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L’UNEF dénonce les pratiques sélectives des universités

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Dans son rapport annuel, publié mercredi 16 juillet 2014, l’UNEF analyse les processus d’inscription à l’université. Elle met notamment en lumière la sélection illégale pratiquée par trente-trois universités ainsi que l’imposition illégale de frais d’inscription par quatorze universités.

Depuis 2005, l’UNEF publie annuellement un rapport sur les frais d’inscription à l’université.  Pour la deuxième année d’affilée, l’association étudiante s’intéresse aussi aux processus de sélection pratiqués par les universités françaises. A ce propos, le tirage au sort dans la filière STAPS oppose les doyens de faculté aux membres de l’UNEF. Ces derniers appellent l’Etat à intervenir face à cette situation inquiétante.

Des processus de sélection et des frais d’inscription illégaux

Le rapport de l’UNEF présente les frais d’inscription illégaux pratiqués par quatorze universités françaises. Ces frais s’étendent de huit euros (pour des frais d’informatique à l’Université de La Rochelle) à huit cents euros (service informatique et multimédia à l’IAE de Grenoble).

En plus des frais d’inscription, l’UNEF s’attaque aux processus de sélection. Le rapport souligne les différents moyens de sélection à l’entrée de plusieurs universités – sur dossier (en master 1 à l’Université Paris 5 ou en licence à l’Université Toulouse 1), en fonction de la série du bac (Université Paris 7) ou par entretiens (Université Bordeaux 3).

Afin de sanctionner ces comportements illégaux, la solution de l’UNEF est le recours au tribunal. Joint par téléphone, Martin Bontemps, membre du bureau national de l’UNEF et coordinateur du rapport, précise que « les recours peuvent aboutir à des remboursements des étudiants ou à des inscriptions » a posteriori dans les universités reconnues coupables d’illégalité dans le processus de sélection.

Le tirage au sort en STAPS fait débat

L’UNEF consacre également une partie entière de son rapport à la filière STAPS. En effet, toutes ces formations sont concernées par la mise en place de capacités d’accueil et six d’entre elles organisent un tirage au sort à l’entrée.

Didier Delignières, doyen de la faculté des Sciences et du Sport à Montpellier 1, explique – dans un post du 15 septembre 2013 sur son blog – qu’il faut blâmer la plate-forme Admission Post Bac. D’après lui, c’est elle qui opère le tirage au sort. Martin Bontemps précise cependant que « les universités décident elles-mêmes de sélectionner par tirage au sort », la plate-forme électronique se charge ensuite d’appliquer la demande.

L’UNEF juge l’intervention de l’Etat nécessaire

A la lecture de tous ces éléments, l’UNEF pointe du doigt la pénurie budgétaire qui frappe les universités. L’association étudiante appelle ainsi l’Etat à se mobiliser afin de pallier aux soucis financiers qui sont « la première motivation des universités autonomes pour augmenter le montant des frais d’inscription ou limiter leur nombre d’étudiants ».  L’UNEF réclame ainsi un plan d’investissement de 1,6 milliards d’euros d’ici 2017.

De manière plus générale, l’UNEF demande à l’Etat l’organisation de commissions académiques pour prévenir et éradiquer toute pratique illégale. Elle préconise également l’envoi d’une circulaire à tous les établissements afin de clarifier l’état actuel de la législation.

Florian Perrier

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Clemence Pouletty

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