat américain, John Kerry est toujours en cours. Et pour cause, le parcours d’Ariel Sharon est des plus atypiques car il fut militaire avant de devenir dirigeant politique. Il a brillé lors de la guerre des six jours en 1967 en menant une attaque éclair contre l’Egypte, la Syrie, le Liban et la Jordanie, sécurisant le territoire Israélien en s’installant sur le mont Golan au Nord et dans le Sinaï au Sud. Il a également œuvré lors de la Guerre du Kippour en 1973 : après une attaque éclair des armées Arabes, il réussi à les repousser et conserver les frontières de l’Etat Hébreu.

Des actions controversées
Si ces exploits militaires lui ont permis de percer en politique, Ariel Sharon a plusieurs actions des plus litigieuses à son actif notamment dans le cadre du conflit Israélo-palestinien. Et pour cause, le général Sharon est à l’origine du massacre des camps de réfugiés palestiniens  du Liban de Sabra et Chatila en septembre 1982. L’armée de défense israélienne, Tsahal, avait encerclé les deux camps et laissé les phalanges chrétiennes massacrés les personnes présentes dans le camp. Objectif : tuer le dirigeant de l’Organisation de Libération de Palestine (OLP), Yasser Arafat. Ce dernier fut sauvé par un hélicoptère militaire français. Le bilan officiel est chiffré entre 7000 et 8000 morts.

Ariel Sharon est souvent qualifié de maître tant il a surpris son monde dans les décisions et les actions qu’il a fait. Typique d’un véritable chef de guerre. C’est ce qu’il a souhaité, surprendre, en allant le 28 septembre 2000 sur l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa. Cette escapade a provoqué la seconde intifada.

Si Ariel Sharon est décrit comme un homme de paix, notamment après sa décision de se retirer de la Bande de Gaza en 2005, ses choix n’ont pas forcément été judicieux envenimant même les choses. Et pour cause, cette décision unilatérale n’a pas permis à l’autorité palestinienne une préparation au sein de ce territoire. Résultat : c’est le groupe terroriste du Hamas qui détient aujourd’hui le contrôle de Gaza. Cette décision a provoqué l’incursion Plomb Durci en 2008-2009. Mais ce fut bien après que le Premier ministre Sharon ne fasse un AVC et tombe dans un coma. Si la volonté était là, la paix ne s’est jamais présentée…

Par Jérémy Pastor

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