Hors-Jeu : le web-doc qui chamboule la planète football !


Hors-jeu est un web-documentaire qui va changer à jamais votre image du football. Réalisé par David Dufresne et Patrick Oberli, Hors-jeu vous emmène dans tous les pans extra-sportifs du business football : le business autour des clubs, la corruption de la FIFA et l’UEFA, la pression sur les joueurs et agents, ou encore les matchs truqués. Une plongé dans les abysses du monde football qui enlève la magie à ce sport de manière ludique. 

PENETREZ DANS LES VESTIAIRES D’UN JEU MAGNIFIQUE, ET POURRI JUSQU’AUX CRAMPONS

Et si la victoire de la France à la coupe du monde 98 avait été truquée, achetée ? Telle est la question que se pose désormais Emmanuel Petit, heureux buteur lors de la finale face au Brésil. Dès lors, le ton est donné ! La suspicion s’immisce partout et les questions s’enchaînent. Bienvenu sur Hors-jeu, le web-documentaire, signé David Dufresne et Patrick Oberli avec Arte, qui secoue le monde des footix en long, en large et en travers.

Hors-jeu, un documentaire interractif et addictif. 

Le principe est simple, Hors-jeu est un jeu de carte à collectionner, au même titre que ton album Panini que tu avais pour la coupe du monde 2006. Chaque jour un paquet de carte vous donne accès à différents contenus. Et si vous êtes impatients, vous pouvez échanger et obtenir énormément de cartes à l’aide du forum du web-documentaire.  Objectif : obtenir les 99 cartes du webdocumentaires qui se répartissent selon 9 catégories : Matchs truqués, Barbouzes et Espions, Big Business, Paillettes et Sponsors, Socios et Réseaux, Agents et Mercato, Fifa et Uefa, Addictions et Dépression, Stats et Technos.

Un doc complet qui dénonce mais surtout explique ! 

Hors-jeu est une floppée d’interviews permettant de dénoncer l’ampleur des matchs truqués avec Declan Hill par exemple ou encore de comprendre les campagnes marketing des clubs à travers Adidas ou encore Andrea L Buitoni (oui le nom de la célébre marque de pâtes et de sauces) , des sélections nationales, inscrites dans un véritable business plan. Chaque chose est expliqué, détaillé afin de vous donner une idée de la quantité d’argent en jeu autour du football et les magouilles qui en découle !

Le documentaire est intuitif et même addictif. Nous voulons en savoir constamment plus. Un vrai coup de coeur !

Jérémy Pastor




Découvrez Bouda, artiste qui a fait de Paris son terrain de jeu !


Bouda, AKA, Marie Thî est une jeune artiste qui a créé son univers autour de Paris et des villes. Découverte en images et en entretien.

The Young Report : Comment t’es-tu créé le personnage de Bouda ?
BOUDA : Mon surnom Bouda remonte au lycée. Pour le carnaval, j’avais fait la blague, « moi je vais me déguiser en Bouda avec le ventre à l’air ». Et c’est resté du coup parce que mes potes pensaient que ça m’allait bien. Et parfois même des gens que je ne connaissais pas forcément avaient entendu parlé de moi via ce surnom. Du coup tout est parti de là.

TYR : Comment en es-tu es venue à l’art, et le dessin ?
BOUDA : J’ai une maman qui est peintre, qui m’a toujours initiée à l’art donc ça a toujours fait partie de ma vie. Je dessinais aussi beaucoup de personnages, beaucoup de dessins de presse et de BD. Après le bac, je ne savais pas trop quoi faire, je me suis donc dit « essaye de continuer ce que tu sais faire » : le dessin. » : le dessin. J’ai donc démarché plusieurs écoles, et j’ai du coup été pris dans deux écoles, mais j’ai choisis l’ECV parce qu’elle se trouvait à Paris entre autres. Donc j’ai débarqué à Paris en 2012 : donc premier appart’, découverte de Paris. Et l’ECV était très design : pubs, logos, affiches, identités visuelles. Et en parallèle je dessinais toujours sans vouloir publier.

En troisième année, je voulais à tout prix bouger, notamment à Berlin. Je n’ai pas pu le faire en tant qu’Erasmus parce que mon dossier n’était pas suffisamment bon. J’ai donc lâché l’ECV pour intégrer un institut à Berlin, puis rejoindre l’ECV en M2 mais ça n’a pas été possible en raison d’une rupture de contrat. Du coup pas de Berlin et impossible de retourner à l’ECV. C’est à partir de ce moment que je me suis dit qu’il était peut-être temps de se lancer, de se montrer au grand public et d’oser. C’est pour cela que j’ai créé la page Facebook, l’Instagram et le Behance. J’ai gagné rapidement en visibilité, ce qui est bizarre car tout le monde voit ton taf. Tu es un peu mis à nue du coup.

