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289542Jaco van Dormael (le réalisateur) décide que Dieu est un connard. Un connard qui habite Bruxelles, dans un grand appartement, avec sa fille et sa femme (Yolande Moreau). Son fils Jésus, ou JC pour la famille, lui, a décidé de venir nous rendre visite il y a quelques temps et n’a pas tenu longtemps. Alors Dieu (Benoît Poelvoorde) reste enfermé dans son bureau, sur son ordinateur, depuis lequel il contrôle tous les aspects de notre vie. Il n’est pas sympa avec nous, et un beau jour sa fille, âgée d’une dizaine d’années environ, s’en rend compte. Pour punir son père, elle nous envoie nos dates de décès par téléphone. Puis, elle plante le système informatique et s’en va vivre chez nous, sur Terre.

Le film suit sa destinée terrienne et la recherche de ses 6 apôtres.

6 apôtres qui sont finalement 6 poésies contemporaines. 6 portraits. 6 vies. Apôtres des temps modernes interprétés par, entre autres, François Damiens et Catherine Deneuve.

Un malaise malsain ? Ou bien un rire triste ?

Le mal nous entoure et pourtant c’est le côté poétique que l’on retient du film. L’on s’en voudrait presque de rire de cette cruelle réalité qui est pourtant la nôtre, qui est pourtant si vraie.

Pourquoi ? Puisque les portraits de ces 6 apôtres ne sont pas idylliques. Ils sont presqu’agaçants tant ils nous dérangent. Nous n’avons aucun autre choix que de les apprécier puisque aussi triste, frustrant ou énervant soient-ils, ils nous touchent. On ne sait pourquoi. Alors, on s’y attache, malgré nous.

De plus, plane dans notre esprit une espèce de doute. « Puis-je vraiment rire maintenant ? Mais ce n’est pas drôle. C’est d’une tristesse terrible, absolue, pathétique. » Finalement l’ironie, noire, prime et nous décroche un sourire.

Découle de la projection de ce film, un jouissif malaise. Jouissif puisque terriblement esthétique. C’est comme si chaque plan était un futur post Tumblr. Chacune des images du film pourrait être épinglée sur Pinterest. Mise sur Instagram. Et légendée par des trublions du net à la cyber plume joliment aiguisée.

Le Tout Nouveau Testament est un film à part. Différent, qui détonne, qui étonne. Un conte poétique et esthétique. Beau et triste. Un peu comme la vie.

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Clemence Pouletty

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