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Journal de bord d’un Interrail : épisode #3 Prague !

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©Solenn Le Bihan/TheYoungReport.fr

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A 21 ans, Solenn Le Bihan, étudiante en droit originaire de Villepreux (Yvelines) est partie, cet été, en Interrail avec trois amis à travers toute l’Europe. De Berlin aux plages paradisiaques de la Crête en passant par Budapest, Prague ou encore Athènes, Solenn nous raconte son périple de 3 semaines. Episode 3, son arrivée à Vienne (Autriche).

Jour 1 : 12/07

Levé douloureux à 4h15 : nos colocataires ne sont même pas rentrés de soirée !

Nous atteignons la gare en peinant à ouvrir nos deux yeux, et privatisons une nouvelle fois un compartiment de 6 personnes. Chacun fait des acrobaties, se contorsionnant pour tenter de trouver une position confortable et rattraper sa courte nuit.

Arrivés à l’auberge, nous déposons nos affaires, et commençons à nous balader dans le centre-ville. Si certains coins sont très industriels, un peu comme à Berlin, nous sommes rapidement rassurées en apercevant de beaux bâtiments blancs, dentelés et élégants, avec de beaux parcs. La ville est sillonnée par de grands axes routiers, qui sont néanmoins bordés par des rangées de grands bâtiments massifs, imposants, tous d’un blanc éclatant. Cela donne à la ville un aspect distingué, royal. Rien de « mignon » ou de « féérique » comme à Prague, ici le style architectural est bien plus massif. On retrouve également une inspiration Grecque, pour des bâtiments comme le Parlement, ou pour les nombreuses fontaines : colonnes de marbre, statues de dieux, temples…. Nous déambulons ainsi tout l’aprem. Sur la place principale, nous nous faisons alpaguer par des hommes en costume du XVIIème siècle, qui nous informent de la tenue d’un opéra le soir même au célèbre Opéra de Vienne. D’abord hésitantes, il nous montre son dépliant avec le programme et se donne du mal pour nous chanter chaque air d’opéra, soucieux de nous faire comprendre que nous les connaissions tous : les 5 saisons, les noces de Figaro, le Danube bleu, la marche de l’empereur…. Nous craquons en nous disant qu’après tout, cela ne nous arrivera peut être qu’une fois, et qu’en plus nous sommes à Vienne. Après réduction étudiante, nous en avons chacun pour 22 euros ! Nous rentrons super excités nous préparer et faisons le pied de grue devant l’opéra à 20h précise. L’intérieur est magnifique, serti de feuilles d’or, de dentelles d’argent…. Nous sommes très en hauteur mais pouvons très bien profiter du spectacle : pendant 2h, nous écoutons des airs classiques joués par des musiciens en tenue du XVIIe. Perruques blanches, vestons de velours s’agitent toute la soirée en jouant frénétiquement du violon, de la contrebasse, de la flûte traversière…. Toute l’élégance de la ville, sa culture et sa richesse transparaissent à travers ces airs d’opéra. On peut aisément imaginer la famille des Hasbourg se rendant comme nous, un soir, à l’opéra, pour écouter ces mêmes airs, au milieu du froufrou des robes, des éventails et des odeurs fortes de parfum. Aucun de nous n’est vraiment fan d’opéra, ni de musique classique, mais le décor et l’énergie des musiciens nous ont fait apprécier ce curieux moment. C’était quelque chose à faire !

Jour 2 : 13/07

Nous passons la journée à visiter le fameux château des Hasbourg, famille de Sisi l’impératrice. C’est un imposant château, de couleur marron et jaune, dont l’architecture massive rappelle finalement tous les autres bâtiments de Vienne. L’intérieur est magnifique, et les pièces de style viennois ou encore chinois s’enchaînent, avec les commentaires de notre audioguide gratuit, qui nous raconte en même temps une partie de la vie de Sisi. Après le château, nous sortons de l’autre côté et entamons la visite de l’orangerie, d’un autre petit palais, des jardins qui sont immenses avec leurs dédales d’allées. Faire un cache-cache là-dedans ça doit au moins durer deux jours ! Nous faisons un petit arrêt dans un parc pour enfant où nous découvrons un véritable labyrinthe, donc les haies sont assez hautes pour véritablement se perdre. Ni une ni deux, retour à la maternelle, on entame un chat : ça coure, ça crie, ça se marre. Nous continuons notre périple en montant au sommet des jardins, où nous avons un magnifique panorama, une fois montés en haut d’une terrasse.

D’abord décidés à assister à la projection d’un opéra sur un écran géant au niveau de l’Hôtel de Ville (ce qui se fait apparemment tout l’été à Vienne, et gratuitement en plus !), on se démotive et allons à la place au restaurant, où nous nous affalons de fatigue.

Solenn Le Bihan 

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Jérémy Pastor

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