TYR : Comment est né ton univers ?
BOUDA : J’ai créé mon univers surtout par rapport à la ville parce que Paris, c’est Paris et que j’ai commencé ici. Ce qui est étrange, c’est que je fuis Paris comme je l’adore aussi et tout mon univers se tourne autour de cette ville. Et puis il y a aussi mes personnages que je ne publie pas encore par peur parce que ce sont des créations que j’ai commencées il y a quelques temps déjà. J’ai aussi peur de voir un peu comment les gens vont les percevoir. Est-ce que ça va leur plaire ? Est-ce que je vais pouvoir me réinventer ? Est-ce que je vais trouver un fil conducteur entre tout ça ? Il y a plein de questions qui pour l’instant m’empêchent de publier ces personnages…Et puis publier beaucoup, c’est bien, mais il y a aussi la question de savoir quoi faire après. Comment ça peut évoluer… Aujourd’hui j’ai plein d’envies : des expositions, retaper des murs, faire des installations lumineuses parce que je me dis que c’est possible.

TYR : Quels sont les projets présents et à venir de Bouda ?
BOUDA : Dernièrement j’ai fait The Parisianer, le métro qui prend vie, qui est le premier dessin qui a beaucoup plu, et c’est là que je me suis dit de continuer là-dedans. Je me suis un peu éparpillée mais du coup j’ai fait des vitrines de bar, des emballages de bougies, j’ai beaucoup travailler en noir et blanc sur des affiches A3 essentiellement centrées sur le métro aussi. Je me suis lancé aussi sur un grand format de 1,5 mètre par 1 mètre avec plein de petites choses, des aliens toujours très condensé pour montrer que même dans un petit format il peut se passer énormément de choses, comme à Paris ! J’ai participé cette semaine à une exposition à la Nuba à Paris, qui est un haut lieu de Paris. J’ai pu le faire grâce à un DJ que j’ai rencontré une fois. J’ai une exposition aussi à la galerie l’Inattendu à Bastille avec 3 autres artistes pendant 1 mois. Sinon je suis toujours en partenariat avec la Samogalerie qui permet de diversifier les projets et avec qui je travaille beaucoup.

TYR : A travers ton univers, tu essayes de transmettre quoi ?
BOUDA : Le message que j’essaye de transmettre est l’absence de limites, et la prise d’opportunité. Ne pas se limiter, tout développer et pousser son art partout et sur tout. Le but est de se dire que Paris, Berlin, toutes les villes que j’ai pu visiter, ça marque et ça inspire dans le champ des possibles. Et puis il y a l’amour de Paris, là ou j’ai commencé, là où on m’a donné ma chance. Et puis on apprend tellement dans cette ville, des personnes qui y passent, de l’architecture, de l’atmosphère.

TYR : Comment se fait ton processus artistique ?
BOUDA : Le « process » se fait surtout en fonction des gens qui m’entourent, mes potes, mes proches qui vont m’influencer ou me suggérer des choses. Par exemple, j’ai une amie skateuse qui m’a demandé de dessiner son skate, du coup j’ai fait une ligne de dessins pour skates. Puis j’ai tenté sur le bois, le plastique…  Le processus artistique se fait donc à l’aide de tout ce qui me passe par la main et parce que je pense que ça pourrait être vraiment bien. Où même le format. La question est jusqu’à où tu peux développer ton art ? Et pour ma part, l’idéal serait de participer à la nuit blanche et de projeter mes villes sur un bâtiment. Ce serait un bel accomplissement. Après c’est juste une question d’envie personnelle ou de ce que je vois quand je suis en voyage. Par exemple, je suis partie récemment à Tunis et du coup j’ai pris beaucoup de photos sur lesquelles je vais m’appuyer aussi pour dessiner…

TYR : Comment vois-tu évoluer ton univers ?
BOUDA : J’ai remarqué que depuis que je me suis lancé, au tout début, ça n’a rien à voir déjà. Donc je pense qu’avec le temps, c’est avoir trait précis. Le jour où je pourrais me considérer comme artiste en tant que tel, c’est quand j’aurai fini un dessin et que je me dirai qu’il est bien. Qu’il n’y a rien à changer. Actuellement, j’en suis contente de ce que je fais, mais il y a toujours quelque chose que je regrette de ne pas avoir davantage développé…

TYR : N’est-ce pas l’éternel dilemme de l’artiste, cette frustration ?
BOUDA : Oui je serai aussi éternellement frustrée, mais c’est aussi cela qui fait que l’on veut à tout prix progresser. J’aimerai pouvoir donc continuer mon univers tout en pouvant lâcher les villes et créer autre chose. Exister à travers tout ce que je ne fais pas uniquement les villes. J’aimerais aussi être plus pro dans mes traits, dans mes démarches, et mieux savoir où je vais…

TYR : Quelles sont tes références artistiques ?
BOUDA : Je me suis intéressée au dessin au trait grâce au Petit Nicolas, de Sempé et Goscinny. Il y a aussi de très bons tatoueurs et le monde du tatouage qui m’inspire beaucoup… Il y aussi Kylam qui est un illustrateur, tatoueur qui m’a encouragé. Il y a Kid Paddle, le dessin animé. Il y a aussi Patrick Veil qui fait d’énormes panorama au trait de grandes villes notamment Los Angeles.

