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Centrafrique : La France y arrivera t’elle ?

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un-soldats-francais-patrouille-a-bangui-la-capitale-centrafricaine-11050163eumyc_1713Le 24 Mars dernier, par un coup d’état, Michel Djotodia avec sa coalition à majorité musulmane Seleka s’empare du pouvoir en renversant le chef de l’état François Bozizé et s’autoproclame Président de la République centrafricaine. Seulement, tout ne se passera pas comme prévu. Les actions menées par Seleka (viols, meurtres, pillages…) et la formation de milices chrétiennes d’autodéfense nommées anti-Balaka (Anti machettes) en Septembre plongeront le pays dans une nouvelle guerre civile. Les premières difficultés sont déjà visibles : deux soldats français du 8ème RPIMA de Castres ont été tués dans la journée de mardi.

La dissolution du mouvement Seleka par le président Djotodia n’y aura rien changé, les miliciens, pour la plupart mercenaires étrangers refusant d’arrêter leurs actions continuent d’entasser les cadavres. Plusieurs milliers de morts et plusieurs centaines de milliers de personnes obligées de se déplacer, tel est le très lourd bilan d’une guérilla sanglante dont personne ne voit encore le bout.

C’est pour tout cela que le 5 Décembre dernier, François Hollande prend la décision de l’intervention de la France en Centrafrique. 1600 militaires sont envoyés sur place pour rétablir l’ordre. Les raisons de l’opération, nommée « Sangaris » sont simples. Le but est tout d’abord de désarmer les différentes milices qui sévissent à travers le pays, et donc d’arrêter l’épouvantable tsunami de barbarie perpétré par celles-ci. Puis, à long terme, d’aider la Centrafrique à retrouver un peu de stabilité en attendant de nouvelles élections libres.

Deux morts plus tard.

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Dans la nuit de Lundi à Mardi, deux soldats français qui patrouillaient dans Bangui, la capitale ont été tués par des hommes armés. Trois mois après le décès de deux membres d’une ONG, les deux hommes ont succombé aux suites de leurs blessures. Membres du 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine, Antoine Le Quinio et Nicolas Vokaer s’étaient illustrés par leur « professionnalisme » lors de leur précédent déploiement en Afrique.

François Hollande, premier président de la Ve République à se rendre sur un champ de bataille, en déplacement en Centrafrique hier soir, a rendu hommage aux deux hommes en se recueillant sur leurs cercueils et en présentant son « profond respect pour le sacrifice de ces deux soldats ».

Le président, accompagné de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et de Christiane Taubira, garde des sceaux, a affirmé, malgré les deux décès, sa volonté de continuer l’action en déclarant  « Elle est dangereuse, on le sait, on le savait mais elle est nécessaire si on veut éviter qu’il se produise ici un carnage ». Des paroles pleines de courage dans un conflit violent dont personne ne semble entrevoir l’issue.

Benjamin de Haro

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Clemence Pouletty

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