En route pour la maison blanche, les candidats démocrates


Beaucoup moins nombreux chez les démocrates, ils n’étaient que trois, Hillary Clinton, Bernie Sanders et Martin O’Malley. Ce dernier a abandonné après les résultats de la première primaire dans l’Iowa gagnée par l’ex-First Lady.

Qui d’Hillary Clinton, First Lady, Secrétaire d’Etat ou de Bernie Sanders, sénateur qui se revendique socialiste au pays de Reagan sera la tête d’affiche du parti démocrate qui succèdera à Barack Obama ? Eléments de réponses par portraits interposés.


Hillary Clinton, l’Héritière

CC Search / Wikicommons

CC Search / Wikicommons

Après la douloureuse défaite contre Barack Obama lors de la primaire démocrate de 2008, Hillary Clinton retente sa chance en tant que grande favorite. Secrétaire d’Etat de 2009 à 2013, l’ex-First Lady compte sur cette expérience pour convaincre l’électorat de son parti face à Bernie Sanders. Ce dernier, un in dépendant social-démocrate a obligé Hillary Clinton à positionner son discours plus à gauche que prévu tout en restant fidèle à la ligne mise en place depuis 8 ans par Barack Obama.

Clinton joue donc de sa relation au plus haut du pouvoir avec Barack Obama pour toucher les communautés « blacks et latinos » du pays qui lui manquaient en 2008. Elle défend donc l’environnement, le mariage homosexuel tout en croisant les doigts afin que la radicalisation des candidats républicains pousse les communautés vers elles. Elle joue donc de son pragmatisme afin de convaincre.


Bernie Sanders, un OVNI au pays de Reagan

THE-YOUNG-REPORT-PRIMAIRES-US-DEMOCRATES-BERNIE-SANDERSAu pays du libéralisme décomplexé économique, je cherche Bernie Sanders, sénateur indépendant du Vermont. Véritable trublion, Bernie Sanders se revendique du socialisme scandinave pratiqué Norvège, Suède et Finlande. Et contre toute attente, il arrive à rallier de nombreux sympathisants, obligeant Hillary Clinton, sa concurrente à marquer son discours à gauche.

Quant à ses propositions, Bernie Sanders veut quasiment doubler le salaire minimum, rendre l’enseignement supérieur gratuit, et de rendre la couverture santé universelle. Bernie Sanders est issu d’une famille juive émigrée de Pologne. Il a fait ses armes universitaires à l’université de Chicago et a milité contre la guerre du Vietnam et la ségrégation raciale.

Bernie Sanders est également connu pour ses positions virulentes contre l’invasion de l’Irak en 2003. Il apportera en 2011 son soutien au populaire mouvement Occupy Wall Street. Le sénateur du Vermont comptera donc sur la branche la plus à gauche du parti démocrate pour vaincre Hillary Clinton. Premiers éléments de réponses lors du Super Tuesday le 1er mars prochain.


Jérémy Pastor




Etats-Unis : Fusillade meurtrière dans un cinéma


Une nouvelle fusillade a éclaté aux Etats-Unis dans un cinéma en Louisiane. Un homme de 58 ans a ouvert le feu en pleine projection de « Trainwreck » et a tué deux personnes et blessées sept autres. Le tueur a lui aussi perdu la vie.

Une nouvelle fusillade a eut lieu dans un cinéma aux Etats-Unis (©CCWikipédia)

Une nouvelle fusillade a eut lieu dans un cinéma aux Etats-Unis (©CCWikipédia)

Deux ans après la fusillade qui avait coûté la vie à 12 personnes dans un cinéma de Denver, les Etats-Unis sont à nouveau témoin d’un acte horrible qui s’est déroulé ce vendredi dans une salle en Louisiane. Cette fusillade aura coûté la vie à deux personnes et blessées sept autres. Le meurtrier, un homme de 58 ans, a lui aussi été tué ce vendredi. Barack Obama s’est insurgé du manque de contrôles à l’entrée des salles de cinéma. Ces contrôles qui pourraient éviter ces tragédies.

Alexandre Gozzi




Obama : Changer le système carcéral


Barack Obama va s’attaquer à une refonte en profondeur du système carcéral. Le Président des Etats-Unis a déclaré vouloir créer un système plus juste et surtout moins coûteux. Aujourd’hui, il y a plus de détenus aux Etats-Unis que dans 35 pays européens réunis.

