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La reconnaissance de l’Etat palestinien sera-t-elle enfin abordée ?

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Dix ans après la mort du charismatique leader de l’OLP Yasser Arafat, la reconnaissance de l’Etat palestinien se joue. Tandis que la colère gronde de Jérusalem-Est au reste d’Israël à l’encontre des extrémistes israéliens, les divisions naturelles qui séparent le Fatah du Hamas refont surface. Une impasse supplémentaire dans la résolution du conflit. Ainsi comment relancer les négociations dans un climat aussi tendu ? La première étape serait la reconnaissance de l’Etat palestinien par la communauté internationale. Une fois votée, l’Autorité palestinienne pourra profiter d’un statut « d’égal à égal » avec le gouvernement israélien. Après la Suède et le Parlement britannique, l’Assemblée Nationale française abordera à son tour le sujet le 28 novembre prochain. Fatigués par 60 ans d’impasses autour de ce conflit et les milliards d’euros d’aides versées en vain, les pays occidentaux sont plus enclins à voter la reconnaissance de la Palestine, déjà adoptée par 135 pays.

L’objectif est clair : pousser Israël à adopter une posture du compromis et mettre ainsi fin au rapport déséquilibré entre les deux parties. Cette reconnaissance obligerait l’Etat hébreu à agir dans le bon sens sous peine de s’isoler aux yeux de la communauté internationale. Et les tensions de Jérusalem-Est, la Cisjordanie et les villes arabes israéliennes en sont l’illustration. Il y a un ras-le-bol des Palestiniens aggravé la montée importante des extrémistes aux dernières législatives. L’assassinat du rabbin extrémiste Yehuda Glick par un jeune palestinien en est symptomatique. Le processus est bloqué par cette mouvance radicale, dont l’acteur majeur, le Foyer Juif souhaite la colonisation complète de la Cisjordanie. C’est cette même politique de colonisation israélienne qui mène la situation à un statu quo mortifère. Les divisions fratricides entre le Fatah et le Hamas –ce dernier souhaitant la destruction de l’Etat hébreu- n’arrangent rien. Une reconnaissance générale de l’Etat palestinien permettrait au jeune gouvernement d’union nationale de peser davantage. La reconnaissance de l’Etat palestinien ne compromettrait pas la sécurité d’Israël puisqu’elle serait au contraire renforcée uniquement grâce à l’éventualité d’une solution tangible à deux Etats. Faute d’une nouvelle intifada, les Israéliens devront -s’ils ne donnent pas du lest- faire face au printemps arabe palestinien.

Jérémy Pastor

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