En route pour la maison blanche, ce que propose Hillary Clinton


CC Search / Wikicommons

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Après sa victoire écrasante -plus de 50 points- sur Bernie Sanders en Caroline du Sud samedi soir, Hillary Clinton se place en pole position avant le fameux Super Tuesday, durant lequel 11 Etats voteront. Mais que propose l’ex-First Lady ? The Young Report fait le point.

Avec 50 points d’avance sur Bernie Sanders, Hillary Clinton vient de frapper les esprits juste avant le primordial Super Tuesday. Jour où 11 états voteront d’un coup pour élire leur candidat démocrate. Un moment décisif. Mais avant mardi, la question intéressante est de savoir ce que fera en fonction l’ex-Secrétaire d’Etat de Barack Obama. Tour d’horizons de ses propositions, point par point.


Une réforme de la santé, dans les pas d’Obama

CC SEARCH/ PIXABAY

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Hillary Clinton est claire, elle veut poursuivre la politique initiée par Barack Obama en matière de santé :

  • Investir 2 milliards de dollars par an dans la recherche sur la maladie d’Alzheimer
  • Mettre en plan un plan de financement sur cette maladie jusqu’en 2025
  • Baisser les prix de l’ObamaCare pour que ce soit encore plus abordable
  • Déployer l’aide médicale à tous les Etats avec un plan de 500 millions de $ investis par an
  • Réduire le prix des drogues à usages thérapeutique
  • Que les arrêts maladies soient payés jusqu’à douze semaine
  • Etendre la sécurité sociale au plus grand nombre en maintenant le budget, rendant les veuves et veufs éligibles
  • Augmenter la contribution des plus riches au financement de la sécurité sociale


Pour une société américaine uniformisée et moderne

L’ex-First Lady continue son combat en faveur des plus pauvres mais aussi de l’égalité homme-femme ou de la cause LGBT (Lesbienne, Gay, Bisexuel et Transgenres). Pour cela, elle propose :

  • La création d’une loi sur l’égalité salariale homme/femme
  • Rendre les congés maternités et familiaux payés
  • Baisser les frais médicaux de l’enfance
  • Défense du droit à la contraception et du droit à l’avortement
  • Lutte contre la violence conjugale
  • Une lutte renforcée contre les agressions sexuelles sur les campus universitaires
  • Une égalité de droits des LGBT reconnue sur l’ensemble du territoire américain
  • Une lutte contre les discriminations dont sont victimes les LGBT et la couverture des frais médicaux pour les personnes qui ont le sida.
  • Quant aux plus pauvres, les familles bénéficieront de baisses d’impôts, d’allocations.
  • 125 milliards de $ seront investis pour les quartiers défavoriser pour des infrastructures, des transports.
  • Les injustices environnementales seront prises en charges par l’Etat fédéral.


La réforme électorale

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Hillary Clinton veut que les américains ne soient pas floués et puissent le plus voter. Pour cela :

  • La candidate veut que les personnes incarcérées puissent retrouver leurs droits de vote une fois leur peine effectuée.
  • Elle souhaite supprimer la loi sur la carte d’identité munie d’une photographie pour aller voter.
  • Ouvrir plus de bureaux de votes à travers le territoire pour une meilleure couverture
  • Abaisser l’âge de voter à 18 ans dans tous les Etats américains et ce automatiquement.

Hillary Clinton s’attaque également au financement des campagnes électorales :

  • Elle souhaite l’abrogation de l’arrêt Citizens United, lequel autorise les entreprises privées à financer les campagnes des candidats
  • Mettre en place une transparence sur les fonds employés par les candidats
  • Donner plus de voix aux petits donateurs


La réforme de la justice pour désengorger les prisons

Hillary Clinton souhaite :