TYR : Comment tu t’en inspires ?
BOUDA : Ben il y en a qui t’inspires sur les valeurs, les ombres, d’autres qui vont te donner des idées de formats par exemple. Ou encore certains qui vont développer un dessin au trait plus atypique. En fait ce sont des petits détails qui inspirent et que l’on essaye de plus ou moins reproduire à notre sauce.

TYR : Que penses-tu du statut d’artiste dans la société ? Est-ce dur d’en vivre ?
BOUDA : C’est possible d’en vivre si on se donne les moyens, par contre c’est dur car ultra compétitif. La question du positionnement est importante. Soit tu suis une mode, ça dure un temps et ça marche bien, soit tu t’essouffle après sans savoir comment te réinventer. C’est pour ça que j’évite de m’inscrire dans une mode, parce que j’ai peur de cet essoufflement. Tout dépend de la réception qui est faite par le public et surtout la cible qui est choisie qui dicte un peu tout ce que tu vas faire. Il faut s’avoir s’adapter à tout.

Propos recueillis par Jérémy Pastor




Family First Paris : 5 étudiants créent une marque de vêtements


Depuis maintenant un et demi, Nicolas, Anthony, Kevan, Alexis et Kevin sont à la tête de Family First Paris. Une marque de vêtement que ces 5 étudiants ont créé de toute pièce ensemble. En souhaitant transmettre des valeurs autour de la famille mais aussi du pouvoir de la jeunesse. Portrait et entretien.

Une marque « abordable pour que tout le monde puisse s’offrir un de nos produits ». Tel est le business plan qu’ont voulu mettre en place cinq étudiants de Saint-Quentin en Yvelines pour leur marque de vêtement : Family First Paris.

Des valeurs et le goût d’entreprendre

Parti d’un simple « délire entre potes », Family First était pour Anthony, Nicolas, Kevan, Nicolas et Alexis un concept. Ce dernier rassemble l’ensemble des valeurs qui ont rythmé leur enfance : famille, combativité, respect, entraide, loyauté et intégrité. Des valeurs universelles qui leurs tiennent à cœurs. Ce délire, ils ont ensuite transposé sur des T-Shirts Eleven Paris vierges. Ces vêtements ont plus à leur entourage. Chose qui leur a donné l’envie de pourquoi pas « allier tout cela (…) avec un concept fort ».

Après un an de réflexion, de travail pour apporter l’argent, Family First Paris voit le jour. Et les cinq jeunes entrepreneurs ont dû surmonter maintes difficultés : décrypter les règles et les lois pour les statuts de l’entreprises, trouver les fournisseurs et les revendeurs.

« On essaye de faire participer les gens car on voit notre marque de vêtements comme un mouvement », Anthony.

Mais le résultat est là avec une marque, un projet ouvert à toutes les possibilités pour la suite. « On s’est rendus comptes que nos produits plaisent tout comme le concept aussi », explique Nicolas à propos du Sneakers Event de Paris en février dernier.


Family First : « il y un problème de mentalité en France »

De gauche à droite : Kevin Allain, Anthony Boussouar, Kevan Geshani, Nicolas Berchadsky, Alexis Mougeolle (Family First/Facebook)

De gauche à droite : Kevin Allain, Anthony Boussouar, Kevan Geshani, Nicolas Berchadsky, Alexis Mougeolle (Family First/Facebook)

The Young Report a rencontré trois des fondateurs de Family First Paris, Anthony, Nicolas et Kevan. C’est autour d’un bon McFlurry que nous les avons invités à nous parler de la création de leur entreprise : quels chemins ? Quelles difficultés ? Quels espoirs ?

The Young Report : Comment est né le projet Family First ?
Antho : On était un groupe de potes depuis très longtemps, et malgré nos origines différentes et nos parcours différents, on a été éduqué avec les même valeurs. Et quand on était ensemble, on parlait toujours avec l’expression Family First comme baromètre. Family First étant le bon. Et un jour il y a eu les T-Shirt Eleven Paris…
Nicolas : Ceux avec les noms derrière et un numéro. Et nous pour le délire, on a acheté des t-shirt basiques vierges et on les a imprimé dans le même délire que les visuels Eleven Paris avec le nom « Family First » et chacun un numéro qui nous tenait à cœur. Mais c’était juste pour nous. On les portait beaucoup. Et étonnamment, les gens trouvaient nos T-shirt cool et voulaient savoir si on les vendait. Et face à cet accueil de notre entourage on a décidé de se lancer. On aime la mode, on est entre potes et puis on avait surtout un concept fort. Donc pourquoi ne pas essayer d’allier tout cela et faire passer un message à travers des vêtements. Ça a commencé comme ça mais le projet a quand même demandé un an de réflexion pour naître. On est allé voir des banques pour penser au financement. Mais ils nous ont demandé un business plan, des estimations de ventes, de bénéfices. Ce qui était impossible à faire pour nous.
Anthony : Du coup on a tous travaillé pendant l’été et on a tout investi dans le projet pour le lancer.

