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10 candidats, 10 programmes, 1 ex-chef d’Etat en quête de revanche, Marine Le Pen et le bilan peu convaincant de François Hollande. Tels sont les ingrédients qu’il va falloir prendre en compte pour avoir la bonne recette vers 2017. Mais avant l’élection présidentielle se joue un évènement tout aussi important : la primaire ouverte Les Républicains. Evènement incontournable, qui aura lieu en novembre prochain. Mais plus important encore, cet évènement va nous indiquer si la démocratie française est malade ou bien si les électeurs ont l’envie de changer les choses. Explications en 5 points.

  1. Parce qu’elles sont ouvertes

Que vous soyez de gauche, de droite, centriste ou même unijambiste, cette primaire qui oppose pas moins de 10 candidats est ouverte à tout le monde. Ce qui vous permettra aussi de vous intéresser aux propositions des différents candidats pour faire votre choix, lequel étant par la suite le candidat qui représentera le parti Les Républicains.

  1. Par la diversité et le nombre de candidats

Ils sont pour le moment 10 ! 10 personnalités politiques se présentent à ces premières primaires pour la droite :

  • Alain Juppé (70 ans)
  • François Fillon (62 ans)
  • Bruno Le Maire (46 ans)
  • Hervé Mariton (57 ans)
  • Frédéric Lefèbvre (52 ans)
  • Nathalie Kosciusko-Morizet (42 ans)
  • Jean-François Copé (51 ans)
  • Nadine Morano (52 ans)
  • Jean-Frédéric Poisson (53 ans)
  • Geoffroy Didier (39 ans)
  • Nicolas Sarkozy (61), pas encore candidat pour le moment mais dont la candidature pour la primaire et donc un match retour face à Hollande est prévue pour cet été.

10 candidats donc d’âge et de visions différentes qui pourraient également vous donner un point de vue intéressant ou révoltant de celui que vous avez actuellement sur certains points.

  1. Parce qu’on vous donne la possibilité de choisir, il faut la saisir

François Hollande a été élu candidat du Parti Socialiste en 2011 face à Martine Aubry suite aux délibérations de 2 millions de militants et de sympathisants de la gauche, lesquels ont choisi le candidat de la gauche pour les 44 millions d’électeurs appelés aux urnes à la présidentielles et donc les 18 autres millions de personnes qui voté au suffrage François Hollande. Cette primaire à droite, comme celle organisée par le Parti Socialiste en 2011, est ouverte, donc allez voter et décider si vous souhaitez que Alain Juppé, 70 ans soit l’éventuel futur président ou bien un plus jeune comme Bruno Le Maire.

  1. Parce que vu le bilan de François Hollande et les envolées électorales de Marine Le Pen, le prochain président a de fortes chances d’être de droite…

Encore un renoncement. Après 5 mois de débats sur l’inscription, ou non, de la déchéance de nationalité pour les terroristes dans la constitution de la 5ème République, François Hollande a annoncé y renoncer. Un énième retrait qui rappelle toutes les promesses de François Hollande non tenues : Impôts sur les classes moyennes en forte hausse, lutte contre le chômage, exemplarité, baisse du nombre de fonctionnaires…. Il vient donc naturellement de perdre encore 4 points dans les derniers sondages et sa réélection est de plus en plus lointaine. Ainsi la primaire à droite à toute son importance étant donnée l’envie grandissante d’une alternance et la présence, tapie dans l’ombre, en embuscade, de Marine Le Pen. Sauf surprise, il y a de fortes chances/ ou grands risques (question de point de vue) que le prochain président de la République soit de droite.

  1. Pour ne pas avoir de match retour Hollande V Sarkozy

Dernier point mais pas le moindre, il est important de voter à la primaire organisée par Les Républicains afin de faire en sorte d’éviter qu’un match retour de la présidentielle de 2012 se joue entre Nicolas Sarkozy et François Hollande. Un tel scénario démontrerait que notre démocratie est malade, incapable de se renouveler et d’avancer vers l’avenir radieux, et les opportunités qui lui tendent la main. Cela montrerait aussi que la démocratie française et plus particulièrement la 5ème République n’arrive plus à se défaire de ses vieux démons Gaulliens et Mitterrandiens de l’homme providentiel que nous attendons depuis maintenant plus de 30 ans. Car n’oublions pas que l’élection en 2017 se jouera de deux sortes possibles : soit nous élisons ou pas un programme mené à bien qui améliorera le pays, et nous permettra de croire en l’avenir, soit nous voterons (encore une fois) pour le moins pire de tous avec pour seule vue 5 ans de grisaille supplémentaire…

Jérémy Pastor 

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