  • Augmenter la coopération entre les forces de l’ordre avec plus de moyens
  • Augmenter les ressources du ministère de la Justice
  • Financer des caméras corps pour chaque policier
  • Codifier nationalement l’usage de la force
  • Réduire par 2 la durée des condamnations minimales pour les criminels non-violents et leurs offrir la possibilité d’une remise de peine
  • Supprimer la prise en compte des antécédents pour la petite délinquance
  • Mettre fin à la privatisation des prisons
  • Promouvoir la réinsertion
  • Supprimer la demande des antécédents criminels des formulaires préalables à l’embauche


Un droit du port d’armes à feu plus encadré

CC SEARCH/ PIXABAY

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A contrario de Donald Trump, Hillary Clinton souhaite encadrer davantage le droit de porter une arme afin de prévenir les tueries de masses et les drames :

  • Création d’un code de vérifications des antécédents au niveau fédéral
  • Suppression de l’arrêt Charleston qui autorise des ventes d’armes sans vérifications
  • Suppression de la loi qui empêche les victimes d’armes à feu de poursuivre en justice les fabricants et les vendeurs pour négligence
  • La pénalisation de l’achat d’armes pour un tiers
  • Interdire toutes les armes de type militaires : pistolets mitrailleurs, fusils d’assaults…


La réforme de l’immigration

CC SEARCH/ FLICKR

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Sur ce sujet également, Hillary Clinton place ses pas dans ceux de son prédécesseur. Ainsi, elle promet :

  • Favoriser la naturalisation
  • Supprimer les centres de détentions de migrants privés
  • Interdire la détention des familles
  • Donner le droit à la santé aux migrants
  • Protéger les lois de régularisations de Barack Obama
  • Renforcer les forces de l’ordre en charge de la frontière du pays


Une réforme économique

CC SEARCH/WIKICOMMONS

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Hillary Clinton se veut très interventionniste, au plus près des classes moyennes et populaires, et mettant en garde Wall Street :

  • Elle s’engage à augmenter le salaire minimum à 12$ de l’heure voir 15$ si possible
  • Exonérer d’impôts les familles qui travaillent pour compenser la hausse des prix générale
  • Réformer la fiscalité pour que les riches payent plus au profit des pauvres
  • Alléger les taxes et faciliter l’emprunt pour les petits commerces et les petites entreprises
  • Créer une taxe sur le trading à haute fréquence
  • La poursuite en justice des patrons voyous de Wall Street
  • L’interdiction de l’usage de fonds publics par les banques afin de spéculer


Politique internationale

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Pour une Amérique forte, Hillary Clinton s’engage sur :

  • La création d’une fondation forte au profit de projet ambitieux à travers le monde
  • Le maintien de la puissance militaire et le meilleur traitement des vétérans
  • S’opposer encore pour que l’Iran n’ait pas l’arme nucléaire
  • Détruire l’Etat Islamique
  • Tenir tête avec la Chine pour la paix en Asie du Sud-Est
  • Tenir tête à Vladimir Poutine et la Russie suite à son comportement avec l’Ukraine


Réponse mardi pour savoir si Hillary Clinton maintiendra sa domination sur Bernie Sanders.

Jeremy Pastor




En route pour la maison blanche, ce que propose Donald Trump ?


Après le New Hampshire le 9 février et la Caroline du Sud le 20, Donald Trump a remporté largement, lundi soir, le caucus républicain du Nevada devant Marco Rubio, le sénateur de Floride. Avec trois victoires, et à moins d’une semaine du Super Tuesday (le Super Mardi) durant lequel 10 Etats voteront, petit tour d’horizons sur les propositions de Donald Trump.

Connus pour ses propositions chocs d’interdictions du territoire pour les musulmans étrangers et la construction d’un mur comme frontière avec le Mexique, Donald Trump a remporté mardi soir sa troisième victoire pour les primaires du parti républicain. The Young Report vous présente ses propositions.

Le programme de Donald Trump est composé de 5 axes :


La renégociation de l’accord commercial avec la Chine

CC SEARCH/WIKICOMMONS

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Donald Trump souhaite que l’accord commercial entre la Chine et les Etats-Unis soit plus équitable afin de stopper les délocalisations et supprimer les règles commerciales imposées par la Chine.

