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Le Venezuela est actuellement pris dans une crise financière de grande ampleur deux ans tout juste après la mort d’Hugo Chavez. Résultat : les prix explosent et Nicolas Maduro, le président a décrété l’état d’urgence économique, demandant l’aide internationale pour le pays ne sombre pas dans la famine.

Pendant quatorze ans, le Venezuela a prospéré grâce au pétrole, lequel représentait 96% des exportations du pays. L’argent du pétrole a permis aux autorités d’investir massivement dans l’éducation et la santé, les prix du pétrole ne cessant d’exploser. Mais récemment le prix du pétrole a chuté massivement (-78% en un an et demi dont 50 point en seulement huit mois). Contrairement à L’arabie Saoudite, également touché par cette chute du pétrole, le Venezuela est obligé d’importer du pétrole malgré ses réserves immenses. Un fait expliqué par les infrastructures trop vieilles et pas assez productrices pour pouvoir répondre aux besoins du pays, obliger de commander à son voisin américain.

L’Etat s’endette et les prix s’envolent

Le pétrole rapportant la moitié des recettes de l’Etat vénézuélien, celui-ci s’est lourdement endetté avec un déficit public désormais au-dessus des 20% du Produit Intérieur Brut (l’ensemble des richesses produites dans l’année, soit en 2015 381 milliards de dollars).  Résultat, l’économie est asphyxiée faute d’investissement de l’Etat qui a nationalisé (l’état est actionnaire majoritaire) sous Hugo Chavez la majeure partie des entreprises. Les prix ont donc explosé, multipliés par 7. Les Vénézuéliens vivent un enfer donc devant faire face à de nombreuses pénuries de nourritures. Si l’Etat a bloqué les prix sur les denrées de premières nécessités, les conditions sont de plus en plus catastrophiques avec 60% de ces produits manquant. Une situation critique qui a poussé le successeur d’Hugo Chavez, Nicolas Maduro à décréter l’état d’urgence économique et de demandé la mobilisation d’une aide internationale importante pour faire face aux risques de famine auxquels est confronté le pays.

Les économistes estiment à 85% les chances que le pays sera en défaut de paiement en 2016.

Voici une vidéo explicative de l’AFP sur la crise qui frappe le pays :

Jérémy Pastor

 

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