Quelles ont été les difficultés rencontrées pour que le projet voit le jour ?
Anthony : Il y a eu deux grosses difficultés qui se sont présentées d’emblée. La première c’est, « comment avoir l’argent pour la marque ? ».  Pour les banques, ce n’était pas possible. Il fallait que l’on se débrouille tout seul parce qu’on n’a pas de revenus fixes étant donné que l’on est étudiants. On ne voulait pas non plus engager nos parents dans l’affaire, donc c’était nécessaire d’être autonome pour nous. Le second gros problème concernait la création de la structure juridique de l’entreprise. On n’y connaissait absolument rien. On avait peur d’être piégé…

TYR : Comment avez-vous surmonté cette difficulté ?
Anthony : On a d’abord lu des tonnes de bouquins avec Nicolas pendant tout l’été.
Nicolas : c’était pour savoir quel type de statuts il fallait choisir afin de ne pas payer des choses aberrantes alors que nous n’en avons pas besoin. Et puis surtout si on a zéro bénéfice, comment on paye les cotisations et impôts obligatoires pour certains statuts. Du coup on a choisi une SAS, une société par actions simplifiées qui est la forme la plus flexible pour les petites entreprises et les start-ups et qui permet de payer des impôts que sur les bénéfices.
Anthony : l’avantage de la SAS, c’est surtout que tu peux rédiger tes propres statuts pour la marque. Et c’était important car nous voulions rédiger les statuts juridiques de telle sorte que chacun de nous ait les même pouvoir sur l’entreprise. On s’est donc servi d’un site internet qui accompagne les entrepreneurs à rédiger les statuts de leurs entreprises. Cela a été d’une grande aide, mais le site a fermé depuis… (Rires)
Nicolas : C’est dommage, car c’était vraiment une aide géniale. On pouvait payer, et le site s’occupait de tout, mais nous on n’a pas voulu pour vraiment découvrir le processus, vu que l’on était en droit aussi à ce moment-là. On voulait surtout s’assurer que tout soit nickel, sans surprise.

TYR : Comment la chaîne de production de Family First s’est-elle mise en marche ensuite ?
Anthony : Là encore, on n’y connaissait rien. Du coup on est d’abord passé par un gars que connaissait un pote…
Nicolas : ce qui s’est avéré ne pas être très fructueux…
Anthony : Oui, C’est la dure loi du marché, tu peux très vite ne pas faire les bons choix.
Kevan : et se faire avoir très rapidement quitte à ce que ça te coule la boîte…
Anthony : Oui, il nous faisait surpayer pour des produits qui n’étaient pas forcément assez qualitatifs…
Nicolas : il y avait aussi des problèmes de délais.
Kevan : qui a joué sur l’ouverture de notre site d’ailleurs. Parce qu’avec les délais sans cesse repoussés, on ne pouvait pas ouvrir le site internet de la marque et commencer à vendre, parce que sinon nous allions avoir des délais de livraisons monstrueux…
Anthony : après cela, on a fait nos recherches pour trouver un autre producteur. Et par Instagram, il y a une entreprise de production de textile qui a « liké » une de nos photos. Et il s’est avéré que c’était une usine super sérieuse, super fiable. On a pris contact avec le patron qui nous a proposé de visiter l’usine. Et quand on a discuté des tarifs, c’est à ce moment que l’on a compris que l’on s’était fait bien avoir avec le fournisseur précédent. Et maintenant, on est avec eux.
Nicolas : En fait, c’est un groupe composé de deux entreprises, Recto Verso pour les grosses boîtes et WeyProdz Customs pour les petites marques. Et puis c’est une entreprise familiale, donc c’est quelque chose qui nous a tout de suite marqué. Il y a de la proximité.
Kevan : C’est dans le 95, c’est local donc tu peux aller voir la production quand tu veux contrairement à une usine au Portugal ou en Turquie.

