0

La Marche des Beurs: une lutte sans fin?

Partagez cet article :
RSS
Facebook0
Facebook
LinkedIn
Pinterest
image_pdfimage_print

C’était il y a 30 ans. La Marche des beurs débutait à Marseille. Les idéaux étaient concrets : obtenir l’égalité des droits pour les immigrés et leur descendance et endiguer le racisme criminel. Aujourd’hui, la Marche perdure mais les causes sont factuelles.

La France deviendrait-elle raciste ? Cette question est sur toutes les lèvres depuis les attaques proférées contre Christiane Taubira. Pour marquer le coup, la Gauche a organisé un meeting à Maubert-mutualité ce soir pour lutter contre les insultes racistes. Il s’agit d’un réel échos à la Marche d’octobre à novembre ‘83.
En 1981, 42 crimes racistes étaient recensés. Le meurtre d’Habib Grimzi, le 16 novembre 1983 a mis le feu aux poudres à la marche. Les acteurs de la Marche des beurs arrivent, triomphant, à Bastille. Dans la foulée, ils obtiennent l’allongement de durée de la carte de séjour.

Aujourd’hui, les crimes racistes sont extrêmement rares. La discrimination envers les étrangers devient contextuelle. Ce qu’explique le sociologue, Adil Jazouli:« L’exutoire, c’est l’étranger, exacerbé par ceux qui ont intérêt à le faire. Mais c’est un racisme sociologique, pas ethnique.»
Effectuer une Marche pour lutter contre les attaques racistes n’a pas d’intérêts. La discrimination a gagné du terrain dans le domaine de l’emploi, du logement et de la banlieue. Ce thème aurait dû être un des sujets du meeting organisé à Mutualité.
La Marche pour l’égalité est désormais à double tranchant. En ‘83 c’était « Silence on tue » ; en 2013 c’est le capharnaüm.

Partagez cet article :
RSS
Facebook0
Facebook
LinkedIn
Pinterest
0
↑ Back to top

Clemence Pouletty

View all post →