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Mali: la chasse aux terroristes continue.

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Alors que la mort de deux leaders d’Aqmi est de plus en plus confirmée de nouvelles questions sont soulevées. Abou Zeid et Mokthar Belmokthar, deux chefs islamistes synonymes de terreur auraient perdu la vie lors d’un combat militaire. Selon la porte parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacem, ces affirmations seraient à prendre au conditionnel. Pourtant leurs disparitions sont en passe de devenir officielles. Quels enjeux cela représentera-t- il ? Comment cela va-t-il influer sur les otages retenus par ces chefs depuis plusieurs mois ?

Mokthar Belmoktar et Abou Zeid. Deux noms qui donnent froid dans le dos.

Tous deux chefs de Katibas  d’AQMI (Al Qaeda au Maghreb Islamique), ils auraient été tués lors d’interventions militaires par l’armée tchadienne.

Ces informations sont pourtant à prendre avec des pincettes, ce matin le ministre de la défense Jean-Yves le Drian déclare être toujours à la recherche « d’éléments de preuves » de la mort de ces deux « émirs » du Sahel.

Pour l’heure la mort d’Abou Zeid semble être la plus probable, même si le chef d’état-major des armées française met en garde « nous ne pouvons avoir de certitude pour l’instant, parce que nous n’avons pas récupéré les corps ».

Le ministre de la défense a lui aussi de gros doutes quant aux photos qu’il a reçu du supposé Abou Zeid, dont il dit ne pas le reconnaître  L « ’émir » sahélien aurait été tué par l’armée tchadienne lors d’une opération militaire selon les dires du  président tchadien.

Les sources annonçant la mort de ces deux leaders d’AQMI font planer le doute.

La fin de Mokhtar Belmokhtar a été annoncée par un communiqué des l’armée malienne.

La mort d’Abou Zeid, quant à elle, provient d’un jihadiste d’Aqmi qui aurait divulgué anonymement l’information sur le site internent mauritanien Sahara média.

Zeid et Belmokhtar dit « le borgne » ont réussi à s’imposer en tant que chefs dans ces mouvements islamistes du Sahel. Après un début de parcours similaire dans une des  organisations islamiques crées en 1990,  ils ont emprunté des routes différentes au point de devenir rivaux.

Abou Zeid, originaire d’Algérie est un homme petit et rachitique. D’après les témoignages des ex-otages c’est son calme froid qui dissimule à peine une cruauté hors du commun qui lui a valu sa réputation.  Il a fait de Tombouctou sa capitale mais a toujours su rester très discret au point de ne pas avoir de portrait photo.

Mokthar Belmokhtar, est l’homme à l’origine de la prise d’otage meurtrière sur le site d’In Amenas en Algérie. Surnommé le Borgne en raison de son œil  manquant, il est aussi connu pour des trafics en tout genre : narcotiques, armes et humains.

Deux hommes déterminés et fanatiques qui ont su faire régner la terreur autour d’eux et inspirer la crainte. Cependant, la mort de ces deux leaders ne permettra pas de faire faiblir de façon significative les mouvements islamistes qui sévissent au Mali et dans ses pays frontaliers. D’autres leaders qui n’ont pas été précisément localisés continuent de progresser et de constituer une menace.

En ce qui concerne les otages, les autorités françaises ainsi que les familles sont inquiètes. Une ex-otage, épouse d’un des hommes retenus au Mali, explique que la plus grande crainte est celle de représailles des jihadistes suite à la mort de leurs leaders. Si les faits se confirment cela mettrait directement en danger les otages, d’autant plus que les troupes françaises avancent au Mali ce qui pourrait « provoquer » les islamistes qui retiennent les français. les familles ont demandé un cessez-le-feu pour calmer les tensions le temps de négocier un accord mais rien n’a été décidé pour l’instant.

D’après le ministre de la défense « tout laisse à penser que les otages sont en vie » car aucune preuve de leur mort n’a été apportée.

Malgré l’affirmation du président Tchadien sur la mort d’Abou Zeid, les doutes persistent. Le manque d’information concrète continue de durer dans cette région de l’Afrique. Les autorités françaises restent sur le qui-vive pour pouvoir confirmer officiellement  la mort des deux leaders d’AQMI.

Par Caroline Bensoussan

carolinebensoussan@theyoungreport.fr

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Jérémy Pastor

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