TYR : Et avec le recul que vous avez maintenant, est-ce qu’être jeune et entreprendre, c’est possible ?
Nicolas : C’est possible, à certaines conditions. On a pu le faire aussi grâce à la situation de nos parents. Ils ne sont ni riches ni pauvres, mais on a pas besoins de travailler pour les aider à finir le mois. Et on vit tous encore chez eux, donc on n’a ni loyer, ni autres frais qui demanderaient beaucoup d’argent. Puis on a eu surtout beaucoup de soutiens et d’encouragements de nos parents quand ils ont compris que notre projet consiste à transmettre les valeurs avec lesquelles ils nous ont éduqué. Ce qui a beaucoup aidé.
Anthony : C’est plus difficile en tant que jeune de se lancer et entreprendre car il faut bien cerner la loi qui encadre tout ça. Il faut de l’argent parce que tu es tout seul. On a eu de la chance de tomber sur le site, mais sinon tu es seul au monde, obligé de te débrouiller. Tu peux faire 1000 conneries, tu peux te retrouver hors la loi rapidement et bêtement par inattention. Par exemple pour nous, étant donné que la marque détient le nom de Paris, il y a une obligation de produire quelque chose en France. Pour nous ce n’était pas un problème, mais si tu n’es pas au courant de ce genre de choses, tu peux très rapidement te retrouver dans un labyrinthe administratif et juridique.
Nicolas : Oui on peut être jeune et entreprendre, mais ce n’est pas accessible à tout le monde. Ce qui est dommage. Et c’est quelque chose en France qui n’est pas inscrit en nous. Personne ne nous pousse à entreprendre et se lancer. Il y a plus de barrières que de portes ouvertes. Il y a un vrai problème de mentalité autour de l’entreprenariat des jeunes. Et c’est frappant quand on parle de notre marque à des personnes que l’on vient de rencontrer. Ils ne nous croient pas. La mentalité n’est pas de dire « c’est cool, bravo ! » mais « non, je ne te crois pas ». Et ce sont des personnes de notre âge qui le disent, c’est vraiment dommage…
Anthony : Il y a un double problème en France. Le premier, c’est que personne n’encourage les jeunes à entreprendre et puis ensuite il y a les jeunes qui s’interdisent de franchir le cap et d’entreprendre.
Kevan : les gens sont fermés et il y a deux sortes de personnes. Ceux qui vont être étonnés de ce que tu arrives à faire et entreprendre. Et ceux qui ne croient en rien pas même la possibilité d’un jeune de réussir…
Anthony : il y a des personnes que l’on rencontrait qui pensaient que Family First était une marque créée par des personnes beaucoup plus âgées, trente, quarante ans. Ce qui prouve le problème de mentalité qu’il y a en France.

TYR :Comment voyez-vous évoluer le projet pour l’avenir ? Family First dans 5 ans comme exigeraient les banques ?
Kevan : Il faut y croire quoiqu’il arrive. Donc que la marque soit plus haut et plus grande qu’actuellement.
Anthony : Et toujours vivante surtout, la chose la plus compliquée à faire en soit. Pourquoi pas commencer à toucher l’étranger.
Kevan : et ne jamais se limiter surtout pour que le projet et la marque grandissent.
Anthony : quand tu regardes bien et que tu cherches bien, il y a toujours des opportunités à saisir. Les portes ne sont pas totalement ouvertes pour les jeunes donc faut les défoncer pour s’ouvrir le champ des possibles.
Kevan : par exemple la semaine dernière, il y a eu un producteur américain qui est venu dans le magasin dans lequel on vend Family First, et du coup on y est allé et on lui a présenté nos produits. Il a bien aimé et du coup il a mis sur Instagram une photo avec des produits Family First qui a fait plus de 20 000 « likes ». Ce sont des opportunités que l’on essaye de saisir.
Anthony : le but c’est de faire grandir la structure et de collaborer avec le plus de monde possible.
Kevan : peut-être aussi des marques. On reste ouverts à toutes les idées.
Anthony : actuellement, à 5 on réinvestit chaque euro gagné dans l’entreprise pour que l’on puisse la développer au maximum !

TYR : Vous n’avez pas eu peur du flop surtout dans le secteur du prêt-à-porter qui est très compétitif ?
Anthony : les marques de vêtements il y en a des milliers, ce qui ne rend pas la chose facile d’entreprendre dans le secteur. Mais il ne faut pas avoir peur, il faut un peu de chance, quelques contacts et de la détermination.

TYR : Quand on regarde la gamme Family First, les prix sont dans les même ordres de grandeurs que les grandes marques, comment avez-vous réussi à développer la marque avec des prix si bas et des prix de production très élevés ?
Nicolas : Cette remarque-là est rare mais totalement pertinente. Ce qu’on fait, c’est s’aligner sur les autres pour être ni plus ni moins cher que les grandes marques avec des produits de qualité. On pourrait très bien mettre un T-Shirt à 5 euros mais ce sera 50 centimes à produire. Si c’est le cas, c’est qu’il y a un problème. Et d’un autre côté, il y a beaucoup de nos connaissances qui pensent que parce qu’on est jeunes vont se dire « il ne se font pas chier, c’est vachement cher ! ». On fait des vêtements parce que ça nous plaît, mais pour pouvoir le faire dans la durée, il faut gagner de l’argent.
Anthony : Certaines personnes ne se rendent en fait pas compte des coûts que cela représente, du temps, de l’argents nécessaires pour que la marque vive et évolue.