  • Trump veut la suppression de la clause de transfert technologique. Cet élément oblige chaque entreprise américaine souhaitant s’implanter en Chine de transférer à une entreprises chinoises son savoir, ses brevets…
  • Renforcer la lutte contre les exportations illégales chinoises à destinations des Etats-Unis
  • Baisser le taux de l’impôt sur les sociétés à 15%
  • Implanter au moins deux bases militaires américaines au Sud et l’Est de la Chine
  • Mettre en place une cure d’austérité importante pour réduire la dette et le déficit du pays, en grande partie détenues par la Chine


La réforme de l’administration des vétérans

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Le magnat de l’immobilier veut faire en sorte que tous les vétérans de l’armée américaine ne manquent de rien. Une proposition très populaire dans un pays profondément patriotique. Pour cela, il souhaite :

  • Assurer la totalité des frais médicaux des vétérans
  • Renforcer le système d’Aides au Vétérans (VA) partout dans le pays avec une aide psychologique, une augmentation des fonds de l’organisme et une aide plus importante pour la reconversion professionnelle de ces anciens soldats.


La réforme fiscale

CC SEARCH/ FLICKR

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La réforme fiscale proposée par Donald Trump est très surprenante pour un ultra-libéral. Et pour cause, celle-ci se focalise sur les classes moyennes et pauvres. Mais aussi les sociétés afin qu’elles puissent embaucher plus de salariés grâce à une baisse significative des impôts. Sa réforme fiscale a pour objectif théorique d’augmenter le pouvoir d’achat des américains sans pour autant accroitre la dette et le déficit du pays.

  • Donald Trump propose une simplification des seuils d’impositions passant de 7 à 4 avec une absence d’imposition pour les couples qui touchent 50 000 $ ou moins par an et 25 000 $ ou moins pour les célibataires. Ensuite les taux de 10%, 20% et 25% s’appliqueront à partir du premier dollar au-dessus des seuils de base.
  • Il veut simplifier les démarches des impôts à l’aide d’un seul et unique formulaire.
  • Quant aux commerces de proximités et aux travailleurs indépendants (freelance), ils devront payer en impôts 15% de leurs chiffres d’affaires.

Des réformes qui emballent les classes populaires et les fanatiques du libéralisme économique. Sous le semblant de réforme pour les classes moyennes, Donald Trump assouplie la fiscalité des plus riches avec moins de seuils.


Sa position sur le droit du port d’arme à feu

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« Le deuxième amendement à notre Constitution est clair. Le droit du peuple de détenir et porter des armes ne doit pas être violé. Point. ». La position de Donald Trump est donc clair, le problème du port d’arme n’en est pas un. Il se trouve ailleurs selon lui. Pour régler cela, le candidat républicain est sans gueule de bois.

  • Renforcer la dureté des poursuites et des peines encourues par les grand criminels en leur supprimant la possibilité d’être libérés sous conditionnelle ou d’avoir une réduction de peine.
  • Renforcer et étendre le cadre de la légitime défense pour les porteurs d’armes à feu enregistrées sans casier judiciaire.
  • Rendre la liberté du choix de l’arme totale (du simple pistolet au fusil d’assaut)
  • Uniformiser le code des armes à feu dans tout le pays avec donc un permis valable dans les 50 Etats.
  • Autoriser les recruteurs de l’armée et les militaires en base à porter une arme.
  • Augmenter les contrôles préalables à l’achats d’une arme (casiers judiciaires, proches, antécédents psychiatriques).
  • Améliorer le système de santé psychiatrique pour prévenir des tueurs de masses.

Donald Trump par cette position tranchée se rallie ainsi tous les défenseurs du 2nd amendement. Concernant le contrôle renforcé de l’achat des armes, le candidat n’a pas statué concernant ces immenses foires de ventes d’armes entre particuliers qui se font à travers tout le pays sans le moindre contrôle.


