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Europe Ecologie- Les Verts : le mariage est consommé !

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Fondé par Daniel Cohn-Bendit, Europe Ecologie-Les Verts est en pleine implosion depuis quelques jours suite aux départs de deux cadres : le vice-président du groupe à l’Assemblée Nationale, François de Rugy, et le président du groupe au Sénat, Jean-Vincent Placé. Une rupture politique qui pourrait compliquer le grand rassemblement de la gauche souhaité par le Parti Socialiste pour 2017.

« Pour moi EELV c’est fini. (…) Aujourd’hui, on n’arrive plus à avoir les débats, ni de fond ni stratégiques, au sein d’un parti qui s’enfonce dans une dérive gauchiste ». La sentence est clair, après des mois de débats internes sur la position parti du parti, le vice-président du groupe Europe Ecologie-Les Verts, François de Rugy claque la porte et violemment ! Un mouvement rapidement suivi par Jean-Vincent Placé de quitter la formation politiqué fondée en 2008 par Daniel Cohn-Bendit. Sur Europe 1, le sénateur estime qu’EELV « est un astre mort, une structure morte qui donne une vision caricaturale et politicienne de l’écologie ».

Une position pas si claire que cela !
Depuis l’arrivée à Matignon de Manuel Valls en avril 2014 et l’éviction des ministres écologistes du gouvernement dont Pascal Canfin et Cécile Duflot, Europe Ecologie-Les Verts est terriblement divisé. Continuer son alliance avec le Parti Socialiste qui lui a permis d’obtenir de nombreux sièges au Parlement, et ainsi pouvoir espérer à nouveau des postes ministériels (la ligne Placé, de Rugy) ou bien dire non à la politique menée par le gouvernement Valls 2 pas suffisamment à gauche beaucoup trop libérale. Une ligne défendue par la présidente du partie, Emmanuelle Cosse, l’ancienne ministre du Logement, Cécile Duflot, ou encore la vice-présidente du groupe EELV à l’Assemblée Nationale, Barbara Bompili. Les départs successifs de Jean-Vincent Placé et François de Rugy entérinent  définitivement la fracture au sein du parti. Dans une interview accordée au Monde, François de Rugy estime qu’ « à reporter sans cesse le moment de la clarification, on s’enlise, au mieux dans une position illisible, au pire dans un repli sectaire ».

Le divorce est donc prononcé à EELV qui en 7 ans sera passé du deuxième parti en 2008 pour les européennes avec 16.9% à quelques pourcents aujourd’hui. A noter qu’en 2012, Eva Joly, candidate d’EELV avait recueilli seulement 2.31% des voix au premier tour de l’élection présidentielle.

JP

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Jérémy Pastor

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