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Grèce : Et maintenant où va-t-on ?

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Au lendemain du vote « non » au référendum par les grecs, le pays se dirige de plus en plus vers l’exclusion de la zone Euro. Alexis Tsipras, le premier Ministre grec devra s’expliquer avec les créanciers et les autres Etats membres de la zone Euro.

La Grèce: un avenir en pointillé (©CCWikipédia)

La Grèce: un avenir en pointillé (©CCWikipédia)

Le peuple grec a massivement répondu non au référendum ce dimanche soir. Plus de 60% des suffrages exprimés ont dit vouloir décliner les nouvelles mesures prises par les créanciers. Ils ont par la même occasion conforter le vote de leur premier Ministre qui avait clairement exprimé son refus d’adopter ces nouvelles réformes. Maintenant que ces résultats ont été dévoilé, l’Europe et la Grèce vont devoir tout de même se remettre autour d’une table et discuter des projets d’avenir.
Où va la Grèce ?
C’est la grosse interrogation en ce lundi 6 juillet. En refusant ces nouvelles propositions des créanciers européens, la Grèce va naviguer en eaux troubles pour la suite de l’année et met par la même occasion son avenir dans la zone Euro en péril. Plusieurs hypothèses sont possibles pour le pays fondateur de la démocratie. La première qui fait le plus parler est la sortie de la Grèce de la zone Euro. Cette solution pourrait s’avérer délicate pour le pays qui ne pourra jamais rembourser ses dettes en Euros et pourrait sombrer dans la faillite selon l’Allemand Sigmar Gabriel, Ministre de l’économie Allemand. En tout cas, sa sortie est même souhaitée par Alain Juppé : « la Grèce n’est plus en mesure aujourd’hui d’assumer les disciplines de la zone euro. On ne peut faire fonctionner une monnaie unique sans un véritable gouvernement économique, capable de prendre des décisions rapides et d’organiser la convergence des économies de la zone« . Autre hypothèse, la Grèce pourrait voir ses réformes plus souples en cas de renégociation avec les créanciers. Alexis Tspiras ayant montré sa faculté à faire face à ces mêmes créanciers. Enfin la dernière semble plus délicate, elle verrait la Grèce être mis en état de faillite tout en la conservant dans la zone Euro.
Que va décider l’Europe ?
L’Europe a donc été aux premières loges du vote grec ce dimanche et doit maintenant réagir au plus vite. La zone Euro va d’ailleurs se retrouver ce mardi pour évoquer toutes les possibilités suite à la décision du peuple grec. Angela Merkel et François Hollande ont dit prendre acte des résultats et respectent le choix des grecs. Par contre, Sigmar Gabriel, le Ministre de l’Economie Allemand, le choix d’Alexis Tsipras est synonyme de « couper les derniers ponts avec l’Europe ».  Il est selon ses mots « difficilement imaginables » de reprendre les négociations avec Athènes. La Grexit (sortie de la Grèce de la zone Euro) est un scénario de « plus en plus réaliste » selon le Ministre Slovaque des Finances Peter Kazimir. Du côté Grec Alexis Tsipras se veut rassurant quant à l’avenir du pays et a indiqué qu’il ne s’agissait pas « d’une rupture avec l’Europe » mais plutôt « d’un renforcement du pouvoir de négociation ». Pour rappel, les créanciers européens ont exigé de la Grèce des réformes dures en échange de 240 Milliards d’Euros de prêts ou promesses de prêts. Néanmoins certains pays comme la France et l’Italie pourraient, malgré le refus hellène, reprendre les négociations avec Athènes par l’intermédiaire du Ministre de l’Economie Français Emmanuel Macron et du Président du conseil Italien Matteo Renzi.
Quelles conséquences en cas de sortie de la Grèce de la zone Euro ?
Plusieurs conséquences pourraient voir le jour si jamais la Grèce est exclue de la zone Euro pour la Commission Européenne. La première concerne la valeur de la monnaie unique qui pourrait chuter davantage et être bien en dessous du dollar. Les bourses européennes ont également depuis la crise grecque perdu quelques points. Pour la Grèce, il s’agirait d’un nouveau pays de l’Union Européenne qui n’utiliserait pas la monnaie unique comme peut l’être le Royaume-Uni par exemple avec la Livre Sterling. Mais, contrairement aux Britanniques, le pays n’est pas du tout dans les mêmes conditions économiques.

Alexandre Gozzi

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Clemence Pouletty

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