La réforme de l’immigration

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Alors que Barack Obama a récemment donné des papiers à 10 millions de sans-papiers, Donald Trump a une politique d’immigration aux antipodes de celle du président sortant.  Le candidat, favori de la primaire propose :

  • La création d’un mur comme frontière avec le Mexique, et financé par le Mexique
  • L’augmentation d’un nombre d’agents de l’immigration
  • La suppression des allocations pour les immigrés
  • La suppression du droit du sol pour éviter que des enfants de clandestins deviennent américains
  • La mise en place de la détention jusqu’au renvoi au pays d’origine
  • Une sanction budgétaire pour les villes qui ne mettraient pas en place cette politique
  • Aide plus accrues envers les polices locales de villes ou comtés frontalières
  • Interdire le travail pour les immigrés sans papiers
  • Favoriser la politique du brain-drain, l’immigration des cerveaux
  • Interdire l’entrée du territoire à tous les étrangers de confessions musulmane

Avec ces propositions dignes du Front National, c’est toute l’Amérique raciste qui se réveille et vote pour Donald Trump. Ce dernier a radicalisé sa politique migratoire suite aux évènements de Paris le 13 novembre dernier et ceux de San Bernardino (Californie) le 2 décembre.


Ses positions très tranchées, voire extravagantes, font la popularité de Donald Trump après quatre primaires. Mais cette popularité effraye beaucoup tout comme les positions radicales défendues par le candidat. Et pour cause, l’un des médias les plus reconnus outre-Atlantique, Vox.com, et son fondateur Ezra Klein, se sont mobilisés frontalement contre Trump (Voir la vidéo en anglais ci-dessous).

Le Super Tuesday pendant lequel 10 Etats voteront confirmera-t-il la dynamique du candidat trublion ? Réponse mardi prochain dans la nuit.

Jérémy Pastor




En route pour la maison blanche, que propose Bernie Sanders ?


Après avoir été vaincu la semaine dernière lors du Super Tuesday par Hillary Clinton, Bernie Sanders a remporté récemment trois nouveaux Etats : le Maine, le Kansas et le Nebraska. Mais que propose ce candidat atypique sui se revendique de la social-démocratie européenne ? Tour d’horizon de ses arguments de campagne.

Malgré ses dernières victoires dans le Maine, le Kansas et le Nebraska, le candidat démocrate Bernie Sanders est encore loin derrière Hillary Clinton en nombre de délégués nécessaires pour remporter la primaire. Mais que propose réellement le rival de l’ex-First Lady ?


Lutter pour la richesse et l’égalité

CC SEARCH/ FLICKR

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Bernie Sanders se voit comme un Roosevelt avec New Deal en projet pour relancer l’économie américaine et donner du travail aux 5.5% d’américains au chômage.
– Augmenter les impôts des plus riches et des entreprises les plus grandes
– Lutter contre l’évasion fiscal
– Créer un impôt sur la fortune pour les 0.3% les plus riches
– Création d’une taxe appliquée aux spéculateurs de Wall Street
– Augmenter le salaire fédéral de 7.25$ 0 15$ de l’heure
– Investir 1 trillion de $ dans nouveau New Deal pour créer 13 millions d’emplois
– Etendre à 12 semaines la durée des congés familiaux, maternité et maladie
– Facilité l’accès aux syndicats


Réforme de l’université

Le candidat rejoint sur de nombreux points sa rivale, Hillary Clinton :
– Rendre les frais de scolarité gratuits
– Supprimer les intérêts perçus par l’Etat sur les prêts étudiants
– Supprimer ou réduire les taux d’intérêts des prêts
– Permettre de renégocier en permanence les taux d’intérêts
– Créer une aide pour les étudiants qui travaillent

Réforme du financement électoral

vote-urneBernie Sanders souhaite supprimer le poids des entreprises sur les politiques via le financement des campagnes électorales
– Suppression de l’arrêt Citizens United
– Donner le pouvoir aux Etats et au Congrès de légiférer sur le financement des campagnes
– Promouvoir un financement public et les dons des particuliers
– Supprimer les super Pacs, des donations privées qui sont très importantes (plusieurs millions de $)