Barack Obama dresse l'état des lieux dus système carcéral (©CCWikipédia)

Barack Obama dresse l’état des lieux dus système carcéral (©CCWikipédia)

Barack Obama en avait fait un cheval de bataille lorsqu’il avait été réélu président des Etats-Unis. Le système carcéral du pays a longtemps fait débats notamment en ce qui concerne les conditions de détention des prisonniers. Le cas de Guantanamo a surtout exaspéré le chef de l’Etat et les peines de prison sont trop souvent disproportionnées.
46 prisonniers graciés
De visite dans un établissement pénitencier, Barack Obama a permis à 46 détenus de sortir de prison. Ces 46 hommes avaient été arrêtes pour trafic de drogue et condamnés à plus de 20 ans de réclusion. Des peines jugées trop lourdes pour le président qui estiment qu’il ne s’agit pas de criminels et qu’ils ne doivent être traités qu’en simples trafiquants et a déclaré « leur punition n’était pas adaptée à leur délit ».
Des conditions de détentions exécrables
Un autre point a été soulevé par le Président des Etats-Unis : la condition carcérale. Certes, les hommes condamnés à la prison ne sont pas des enfants de coeur mais les conditions dans lesquelles ils sont enfermés ne sont pas conformes aux droits de l’Homme.  Vermines, insalubrité, surpopulation, et des sanitaires insuffisants sont notamment des plaintes qui reviennent sans cesses des prisonniers américains.
Des coûts impressionnants
Cette surpopulation carcérale entraîne par ricochet des coûts supplémentaires. L’entretien, la surveillance et les agrandissements des prisons coûtent chers à l’Etat (environ 80 Milliards de Dollars par année soit un tiers du budget de la justice). Et dans ce sens, la réduction de peines pour les trafiquants notamment permettraient de réaliser des économies assez importantes. Barack Obama s’explique : « Dans trop de cas, la punition ne correspond simplement pas au délit. Si tu es un petit dealer de drogue ou si tu violes ta liberté conditionnelle, tu dois payer ta dette à la société, tu dois être tenu pour responsable et payer une amende, mais tu ne dois pas 20 ans, tu ne dois pas passer ta vie en prison « .

Alexandre Gozzi




Nigeria : Boko Haram enlève 276 lycéènnes


Le groupe islamiste armé, Boko Haram s’est dit prêt à réduire les 276 lycéennes enlevées à l’esclavagisme.

L’agence France presse (AFP) vient de révéler que ce groupe extrémiste serait prêt au pire. Pour rappel, Boko Haram a revendiqué avoir enlevé ces jeunes femmes à la mi-avril mais ce n’est qu’aujourd’hui que le groupe l’a revendiqué.

Pourquoi ces agissements?

Leurs revendications sont simples . Ils veulent la fin de l’éducation occidentale au Nigéria. Pour ça, ils veulent utiliser des moyens aussi horribles les uns que les autres : Vendre, utiliser comme esclaves ou marier de force. On apprend aussi qu’elles pourraient faire l’objet de vente à 12 euros chacune aux pays voisins.

Goodluck Jonathan toujours en difficulté contre Boko Haram (@Commonwealth Secretariat)

Goodluck Jonathan toujours en difficulté contre Boko Haram (@Commonwealth Secretariat)

 

Le Nigéria réclame de l’aide

Le Nigéria semble impuissant et démunis face à cette faction. Le président Goodluck Jonathan craint pour la sécurité de ces concitoyens et espère une aide prochaine des Etats-Unis. « Nous nous adressons à des pays dont nous espérons une aide (…). Les Etats-Unis sont au premier rang. Je me suis déjà entretenu deux fois avec le président Obama. »

Le groupe armé aura déjà tué 1500 personnes depuis le début de l’année au Nigéria. Le Président est vivement critiqué pour cette gestion calamiteuse de ces conflits. 

Alexandre Gozzi

 




Hollande : deux ans de couacs


François Hollande est le Président de la République depuis maintenant deux ans. Une présidence qui n’a pas été de tout repos pour le chef de l’Etat jonchée de couacs en tout genre. Du cannabis à l’écologie en passant par Florange, The Young Report.fr fait le point sur les bourdes du mandat de François Hollande.

