0
Partagez cet article :
RSS
Facebook0
Facebook
LinkedIn
Pinterest
image_pdfimage_print

Les chiffres du chômage du mois de mars sont tombés ce mardi 26 avril : 60 000 chômeurs de catégorie A, c’est-à-dire, sans activité depuis une longue durée. Cependant, cette fameuse catégorie A ne représente pas l’ensemble des Français touchés par le chômage. En effet, il y a 5 catégories (A, B, C, D et E) qui, toutes groupées montre bien la misère dans laquelle se trouvent au moins 10% de la population du pays. The Young Report fait le point sur la cacophonie des chiffres. 

En décembre 2012, François Hollande affirmait que sa politique économique permettrait d’inverser la courbe du chômage en un an. Le résultat fut plus que médiocre et le président au fil des mois à fait de la lutte du chômage, la condition sine qua none pour qu’il se représente à l’élection présidentielle en 2017. Mais, pour bien comprendre cela, The Young Report.fr a décidé de décortiquer le mode de calcul des chiffres du chômage.

Le chômage
En France, le chômage est calculé par 3 organisations : le ministère du Travail (Dares), Pôle emploi et l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE). Ces dernières classent les chômeurs en trois catégories –A, B ou C- en fonction de l’activité professionnelle de la personne inscrite.

Pour pouvoir publier chaque mois, et chaque trimestre, les chiffres du chômage, ces instituts fondent le calcul sur la définition du chômage du Bureau International du Travail (BIT). Cette agence spécialisée des Nations Unies (ONU) a fixé des critères très précis pour établir le taux du chômage. Ainsi, pour qu’une personne soit considéré « chômeur », il faut qu’elle ait l’âge de travailler (plus de 15 ans), ne pas avoir travaillé pendant la semaine de référence de l’enquête et être disponible pendant les deux semaines suivantes. Il faut par ailleurs être dans une démarche de recherche d’emploi depuis au moins un moins.

Cependant, il faut faire attention, car les chiffres du chômage cachent parfois une réalité sociale bien plus sombre. Et pour cause, les politiques et les médias communiquent généralement que le nombre de chômeurs de Catégorie A. C’est-à-dire de longue durée sans aucune activité soit 3.551.600 de chômeurs. Cette dernière est par ailleurs la référence prise par François Hollande comme condition de son avenir politique. Hors le vrai le chômage est le chômage au sens large qui ne réside pas seulement dans la catégorie A mais aussi dans les catégories B et C.

Le chômage au sens large
Selon l’INSEE, la Dares et Pôle Emploi, le nombre d’inscrits à Pôle Emploi en juillet 2015 est de 5.412.500 personnes en France Métropolitaine (Hors DOM-TOM). Soit une différence de quasiment deux millions de personnes entre la totalité des inscrits et seulement la catégorie A. Un maquillage habile qui permet de réduire ainsi l’importance du chômage en France qui représente tout de même 11.5% de la population active.

Autre élément rarement mentionné par les médias, le « halo de chômage ». Ce terme, quelque peu barbare représentent les personnes sans emploi, non prises en comptes par les statistiques et qui souhaitent travailler. Ces personnes ne sont pas comptabilisées en raison des fameuses semaines (mentionnées ci-dessus), critères de la définition du BIT. Ainsi le nombre de personne faisant parti de ce « halo de chômage serait de plus ou moins 1.4 million de personnes. Ainsi le chômage en France, cumulé serait donc de 6.8 millions de personnes soit quasiment 25% de la population active !

Jérémy Pastor

Partagez cet article :
RSS
Facebook0
Facebook
LinkedIn
Pinterest
0
↑ Back to top

Jérémy Pastor

View all post →