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Matteo Renzi veut révolutionner l’Italie

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Lors d’une conférence de presse mercredi, le nouveau Premier ministre italien, Matteo Renzi, a clairement détaillé son programme politique. Contrairement à certains, il semblerait que le changement soit maintenant, même si rien n’est moins sûr.

Traduction : Le Premier Ministre Matteo Renzi promet d’inverser le sort de l’Italie durant les 100 premiers jours de son mandat.

Matteo Renzi a annoncé la couleur. Mercredi à l’occasion d’une conférence de presse à Rome, le nouveau Premier ministre italien n’y est pas allé par quatre chemins. En effet il souhaite réformer le pays autant économiquement que constitutionnellement.

Une batterie de mesures, 100 cent jours pour tout faire
L’ancien maire de Florence a en effet annoncé une baisse de 10 milliards d’euros d’impôts pour les personnes qui gagnent  moins de 25.000 euros par an.  Ce qui représenterait, selon lui 1000 euros supplémentaires pour 10 millions de familles italiennes. Objectif : relancer la consommation des ménages, donc l’économie. Matteo Renzi bénéficie déjà d’un déficit public inférieur à 3% du Produit Intérieur Brut (PIB) pour pouvoir effectuer ses réformes économiques. Il compte également simplifier le marché du Travail en simplifiant d’une part le Code du Travail mais également en baissant de 10% une taxe alourdissant le coût de l’emploi.

Cure d’austérité pour l’Etat
Si Matteo Renzi compte baisser la pression fiscale sur les Italiens, le train de vie de l’Etat va être fortement réduit. En effet, une réforme constitutionnelle du pays est également prévue. Véritable révolution,  le Premier ministre, hyperactif, compte supprimer les provinces pour toujours plus d’économies de fonctionnements : entité publique située entre les régions et les municipalités. La révolution la plus importante reste la quasi-suppression du Sénat italien. « Cela veut aussi dire une réduction du nombre des parlementaires, 315 salaires en moins », a-t-il expliqué Matteo Renzi, à propos du fait que les futurs sénateurs seront des élus régionaux bénéficiant déjà d’un salaire. L’Etat va par ailleurs se séparer aux enchères de pas moins de 1500 véhicules de fonctions luxueux.

Mais cette batterie de mesure ne convainc pas tous les Italiens. Et pour cause, lors du dernier Conseil des ministres, seuls des amendements en marge des réformes citées ont été présentés au Parlement. Si Matteo Renzi, se délite sur sa promesse d’abaissement des impôts, il devra assumer les conséquences de son coup de bluff politique.

Jérémy Pastor

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