La lutte contre le changement climatique

Un programme climatique consensuel
– Développer les énergies renouvelables
– Dédommagement des personnes impactées par les changements ou catastrophes climatiques
– Bannir les lobbyistes de l’industrie pétrochimique de la Maison blanche
– Poursuivre en justice les pollueurs
– Mettre en place une taxe carbone

La lutte contre les discriminations

Robert_F._Kennedy_Department_of_Justice_Building_-_Office_of_AG_signage_-_2723Bernie Sanders a décidé d’y aller fort surtout en faveur des afro-américaines, des femmes et des homosexuels afin de lutter drastiquement contre toutes sortes de discriminations.
– Démilitariser les polices
– Investir dans les polices de proximité
– Faciliter la dénonciation des policiers véreux
– Réorienter la formation
– Equiper chaque policier de caméra corps
– Favoriser cela avec des aides du Département de Justice
– Faciliter l’égalité des droits de vote
– Favoriser la prévention pour faire baisser l’incarcération
– Supprimer les quotas d’arrestations
– Investir 5.5 millions $ pour créer 1 million de jobs pour les jeunes défavorisés
– Suppression de la demande d’antécédents criminels dans les questionnaires préalables à l’embauche
– Obliger l’égalité salariale pour les femmes par la loi ; augmenter le salaire minimum basé sur le pourboire
– Protection des droits de contraception

La réforme de Wall Street

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– Interdire les grosses entreprises de spéculations
– Taxe sur les transactions financières
– Interdiction de l’utilisation de l’argent public pour spéculer


Politique extérieure

Point de divergence avec Hillary Clinton, laquelle garde une posture plus hégémonique des Etats-Unis sur le monde que Bernie Sanders
– Privilégier la diplomatie à l’action militaire unilatérale
– Donner des objectifs clairs aux actions militaires
– Fermer Guantanamo / Interdire la torture
– Promouvoir les Etats-Unis par le commerce équitable, la lutte contre le changement climatique, l’aide humanitaire et économique et la défense des droits de l’Homme

Eléments intéressant, Bernie Sanders a également publié sur site comment il allait financer chacun de ses engagements de campagne, rigueur budgétaire oblige.

Jérémy Pastor




En route pour la maison blanche, Clinton et Trump gagnent le Super Tuesday !


Mardi les électeurs de 11 Etats appelés à voter pour la primaire démocrate et choisir qui de Hillary Clinton ou Bernie Sanders ira conquérir la Maison Blanche. Pour les républicains,10 Etats votaient. Et c’est sans appel, les deux favoris qui ont remporté ce Super Tuesday. Plus de détails.

Mardi se déroulait aux Etats-Unis le Super Tuesday. Le mardi capital des primaires américaines durant lequel plusieurs Etats votent en même temps pour élire le candidat républicain et le candidat démocrate pour la présidentielle 2016. Cette année, 10 Etats votaient pour les primaires républicaines ; 11 pour les démocrates.

Une dynamique confirmée

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Et sans surprise, ce sont Hillary Clinton et Donald Trump qui sortent grand vainqueurs de ce rendez-vous politique.

Hillary Clinton a remporté 7 Etats : en Géorgie, en Virginie, dans le Tennessee, l’Arkansas, le Texas, l’Alabama et le Massachusetts. Bernie Sanders remporte 4 Etats : le Vermont, l’Oklahoma, le Colorado et le Minnesota. Si Hillary Clinton se place en tête, elle ne peut crier victoire dès maintenant ! Et pour cause, il reste encore 35 Etats à procéder aux primaires.

Quant au magnat de l’immobilier, Donald Trump a remporté 7 Etats : remporté l’Arkansas, la Géorgie, le Tennessee, l’Alabama, la Virginie, le Vermont et le Massachusetts. Ted Cruz a gagné dans l’Oklahoma, l’Alaska, au grand dam de Sarah Palin qui supporte Donald Trump, et sur ses terres du Texas. Marco Rubio a remporté la primaire républicaine en Virginie et dans le Minnesota.