TYR : Vous n’avez pas les mêmes niveaux de productions que les grandes marques et pourtant vous avez des prix aussi bas qu’eux, c’est assez intéressant de voir un tel positionnement pour une petite entreprise.
Kevan : le but c’est que ce soit abordable et que tout le monde puisse s’offrir un de nos produits.
Anthony : quand on en a discuté au tout début, on s’est demandé où on se plaçait : est-ce que l’on fait du premium ou du low cost ? Et au final on n’a choisi ni l’un ni l’autre parce que l’on propose des vêtements de qualité à des prix abordables. Le but c’est que le plus de personnes possibles soient l’étendard de notre marque et de nos valeurs.


Jérémy Pastor




Accropolis, le projet citoyen de Jean Massiet


Collaborateur d’élu, Jean Massiet a créé en septembre 2015 une chaine Youtube nommée Accropolis sur laquelle il commente chaque mardi et chaque mercredi après-midi en direct les questions d’actualité au gouvernement. Sans langue de bois, son projet vise à redonner goût au débat et à l’action publique. Portrait et rencontre.

« Remuez-vous ! C’est votre avenir qui se joue ! ». Telle est l’idée que veut transmettre Jean Massiet, jeune collaborateur du maire du XXème arrondissement de Paris. Chaque mardi et mercredi, de 15 heures à 16 heures, vous pouvez le retrouver sur sa chaîne Youtube Accropolis en direct pour suivre les questions d’actualité au gouvernement, les QAG.

Pour une démocratie plus participative et plus représentative

Issu du master 2 « Affaires Publiques de la Sorbonne », Jean Massiet est « au cœur de la machine politique », mieux renseigné sur l’actualité politique que ses amis. C’est en répondant à leurs questions autour d’une bière dans un bar ou en soirée, que l’idée du projet Accropolis voit le jour. Initialement appelé La Vie Publique, le jeune politiste a dû changer de nom suite à un recommandé de l’Etat lui demandant de cesser d’utiliser le domaine internet laviepublique.com. Le nom de son projet étant trop proche du site gouvernemental viepublique.fr. Désormais intitulé Accropolis, le projet garde le même fonctionnement en suivant les principes du fondateur : la volonté de simplifier, de décrypter, l’interactivité avec les internautes mais surtout un ton léger.

S’il est possible d’entendre Jean Massiet parler de Star Wars en pleine séance de QAG, le streamer s’appuie avant tout sur ses valeurs politiques héritées du monde associatif, dont il est issu : une démocratie participative plus importante à l’échelle nationale mais surtout une meilleure représentativité du peuple parmi la classe politique.  « Il y a un manque de représentativité du peuple, notamment des femmes, des jeunes et des minorités. Et c’est pour cela que la démocratie va mal », explique-t-il.


Jean Massiet : un projet « pour redonner goût à l’action publique, au débat »

C’est autour d’une bière que Jean Massiet nous explique la genèse du projet Accropolis. Avec un ton léger, mais vindicatif, il porte un regard à la fois pragmatique mais en même temps plein d’espoir sur la politique et le débat public en France. A vous de juger !

The Young Report : Comment le projet Accropolis est né en toi ?
Jean Massiet : Le projet m’est venue parce que je travaille dans la politique, je suis au cœur de la machine qui fait de la politique. E Et parmi beaucoup de personnes de ma génération qui ne font pas le même parcours, je me suis retrouvé à être mieux informé, mieux renseigné au moment où dans un bar ou entre potes on avait une discussion. Mes copains demandaient souvent de leur expliquer sans parti pris tel ou tel sujet, telle ou telle polémique soit parce qu’ils étaient largués, soit parce qu’ils ne comprenaient rien. Et du coup, il se trouvait que j’arrivais bien à leurs expliquer et en plus qu’ils s’intéressaient davantage en formulant leurs avis sur la question. Il y a donc un vrai déficit d’information pour permettre aux gens de se faire une opinion…

TYR : Est-ce que projet est né du dégoût de plus en plus généralisé des Français pour la politique et le politique ?
JM : Ce n’est pas l’origine de mon projet. Je comprends le dégoût pour la politique, je suis de la même génération, j’en comprends les origines, les causes, mais je ne crois pas à la fatalité. Je souhaite que les citoyens se réapproprie la politique sans leur faire admirer les hommes politiques. Ce n’est pas parce que je commente les débats à l’Assemblée Nationale que je justifie tout comportement des députés et des politiques au sens large. Je suis assez lucide sur ça. Je veux aller chercher les dégoûter pour ne pas leur redonner goût au politique, mais à l’action publique. Si je peux leur permettre d’avoir des notions de débats et de réflexions pour formuler leur dégoût, j’en serai très satisfait.

TYR : Tu es collaborateur d’élu socialiste, n’est-ce pas ?
JM : Oui, je travaille avec des élus de la gauche au sens large, mais je ne suis pas encarté.

