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Gravity : A bout de souffle

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Bluffant. Surprenant. Epoustouflant. Gravity, le dernier film d’Alfonso Cuarón, ne peut se satisfaire d’une accumulation de superlatifs.  Vrai thriller spatial, il nous emporte au coeur de l’espace, dans son immensité et face à ses plus grands dangers. Petit bijou d’effets spéciaux et avec une Sandra Bullock sensible et touchante, ce long métrage est incroyable pour les yeux comme pour les oreilles. En salle depuis le 23 octobre, ce film est à savourer en 3D pour apprécier toutes les nuances de cette technologie, ici à son paroxysme.

Gravity

Synopsis : Alors que le Dr Ryan Stone (Sandra Bullock), astronaute scientifique et Matt Kowalski (George Clooney), commandant de bord de la navette spatiale Explorer, effectuent une mission de réparation, ils sont pris au coeur d’une pluie de débris spatiaux. Seuls survivants de la station, ils n’ont plus qu’une idée en tête : remettre les pieds sur Terre.

Des graphismes venus d’un autre monde :

Voir la Terre depuis l’espace, étouffée par un silence assourdissant. Dériver dans le vide intersidéral et perdre tout sens de l’orientation et de la perception. Quand la gravité n’est plus, le monde parait alors immense et terriblement calme. Les effets spéciaux sont impressionnants : on a véritablement l’impression de faire partie du lieu, de ressentir les mêmes sensations d’apesanteur. A en avoir mal au coeur, la caméra décrit et retranscrit les mouvements des corps dans un univers dépourvu d’attraction terrestre. Le réalisateur a multiplié les points de vue : en voyant le monde des yeux des personnages, les sensations sont d’autant plus fortes et poignantes. Cette technique de réalisation ajoute une part de réel et nous incite à nous projeter à la place des héros du film. On ressort de la salle, les jambes et le souffle coupés, comme si nous étions, nous aussi, survivants de cette épopée spatiale.

GRAVITYSeule à l’écran : 

Après avoir vu le film, on ne peut imaginer meilleure actrice que Sandra Bullock pour interpréter le rôle de Ryan Stone. Pendant 1h30, l’actrice de « La Proposition » et de  « Collision » est LE visage du film. Ses moindres émotions sont analysées par les spectateurs. Peine, rire, fatigue, douleur, la comédienne exprime, sans en rajouter, les sentiments du personnage qu’elle joue. A presque 50 ans, Sandra Bullock tient peut-être, ici, le rôle de sa vie. On en oublie ses autres prestations cinématographiques : on ne voit plus qu’une femme touchante, fragilisée par une blessure invisible qui se bat pour sa survie. Non seulement la sienne, mais également pour celle de ceux qu’elle a perdu au cours de cette mission et durant son existence. Une leçon de vie sur fond d’odyssée spatiale, pour un film qui reflète tout le talent de son réalisateur et de ses acteurs au jeu puissant et sensible à la fois.

Gravity, c’est bien plus qu’un film d’effets spéciaux. L’émotion est présente du début à la fin et on vit au rythme des péripéties des héros. Quand la technologie 3D parvient à transmettre des sentiments aussi forts, on obtient un chef d’oeuvre.

Merci Cuarón.

Par Orane Scherschel
Twitter : @OraneScherschel

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Clemence Pouletty

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