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Thomas Dutronc : portrait musical d’un musicien idéal

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Son nouvel album Eternels jusqu’à demain est sorti fin mai. L’occasion en cette période estivale – parfaite pour déguster ce nouvel opus – de revenir sur le parcours du chanteur, qui depuis quelques années maintenant nous charme à coup de chansons jazzy et autres sonorités pop. Portrait musical de Thomas Dutronc.

En 2007, surprise, le fils prodige Dutronc-Hardy n’est pas seulement né avec des gênes à faire pâlir tous les enfants du siècle, il fut aussi livré avec un doigté de guitare plutôt exceptionnel, une voix délicieuse et un sens du verbe aiguisé. Avec Comme un manouche sans guitare, son premier album – vendu à plus de 800 000 exemplaires en France  – il met le public français dans sa poche.

Entre Jeune je ne savais rien, Je les veux toutes et Nasdaq, tout le monde craque pour Thomas Dutronc.

 

Même quand le natif parisien mais corse de cœur chante son désamour pour la capitale ; il plaît.

S’en suit une tournée de concerts en France, et plusieurs dans les bars – que le chanteur avoue adorer écumer. C’est donc tout naturellement que le manouche adoptif revient en octobre 2011 avec un second album, dont le titre phare est intitulé : Demain ! Une ode à la vie, ses charmes… et le plaisir d’en profiter.

 

De l’album, on retient aussi l’entraînant Turlututu, le nostalique Sac à dos et puis… On ne sait plus s’ennuyer, Clint Eastwood… Ainsi que ses balades Sésame et A la vanille. Oui on retient aussi les solos de guitare. Oui, on retient tout l’album, parce qu’il est super bon, lui aussi.

Et puis tadam. Thomas Dutronc s’en va à Londres, s’entoure de pointures tels que les musicien d’Adèle, Jamiroquaï, ou encore de Sia. Et nous revient avec un bijou : Eternels jusqu’à demain.

Un album exquis de bout en bout dont le premier single est Allongés dans l’herbe :

Mais le titre qui donne des frissons, c’est Aragon.
Reprise d’un poème de Louis Aragon, « Est-ce ainsi que les hommes vivent ? »

Eternels jusqu’à demain c’est aussi ;

Croc madam‘,un morceau écrit par M, J’me fous de toutQui je suisPrincesses, un duo avec Jacques Dutronc – Je n’suis personne, Chez les Yé Yé, Archimède, Minuit moins le quart… Et pour conclure une reprise de son idole, son maître spirituel ; Django Reinhardt, I’ll see you in my dreams (à noter que George Harrison l’avait aussi reprise). Même en anglais, il est bon.

 

L’album est un concentré de sentiments. C’est une pépite qui donne autant envie de danser que de se concentrer et d’écouter les sages paroles d’un Thomas Dutronc qui n’en a pas pour autant oublié son attrait particulier pour les jeux de mots. Aussi, la voix du chanteur s’est affirmée et à écouter, c’est terriblement bon. Délicate, suave, un chouilla plus grave, des intonations de crooner, un plaisir auditif.

Si, cet album a un défaut ; il est trop court. On en redemande. On est comme ça, avide de morceaux qui ont du rythme, qui donne envie de pleurer; un peu, de danser; beaucoup, mais surtout de l’écouter en boucle. C’est comme les frites, on en veut plus, bordel.

A noter que l’artiste sera en tournée dans toute la France dès le mois d’octobre. Et pour l’applaudir à Paris c’est dans l’intimité de la salle du Casino de Paris que ça se passe. Les 14 et 15 décembre, il y donnera un spectacle dont la mise en scène est signée par Jérémie Lippmann. Ce même qui en 2015, cette année donc, a reçu un Molière pour sa mise en scène de La Vénus à la fourrure. Cela ne présage que du bon.

 

CP.

 

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Clemence Pouletty

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