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Culture porno, les jeunes ont du mal à faire la part des choses

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crédit photo : Augusto De Luca

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La sexualité travaille forcément tous les jeunes arrivés à un certain âge. Alors plutôt que d’aller poser des questions embarrassantes à leurs parents, les adolescents se tournent de plus en plus vers la pornographie, plus facile d’accès grâce à internet.

Une étude Ifop, baptisée « Youporn : mythe ou réalité ?», publiée à l’automne 2013, montre que plus de la moitié (55%) des moins de 15 ans ont déjà visionné un film à caractère pornographique. Problème : la « Culture porno » semble aujourd’hui imposer ses normes, pour le moins faussées, aux adolescents qui n’ont pas toujours le recul suffisant pour faire la part des choses. Ainsi leurs comportements changent et s’adaptent aux diktats sexuels que leur enseignent les vidéos sur la toile. Des standards pas si normaux que ça, qui conduisent à une image biaisée de sa propre sexualité.

Nouvelles règles sexuelles.

L’étude Ifop montre entre autre que la bisexualité est de plus en plus assumée chez les femmes, et que les jeunes ont plus souvent recours à la masturbation. Les garçons seraient 88% à s’être déjà masturbés, quant aux femmes, (qui ne l’admettent peut être moins facilement) elles seraient tout de même près de 58%. Un chiffre en nette augmentation ces 20 dernières années.

Ce qui en revanche pose de vraies interrogations aux spécialistes sont les incitations à des comportements à risque. Force est de constater que les acteurs de la plupart des vidéos mises en ligne par des sites tels que YouPorn ou PornHub, ne portent pas de préservatifs et s’engagent dans des orgies sexuelles avec plusieurs partenaires.  Autres formes d’images auxquelles se confrontent souvent les jeunes : celles de violences où les femmes peuvent être considérées comme des objets.

Evidemment aucune étude ne prouve la causalité entre pornographie et violences sexuelles et les effets de l’exposition des jeunes à ces vidéos sont donc à relativiser. Au final il parait évident que l’éducation sexuelle doit être renforcée dès la puberté. Rappeler aux jeunes filles qu’elles n’ont aucune obligation de pratiquer un acte dont elles n’auraient pas envie, bien qu’elles l’aient visionné plusieurs fois dans ces films. Quant aux garçons, les exploits des acteurs sont bien souvent réalisés grâce à des médicaments et du montage en post-production, en réalité 75% d’entre eux éjaculent dans les 3 minutes…

Par Anaïs Urbain

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