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Ils étaient encore hier 12 avant l’abandon prématuré de Jeb Bush, frère et fils de deux anciens présidents américains. Alors que la quatrième primaire dans le Nevada se profile, portrait des principaux candidats conservateurs.

Qui de Donald Trump, Marco Rubio ou Ted Cruz remportera l’investiture républicaine ? Petites présentations.

Donald Trump, le populiste

CC SEARCH/ WIKICOMMONS

CC SEARCH/ WIKICOMMONS

En parfait connaisseur des médias, l’ex-animateur de « The Apprentice » sur NBC, Donald Trump a parfaitement inversé la vapeur. Et pour cause, le candidat républicain, très populiste n’était pas pris au sérieux au début des primaires, alors que désormais il caracole en tête de toutes les intentions de vote.
Trump, milliardaire de 69 ans a forgé son aura électoral grâce à l’usage de phrase choc et de la polémique. Il s’est d’abord attaqué à l’immigration, dont sa politique repose sur l’expulsion des 11 millions de clandestins mais surtout la construction d’un mur sur la frontière avec le Mexique, bien évidemment financé par le Mexique. Il a fait des sorties sulfureuses expliquant que les migrants sud-américains n’apportent que du crime, de la violence, du chômage et qu’ils étaient tous des violeurs.
Les attentats du 13 novembre de Paris et ceux de San Bernardino en Californie le 2 décembre dernier lui ont permis de muscler son discours populiste. Résultat, il s’attaque à la relation des Etats-Unis avec l’Islam. Pour cela, il souhaite l’interdiction d’entrée sur le territoire pour tous les musulmans ainsi que la suppression de l’ouverture de mosquées supplémentaires.
Se dépeignant comme un homme providentiel de poigne, il ridiculise en permanence l’establishment politique se servant de leur incompétence. Il compte donc sur cette base électorale révoltée que Trump veut gagner sa primaire et remporter la présidentielle le 8 novembre prochain.*

Ted Cruz, le conservateur

CC search/ Flickr

CC search/ Flickr

Fervent critique des pratiques du parti Républicain, le sénateur du Texas, Ted Cruz, se positionne comme l’autre alternative à l’establishment du parti revendiqué par Jeb Bush ou encore Marco Rubio.
Particulièrement radical, Ted Cruz est détesté par les pairs du parti. L’ex-candidat en 2008 John McCain le qualifie d’ailleurs de « dingue ». Ted Cruz arrivé de Cuba aux Etats-Unis avec seulement 100 dollars sur lui, il incarne le véritable rêve américain. En 2012, il est élu sénateur du Texas contre le candidat naturel que souhaité le Grand Old Party (GOP) grâce à l’aile droite des Républicains tout en soutenant un puritanisme fort et des propositions très conservatrices avec une sécurité plus forte et un contrôle plus accru des mœurs (alcool, sécurité routière, mariage homosexuel, avortement), il a d’ailleurs reçu en 2012 le soutien de Rick Santorum et Sarah Palin, deux grandes figures de l’extrême-droite américaine.
Ultra libéral, il souhaite une plus grande dérégulation du marché et pourfend l’interventionnisme de l’Etat, notamment en matière de prestations sociales comme l’est l’Obama Care et la sécurité sociale.
Il est aux coudes à coudes avec Donald Trump et a gagné la primaire en Iowa le 1er février dernier à la surprise générale devançant son concurrent direct de seulement 3 points.

Marco Rubio, l’ambitieux

CC SEARCH/ WIKICOMMONS

CC SEARCH/ WIKICOMMONS

A 44 ans, Marco Rubio, sénateur de Floride, est également candidat à l’investiture républicaine. Se faisant l’effigie du rêve américain, et de la communauté cubaine, comme Ted Cruz. Il est attiré chez les Républicains par la force de Ronald Reagan mais aussi par opportunisme puis en 1999 il est élu à la chambre de Floride, y siège pendant huit ans et devient le premier Speaker (président de la chambre) d’origine cubaine de Floride. En 2010, il est élu sénateur de Floride lors de la poussée du Tea Party dont il utilise les thématiques sur la dette public et le plafond, sur l’immigration, sur l’importance du Wall Street dans l’appauvrissement du peuple. Il compte sur le ralliement des modérés pour vaincre Trump ou Cruz. L’abandon récent de son mentor, Jeb Bush, va peut-être lui donner les voix qui lui manques pour remporter enfin une primaire. La réponse dans le Nevada cette semaine.

Jeb Bush, le malheureux

CC SEARCH/ WIKIMEDIA

CC SEARCH/ WIKIMEDIA

Pourtant donné grand favori de la primaire il y a seulement trois mois, Jeb Bush a annoncé son abandon suite à la primaire de la Caroline du Sud samedi soir. Et pour cause, Jeb Bush, troisième membre de la famille Bush qui commence à copier le clan Kennedy chez les démocrates, n’a jamais eu la possibilité de séduire. Les raisons : trop centriste face à un électorat républicain radicalisé par le Tea Party. De plus, il est considéré comme le symbole de l’Establishment du Grand Old Party, ne convaincant pas.

Jérémy Pastor

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