François Hollande va-t-il réellement appliqué son slogan des présidentielles de 2007. En tout cas, la France a besoin de changement (@Parti socialiste)

François Hollande va-t-il réellement appliqué son slogan des présidentielles de 2007. En tout cas, la France a besoin de changement (@Parti socialiste)

Le chômage s’est amplifié

C’était l’une des grandes promesses faite par le candidat socialiste : inverser la courbe du chômage. Deux ans plus tard, le nombre de demandeurs d’emplois a augmenté de plus de 600 000 par rapport à 2012. Un échec donc pour lui, malgré la mise en place de certaines décisions comme les emplois d’avenir et les contrats de générations. Deux systèmes de contrats aidés qui n’ont pas porté leurs fruits tant le nombre est limité.

La promesse d’inversion de  la courbe du chômage sera peut-être tenue, une fois le pacte de responsabilité mis en place, mais le flou autour des contreparties des entreprises ainsi que les effets sur l’emplois ne convainc pas.

Florange, l’échec de Montebourg

Arnaud Montebourg voulait nationaliser l’aciérie de Florange. Son action sera un véritable échec. Jean Marc Ayrault, le Premier Ministre du temps de cette affaire l’avait même menacé de le virer. Devant cette menace brandit, il décida de retirer son idée. Le ministre du redressement productif assume et qualifie cette affaire de naufrage.

 L’affaire Léonarda

Cette affaire a été la remise en cause de l’autorité du président tant l’incertitude a régné autour de cette polémique.  Léonarda, jeune collégienne roumaine de 14 ans est expulsée de France avait réagit à la décision du président de la République en direct. Entre ceux qui approuvent le renvoie de la jeune fille au Kosovo et ceux qui ont manifesté l’envie de la voir rester en France, le chef de l’Etat a joué la compromission en acceptant uniquement le retour de la jeune fille sans sa famille. La crédibilité de François Hollande avait alors été entachée. Cette collégienne avait été arrêté lors d’une sortie scolaire à cause de l’absence de papiers autorisant elle et sa famille à vivre en France légalement.

Lire aussi : Affaire Leonarda et Khatchik : la jeunesse dans la rue ?

Elle n’avait pourtant pas manqué de soutien :

Vincent Peillon pour la dépénalisation du cannabis 

Après Montebourg, c’est Vincent Peillon qui a défrayé la chronique pendant ces deux ans de mandat. Pour lui, légaliser le cannabis permettrait d’encadrer la prise et la vente de la substance. Il estime notamment que les lois menées contre ce stupéfiant n’ont pas porté leurs fruits. L’ancien ministre de l’éducation nationale a qualifié la France de pays en retard sur ce sujet. Une prise de position qui tranche avec celles de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault.

Voici sa réaction en images :

Delphine Batho, une critique qui lui vaut la porte

Le proverbe qui dit qu’il faut tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler prend tout son sens dans cette histoire. L’ancienne ministre de l’écologie n’a pas résisté et a finalement critiquer la baisse du budget de son ministère de 7% ce qui représente tout de même 500 millions d’euros. Une critique qui n’a pas plu au Président de la République qui a tout de suite exigé des excuses de la ministre pour manquement à la solidarité gouvernementale. Des excuses qui ne viendront pas et qui lui vaudront un licenciement illico presto du gouvernement.

Les propos qui lui coûté son poste :

Hollande piégé dans le conflit syrien

On a enfin vu un Président de la République déterminé, conquérant et agressif. Mais malheureusement, il était le seul à vouloir passer à l’acte contre le gouvernement de Bachar Al-Assad après la volte face de Barack Obama. Une situation qui l’a fait passer pour le dindon de la farce. Laché et peu soutenu au sein de a communié internationale, on peut dire que François Hollande a vécu une véritable humiliation.

Une situation bien résumé par Vladimir Poutine :

Le contrat de génération : un flop de plus

Enfin, autre couac, le fameux contrat de génération.  » Je proposerai un contrat de génération pour permettre l’embauche par les entreprises, en CDI, de jeunes, accompagnés par un salarié plus ­expérimenté, qui sera maintenu dans l’emploi jusqu’à son départ en re­traite. » Voilà ce que le président déclarait avant sa prise de fonction. Or, la réalité est toute autre. Seulement 11 000 contrats ont été signés ce qui est trop peu pour une telle mesure.

Après deux ans de présidence ratée, François Hollande se doit de réagir lors de ces trois prochaines années. Une chose est sûre, il lui sera difficile de faire pire. 

Alexandre Gozzi