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Avortement : la situation de « détresse » supprimée.

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Alors que l’Espagne fait un bon en arrière en étudiant le projet de loi qui n’autoriserait l’avortement qu’en cas de viol ayant fait l’objet d’une plainte, ou de danger avéré pour la santé de la femme, la France, elle légitime un peu plus le droit des femmes à décider de poursuivre leur grossesse ou non.

Manifestation anti-IVG à Paris le week-end dernier ©L’Express

Supprimer la notion de détresse jusqu’alors inscrit dans la loi Veil de 1975, voilà ce qu’a voté l’Assemblée Nationale mardi 22 Janvier.  Pourtant le changement de sémantique dans la loi ne devrait pas avoir une réelle incidence sur la réalité de l’avortement en France. En effet, Le Conseil d’Etat avait, en 1980, réaffirmé que seule la femme (et non un médecin) peut apprécier son état de détresse. En 2001, la loi Martine Aubry supprime définitivement l’obligation de l’entretien médico-légal. A l’heure où 35% des femmes ont recours à l’interruption volontaire de grossesse au moins une fois dans leur vie, la notion de détresse « ne correspond pas à la situation des femmes » défend la députée PS Axelle Lemark. Pour les défenseurs de cet amendement, il s’agit principalement de réaffirmer le droit de la femme à disposer de son corps. L’IVG est  « un droit et non une solution à une solution de détresse » soutient Marie-George Buffet (Front de Gauche).

Une mesure critiquée

Si pour la majorité des français (78% selon une enquête faite pour i-télé) cet amendement est une nouvelle avancée pour les droits de la femme et l’égalité des sexes. Les anti-IVG (dont la droite conservatrice, principale opposante à la loi Veil depuis près de 40 ans) crient au scandale. Les plus radicaux, ravivés par le projet de loi du gouvernement Espagnol de Mariano Rajoy, ont protesté lors de la semaine dernière dans les rues de Paris, proclament le droit à la vie.

Tous avancent la crainte d’une banalisation de l’avortement. L’accès à l’information et à la prévention serait alors mis de coté pour un soit disant passage obligé par une intervention médicale. Propos considérés comme scandaleux pour les associations des droits de la femme, pour qui il est impossible de considérer un tel acte comme une simple intervention de confort. Le Planning familiale a d’ailleurs voulu rappeler à tous les difficultés que rencontrent encore les femmes ne souhaitant pas poursuivre leur grossesse à avoir accès à l’IVG. Les moyens manquent et c’est la pour beaucoup la vrai urgence dont devrait s’occuper le gouvernement.

Anais Urbain

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Jérémy Pastor

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