0

Journal de bord d’un Interrail : épisode #1 Berlin !

Partagez cet article :
RSS
Facebook0
Facebook
LinkedIn
Pinterest
image_pdfimage_print
©Solenn Le Bihan/TheYoungReport.fr

©Solenn Le Bihan/TheYoungReport.fr

A 21 ans, Solenn Le Bihan, étudiante en droit originaire de Villepreux (Yvelines) est partie, cet été, en Interrail avec trois amis à travers toute l’Europe. De Berlin aux plages paradisiaques de la Crête en passant par Budapest, Prague ou encore Athènes, Solenn nous raconte son périple de 3 semaines. Et le grand jour tant attendu est enfin arrivé, c’est l’heure du départ.

Jour 1 : 6/07

J’ai quitté la maison à 5h du matin, après 2h30 de sommeil, dû à l’excitation. Notre avion s’est envolé à 9h. Arrivés à Berlin, nous avons été saisis par la chaleur. Sans difficulté, nous avons trouvé notre apart’, réservé sur Tripadvisor (il est parfois plus avantageux de réserver des petits appartements plutôt que des auberges, le prix étant moins élevé) : très stylisé, avec du street art sur la façade rouge brique, dans le style usine désaffectée. Poutine, Obama et Merckel y sont peints. L’apart est énorme, avec une mezzanine en hauteur, qui me valut de me cogner la tête un nombre incalculable de fois.

©Solenn Le Bihan/TheYoungReport.fr

©Solenn Le Bihan/TheYoungReport.fr

La ville est très hétérogène : bâtiments modernes style occidental se mêlent et se mélangent avec des bâtiments au style austère, imposant et sans élégance, témoignant de l’ancienne influence Stalinienne au temps du rideau de fer. Le tout forme un mic-mac pas toujours très harmonieux mais intéressant. Nous avons commencé par le célébrissime mur de Berlin, vestige d’une Europe coupée en deux. Certains murs sont couverts de dessins pacifistes, représentant des colombes, des gens unis se tenant la main, sur des fonds de ciels rosés par un coucher de soleil ardent. D’autres à l’inverse témoignent de la violence d’une Allemagne Nazie, qui a conduit ses propres citoyens à la mort : squelettes, nuits noires et phrases de désespoirs y sont peints. D’autres parcelles du mur encore, ont servi de support à un art plutôt abstrait, mais agréable à regarder. Le mur serpente ainsi sur plusieurs mètres, avec ses couleurs chatoyantes, en plein milieu de Berlin, le long d’une route, comme s’il avait toujours existé et résisté contre vents et marées. C’est une vision assez étrange que ce mur, morceau de béton sortant d’on ne sait où, planté au beau milieu d’un carrefour, et qui à lui seul est tellement chargé d’histoire. J’avais le sentiment d’être une privilégiée lorsque je le touchais, prenait des photos.

Nous avons ensuite visité Alexanderplatz, une énorme place sur laquelle trône une antenne géante, et autour de laquelle pullulent supermarchés, petites boutiques, cafés. Le tout dans un cadre très moderne, aux couleurs d’aluminium.

Jour 2 : 7/07

Cette journée fut consacrée essentiellement à déambuler à travers les rues de Berlin : du Parlement, en passant par la porte de Brandenburg, check point Charlie (un petit bâtiment en plein milieu d’une rue, entre deux rangées d’immeubles, symbolisant une douane américaine avec deux soldats américains posant en tenue), le mémorial de la seconde guerre mondiale, et un déjeuner dans l’un des nombreux parc de Berlin, je me suis forgé mon avis sur Berlin.

Architecturalement parlant, je dois admettre que j’ai été un peu déçue. Tout est majoritairement très moderne, en raison bien évidemment des bombardements qui ont rasé une grande partie de la ville. Cependant, j’ai pu y apercevoir une population très cosmopolite, à l’image de cette ville qui mélange modernisme occidental et lourdeur Stalinienne. Le street art est très présent, à chaque coin de rue : même les rues les plus glauques, les maisons les plus délabrées, les coins les plus sales, acquièrent du charme, ainsi rehaussés par ces vives couleurs présentes un peu partout. Je pense que le charme de Berlin réside avant tout dans l’atmosphère. Préférant une architecture plus ancienne, plus noble, les rues pavées, les châteaux, j’ai donc globalement été déçue par cette ville. Mais j’imagine qu’une vie estudiantine dans cette capitale doit être formidable et très enrichissante au regard de la population, et de la culture très riche que j’ai pu entrapercevoir en deux jours. Ma visite à Berlin ne m’a pas permis de m’imprimer de l’atmosphère de cette ville, ce sera là mon regret.

Solenn Le Bihan

 

Partagez cet article :
RSS
Facebook0
Facebook
LinkedIn
Pinterest
0
↑ Back to top

Clemence Pouletty

View all post →