Jérémy Pastor




En route pour la maison blanche, les candidats démocrates


Beaucoup moins nombreux chez les démocrates, ils n’étaient que trois, Hillary Clinton, Bernie Sanders et Martin O’Malley. Ce dernier a abandonné après les résultats de la première primaire dans l’Iowa gagnée par l’ex-First Lady.

Qui d’Hillary Clinton, First Lady, Secrétaire d’Etat ou de Bernie Sanders, sénateur qui se revendique socialiste au pays de Reagan sera la tête d’affiche du parti démocrate qui succèdera à Barack Obama ? Eléments de réponses par portraits interposés.


Hillary Clinton, l’Héritière

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Après la douloureuse défaite contre Barack Obama lors de la primaire démocrate de 2008, Hillary Clinton retente sa chance en tant que grande favorite. Secrétaire d’Etat de 2009 à 2013, l’ex-First Lady compte sur cette expérience pour convaincre l’électorat de son parti face à Bernie Sanders. Ce dernier, un in dépendant social-démocrate a obligé Hillary Clinton à positionner son discours plus à gauche que prévu tout en restant fidèle à la ligne mise en place depuis 8 ans par Barack Obama.

Clinton joue donc de sa relation au plus haut du pouvoir avec Barack Obama pour toucher les communautés « blacks et latinos » du pays qui lui manquaient en 2008. Elle défend donc l’environnement, le mariage homosexuel tout en croisant les doigts afin que la radicalisation des candidats républicains pousse les communautés vers elles. Elle joue donc de son pragmatisme afin de convaincre.


Bernie Sanders, un OVNI au pays de Reagan

THE-YOUNG-REPORT-PRIMAIRES-US-DEMOCRATES-BERNIE-SANDERSAu pays du libéralisme décomplexé économique, je cherche Bernie Sanders, sénateur indépendant du Vermont. Véritable trublion, Bernie Sanders se revendique du socialisme scandinave pratiqué Norvège, Suède et Finlande. Et contre toute attente, il arrive à rallier de nombreux sympathisants, obligeant Hillary Clinton, sa concurrente à marquer son discours à gauche.

Quant à ses propositions, Bernie Sanders veut quasiment doubler le salaire minimum, rendre l’enseignement supérieur gratuit, et de rendre la couverture santé universelle. Bernie Sanders est issu d’une famille juive émigrée de Pologne. Il a fait ses armes universitaires à l’université de Chicago et a milité contre la guerre du Vietnam et la ségrégation raciale.

Bernie Sanders est également connu pour ses positions virulentes contre l’invasion de l’Irak en 2003. Il apportera en 2011 son soutien au populaire mouvement Occupy Wall Street. Le sénateur du Vermont comptera donc sur la branche la plus à gauche du parti démocrate pour vaincre Hillary Clinton. Premiers éléments de réponses lors du Super Tuesday le 1er mars prochain.


Jérémy Pastor




En route pour la maison blanche, les candidats républicains


Ils étaient encore hier 12 avant l’abandon prématuré de Jeb Bush, frère et fils de deux anciens présidents américains. Alors que la quatrième primaire dans le Nevada se profile, portrait des principaux candidats conservateurs.

Qui de Donald Trump, Marco Rubio ou Ted Cruz remportera l’investiture républicaine ? Petites présentations.


