0

Coupe du monde : des souvenirs inoubliables autour d’une passion partagée

Partagez cet article :
RSS
Facebook0
Facebook
LinkedIn
Pinterest
image_pdfimage_print

Etudiant, Florian Perrier nous raconte son périple brésilien avec pour seul objectif : fêter le football ! 

Du 18 au 24 juin, j’ai rejoint plusieurs amis à São Paulo. Au cours de cette semaine j’ai pu m’imprégner de l’atmosphère qui règne au Brésil en cette période de Coupe du Monde. La présence des supporters des quatre coins du monde, la ferveur brésilienne pour Neymar et la passion provoquée par cet événement sont des souvenirs particuliers que j’essaie de retranscrire ici.

La Copa, fête internationale

Vila Madalena, São Paulo, 19 juin 2014. Les rues se remplissent d’individus au style peu habituel. D’ordinaire vivant, ce soir le quartier est bondé. Affluent de toutes parts les supporters uruguayens et anglais venus soutenir leur équipe. Aujourd’hui, l’Angleterre est éliminée suite à sa défaite face à l’équipe d’Uruguay emmenée par Luis Suárez. En voyant les supporters anglais arborer fièrement leurs costumes de lions, il est cependant difficile d’imaginer cette élimination. La défaite sur le terrain est discutable tant le match a été serré mais, côté maquillage, les Uruguayens surpassent les compatriotes de Wayne Rooney. En effet, la majorité des supporters de la Celeste ont le visage décoré par un soleil sur fond bleu ciel qui complète la présence des drapeaux partout dans la rue.

L’enthousiasme, la joie, le partage et la convivialité qui se dégagent des rues de la Vila Madalena sont communicatifs. Les supporters de toutes les nations – Néerlandais, Chiliens, Argentins, Français, Allemands et Brésiliens sont aussi là – fêtent la Copa. Ils sont légions à ne pas avoir de billets pour les matchs mais ils veulent accompagner leur sélection de leur présence sur le territoire brésilien. A ce propos, à la veille du match de l’équipe de France contre la Suisse, nombreux sont les supporters qui reconnaissent notre maillot bleu et nous félicitent pour l’état d’esprit et le jeu proposés lors de la rencontre face au Honduras. En particulier, les Brésiliens nous annoncent qu’ils espèrent une seule chose : éviter la France. Les traumatismes de 1986, 1998 et 2006 sont encore présents chez eux et en plus de cela, ils avouent ne pas vraiment croire en une victoire du Brésil. Malgré cela, tous les Brésiliens que nous croisons portent un maillot de l’équipe nationale sur les épaules et jurent que la Seleção donnera le maximum.

Le seul espoir, c’est Neymar !

Après un détour par le Corcovado et les plages de Copacabana, nous sommes de retour à São Paulo. Entretemps, le Costa Rica a confirmé, l’Espagne a (re)chuté, l’équipe de France a impressionné et Messi a frappé. Aujourd’hui, le Brésil joue face au Cameroun et a besoin d’un match nul pour se qualifier. Il est seize heures, le match commence dans une heure mais les bruits de trompette – et sûrement quelques vuvuzelas en souvenir de l’Afrique du Sud – envahissent déjà la ville. Au coup d’envoi, le Brésil a les yeux figés sur un homme : Neymar. En effet, dès que le jeune joueur du FC Barcelone touche le ballon, les Brésiliens crient leur soutien à l’ex-star de Santos. Suite à une première période serrée, la tension monte dans le bar où nous nous trouvons. Mais juste après le retour des vestiaires, un but de Fred soulage les Brésiliens qui laissent ensuite éclater leur joie au moment du quatrième but tardif de Fernandinho (victoire 4-1 du Brésil).

Le Brésil termine premier du groupe A de sa Copa et affrontera le Chili – défait par les Pays-Bas dans l’après-midi – en huitième de finale. En attendant ce rendez-vous, l’heure est à la fête à São Paulo et nous retrouvons l’ambiance découverte une semaine plus tôt. Au cours de cette soirée, nous rencontrons un supporter costaricien – comblé par la surprise créée par sa sélection – qui nous interpelle en voyant nos maillots français. Il nous dit qu’il va désormais supporter le Costa Rica mais aussi la France car, d’une part, il a été séduit par le match des Bleus contre la Suisse et, d’autre part, les couleurs du drapeau costaricien sont inspirées des couleurs de celui de la France.

Une « parenthèse enchantée »

C’est ainsi que s’achève une semaine de « parenthèse enchantée » au Brésil. Une « parenthèse » car nul doute que les contestations – concernant l’exploitation des infrastructures après la Coupe du Monde, l’organisation des Jeux Olympiques à Rio en 2016, les inégalités et la corruption dans le pays – vont revenir au premier plan après la finale. Une parenthèse cependant « enchantée » car la passion, le bonheur et l’insouciance partagés par ces supporters venant du monde entier – de par leur caractère ponctuel – sont exceptionnels et inoubliables.

Florian Perrier

Partagez cet article :
RSS
Facebook0
Facebook
LinkedIn
Pinterest
0
↑ Back to top

Jérémy Pastor

View all post →