TYR : Mais avec cette inclination politique à gauche, est-ce que ce projet n’a pas pour objectif de lutter contre le Front National comme le fait Manuel Valls ou Jean-Christophe Cambadélis en campagne ?
JM : Pas avec le même objectif. Mon projet s’inscrit dans une bataille numérique de l’information contre la désinformation entretenue par l’extrême-droite. Il n’y a pas d’envie de ralliement électorale. Je m’assume dans une optique démocrate-républicain, « je suis Charlie » contre l’obscurantisme et le flou dans le débat public. Je lutte contre les théoriciens du complot, contre la facilité, le rapide à penser, contre le FN, contre Alain Soral, contre des gens qui se saisissent aussi du numérique pour défendre des choses qui ne sont pas les miennes. Des choses qui vont dans le mauvais sens. Après est-ce que c’est une posture purement socialiste ? Je ne le crois pas. Accropolis n’est pas un projet socialiste, ni un projet de gauche mais un projet citoyen avant tout. Débattons tous ensemble dans la joie et la bonne humeur. Je suis très attaché à ce que des gens de droite regardent l’émission et débattent.

TYR : Ce projet ayant pour but la compréhension du monde politique et de l’action publique par le plus grand nombre, que pourrait apporter cette compréhension à notre société ?
JM : Les citoyens deviendraient des acteurs et non plus des contemplateurs de la politique telle qu’elle se fait. La compréhension des enjeux, des acteurs, des institutions donne des armes intellectuelles pour formuler sa propre opinion. Car j’estime que tout le monde devrait avoir la possibilité de formuler son opinion. Je suis persuadé que le débat gagnera en qualité plus les acteurs du débat seront bien informés et mieux équipés pour formuler leurs pensées. Mais surtout en écoute également pour comprendre les personnes d’en face, et pourquoi ils pensent ainsi.

TYR : Mais est-ce que cette vision n’est pas idéaliste, surtout avec un support numérique ?
JM : Oui, il y a une grosse forme de naïveté dans mon projet, que j’assume totalement. Je trouve cela même marrant. Il y a un petit côté chevalier blanc qui va soigner la démocratie… Si j’arrive à intéresser deux ou trois internautes au débat public, ce sera déjà une victoire.

TYR : D’où la couleur de la chemise ?
JM : Oui, peut-être (rires). Mais pour la petite histoire, au début je faisais ça en T-Shirt. Ma sœur m’a fait une réflexion, disant que je n’allais pas être pris au sérieux. Mais même en chemise, je me demande si je fais vraiment sérieux. Je mets donc des chemises sans trop savoir si je dois continuer à les mettre ou pas.

TYR : Que manque-t-il en France pour l’investissement des citoyens soit plus fort, plus généralisé ?
JM : Il manque des espaces de concertations, et de la confiance de la part des élus et des administrations envers le bas peuple. On est encore dans une crainte du peuple qui est censé être bête, comme c’étaient le cas pendant la IIIème République. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, on est passé par des mouvements -comme mai 68, les révolutions de velours, la chute du mur de Berlin ou récemment, les révolutions arabes- qui ont montré qu’un pouvoir fort autoritaire et surtout détaché du peuple est mauvais. Il y a une vraie soif d’implication des citoyens et les élites restent datées dans leurs pratiques. La concertation publique se fait déjà à l’échelle locale avec des conseils de quartiers, il manque cela à l’échelle nationale. Il manque aussi un renouvellement de la classe politique française, qui empêche le progrès. Il y a un manque de représentativité du peuple, notamment les femmes, les jeunes et les minorités. C’est une des raisons pour lesquelles le débat public va mal. Et c’est difficile de dire à des élus qui ont construit toute leur vie autour de leurs mandats politiques, qu’ils sont la cause de la maladie qui ronge la démocratie française. C’est très compliqué de le leur dire. Ça fait des années qu’ils se battent pour, aller les voir pour leur expliquer : « Bon, maintenant c’est ton quatrième mandat, faut que tu laisses la place aux jeunes ». Le cumul des mandats est un véritable problème.

TYR : Penses-tu comme le parti « Allons Enfants » qu’il faut virer les vieux des postes d’élus et mettre que des jeunes ?
JM : Non. Je comprends les motifs de ce point de vue, mais je ne suis pas d’accord, car la représentativité serait également limitée. Mais le constat est clair : en 20 ans, la moyenne d’âge des députés est montée de 20 ans. Ce sont donc les mêmes depuis 20 ans. Et même dans l’exécutif, Michel Sapin était déjà le ministre des Finances il y a 20 ans tout comme Jean-Michel Baylet ou même Ségolène Royal, Laurent Fabius et François Hollande. C’est délirant ! Et à droite, c’est pareil, notamment avec Alain Juppé et François Fillon, candidats aux primaires. Il faut de tout pour que la représentativité soit la plus complète possible.

TYR : Donc la parité, était la bonne chose à faire ?
JM : Oui clairement, la loi pour la parité a permis de bouger le mammouth politique. L’émancipation de la femme a été rapide mais sa présence en politique incroyablement lente. Le débat sur la parité est un faux débat. La loi était nécessaire pour le renouvellement de la politique et une meilleure représentativité. Il faudra peut-être également le penser pour les jeunes, mais ça m’embêterait vraiment si cette évolution devait se faire via des quotas. Ces derniers renforceraient le communautarisme, ce qui est dangereux.

TYR : Est-ce que les élus doivent être élus sur la compétence comme certains le souhaitent ?
JM : Non je ne le crois pas, le critère de la compétence mènerait la politique à la quête de la vérité. Selon moi, la politique est plus l’expression d’une volonté. La compétence doit être dans l’administratif pas dans la décision politique. Cette dernière doit être représentative et éclairée par des experts, c’est tout ce qu’on lui demande.

TYR : Comment vois-tu le projet évoluer dans l’avenir ?
JM : Le projet est déjà très innovant donc dire comment je le vois évoluer est très compliqué. Je suis en exploration perpétuelle. Je me suis beaucoup inspiré des streamers de jeux vidéo qui ont créé des outils, et des concepts géniaux. C’est à moi d’inventer de nouveaux formats parce que je suis seul dans ce domaine-là. Je veux rester sur le crédo de la confiance, du décryptage et de la simplicité. Je vais garder l’interactivité de l’émission qui est son essence, et le ton léger. Pour offrir plus de rendez-vous hebdomadaires, je vais faire un appel au mécénat pour développer Accropolis avec des salariés et d’autres streamers politiques.

TYR : Et pour l’élections présidentielles de 2017 ou les primaires de 2016 ?
JM : Il va y avoir un an et demi absolument fascinant politiquement. Et pour cela je souhaite mettre en place un dispositif pour suivre cette élection présidentielle via plusieurs formats. L’un prendrait la forme d’un débrief hebdomadaire de la campagne sous forme de coaching citoyen. L’autre sera le commentaire en direct des meetings des candidats, des débats… Par contre je ne leur dirai jamais quoi voter, au contraire. Mon message est avant tout « Débrouillez-vous ! » ; « Remuez-vous, c’est votre avenir qui se joue ! ». C’est ce qui attire aussi les internautes vers mon émission.

JP

Viser toujours plus loin pour un débat plus éclairé

Avec un projet aussi innovant, Jean Massiet prépare d’ores et déjà l’avenir : les primaires de 2016 des Républicains et la présidentielle de 2017 vont être un rendez-vous de taille pour Accropolis. Il envisage d’ailleurs deux formats pour l’occasion. Le commentaire en direct des meetings des candidats, mais aussi des débats qui les opposent. Il a également également un coaching politique pour que ceux n’ayant pas suivi l’actualité politique puisse rattraper le retard et ne pas être largué.

Objectif : que tout le citoyen soit plus investi dans le débat public, élément primordial, selon Jean Massiet, pour une démocratie en bonne santé.

Voici une séance de Questions d’Actualité au Gouvernement du 17 février :

Jérémy Pastor




Danemark : le premier supermarché de restes alimentaires ouvre ses portes


WeFood/Facebook

La princesse Marie du Danemark lors de l’inauguration de WeFood (Facebook)

Depuis le 22 février, la capitale du Danemark, Copenhague, a été le théâtre de la très médiatique ouverture du premier supermarché de restes alimentaires. Nommé « WeFood », le commerce a pour objectif d’amorcer la réduction du gaspillage alimentaire.

WeFood, est le premier supermarché qui vend des restes alimentaires au Danemark, si ce n’est au monde. Le concept est simple mais novateur. Ouvert depuis lundi, le super marché propose des fruits, des légumes, de la viande ou encore des produits surgelés et aliments secs dont la date limite de consommation est dépassée. Le tout à des prix inférieurs de 30% à 50%.

La princesse Marie et la ministre danoise de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, Eva Kjer Hansen étaient présentes pour l’inauguration du supermarché Cette dernière a par ailleurs déclaré qu’« il est totalement ridicule que de la nourriture soit jetée. C’est mauvais pour l’environnement et pour le pouvoir d’achat des Danois. Un supermarché comme WeFood représente une étape importante dans la lutte contre le gaspillage alimentaire ».

Un projet innovant contre le gaspillage

WeFood/Facebook

WeFood/Facebook

En partant du nombre aberrant de 700.000 tonnes de gaspillage alimentaire pour 5.7 millions de Danois, un consortium d’organisations non gouvernementales (ONG) a lancé le projet il y a un peu plus d’un an. A l’aide d’une campagne de financement participatif qui a recueilli 133.000 € (1 million de couronnes danoises). Mais au-delà de l’aspect financier du projet, lequel n’emploie que des bénévoles, c’est la loi qui a été le plus contraignant pour que le projet voit le jour.

En effet, il fallait surtout obtenir la modification des lois concernant la revente de produits dépassés, tâche lente et fastidieuse.

Après une réduction de 25% de ses déchets en cinq, le Danemark veut poursuivre la dynamique pour réduire le chiffre des 700.000 tonnes de déchets par an (pour 5.7 millions d’habitants). A titre de comparaison, la France, c’est 1.3 million de tonnes de déchets alimentaires par an pour 66 millions d’habitants.

Jérémy Pastor