Donald Trump, le populiste

CC SEARCH/ WIKICOMMONS

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En parfait connaisseur des médias, l’ex-animateur de « The Apprentice » sur NBC, Donald Trump a parfaitement inversé la vapeur. Et pour cause, le candidat républicain, très populiste n’était pas pris au sérieux au début des primaires, alors que désormais il caracole en tête de toutes les intentions de vote.
Trump, milliardaire de 69 ans a forgé son aura électoral grâce à l’usage de phrase choc et de la polémique. Il s’est d’abord attaqué à l’immigration, dont sa politique repose sur l’expulsion des 11 millions de clandestins mais surtout la construction d’un mur sur la frontière avec le Mexique, bien évidemment financé par le Mexique. Il a fait des sorties sulfureuses expliquant que les migrants sud-américains n’apportent que du crime, de la violence, du chômage et qu’ils étaient tous des violeurs.
Les attentats du 13 novembre de Paris et ceux de San Bernardino en Californie le 2 décembre dernier lui ont permis de muscler son discours populiste. Résultat, il s’attaque à la relation des Etats-Unis avec l’Islam. Pour cela, il souhaite l’interdiction d’entrée sur le territoire pour tous les musulmans ainsi que la suppression de l’ouverture de mosquées supplémentaires.
Se dépeignant comme un homme providentiel de poigne, il ridiculise en permanence l’establishment politique se servant de leur incompétence. Il compte donc sur cette base électorale révoltée que Trump veut gagner sa primaire et remporter la présidentielle le 8 novembre prochain.*


Ted Cruz, le conservateur

CC search/ Flickr

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Fervent critique des pratiques du parti Républicain, le sénateur du Texas, Ted Cruz, se positionne comme l’autre alternative à l’establishment du parti revendiqué par Jeb Bush ou encore Marco Rubio.
Particulièrement radical, Ted Cruz est détesté par les pairs du parti. L’ex-candidat en 2008 John McCain le qualifie d’ailleurs de « dingue ». Ted Cruz arrivé de Cuba aux Etats-Unis avec seulement 100 dollars sur lui, il incarne le véritable rêve américain. En 2012, il est élu sénateur du Texas contre le candidat naturel que souhaité le Grand Old Party (GOP) grâce à l’aile droite des Républicains tout en soutenant un puritanisme fort et des propositions très conservatrices avec une sécurité plus forte et un contrôle plus accru des mœurs (alcool, sécurité routière, mariage homosexuel, avortement), il a d’ailleurs reçu en 2012 le soutien de Rick Santorum et Sarah Palin, deux grandes figures de l’extrême-droite américaine.
Ultra libéral, il souhaite une plus grande dérégulation du marché et pourfend l’interventionnisme de l’Etat, notamment en matière de prestations sociales comme l’est l’Obama Care et la sécurité sociale.
Il est aux coudes à coudes avec Donald Trump et a gagné la primaire en Iowa le 1er février dernier à la surprise générale devançant son concurrent direct de seulement 3 points.


Marco Rubio, l’ambitieux

CC SEARCH/ WIKICOMMONS

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A 44 ans, Marco Rubio, sénateur de Floride, est également candidat à l’investiture républicaine. Se faisant l’effigie du rêve américain, et de la communauté cubaine, comme Ted Cruz. Il est attiré chez les Républicains par la force de Ronald Reagan mais aussi par opportunisme puis en 1999 il est élu à la chambre de Floride, y siège pendant huit ans et devient le premier Speaker (président de la chambre) d’origine cubaine de Floride. En 2010, il est élu sénateur de Floride lors de la poussée du Tea Party dont il utilise les thématiques sur la dette public et le plafond, sur l’immigration, sur l’importance du Wall Street dans l’appauvrissement du peuple. Il compte sur le ralliement des modérés pour vaincre Trump ou Cruz. L’abandon récent de son mentor, Jeb Bush, va peut-être lui donner les voix qui lui manques pour remporter enfin une primaire. La réponse dans le Nevada cette semaine.


Jeb Bush, le malheureux

CC SEARCH/ WIKIMEDIA

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Pourtant donné grand favori de la primaire il y a seulement trois mois, Jeb Bush a annoncé son abandon suite à la primaire de la Caroline du Sud samedi soir. Et pour cause, Jeb Bush, troisième membre de la famille Bush qui commence à copier le clan Kennedy chez les démocrates, n’a jamais eu la possibilité de séduire. Les raisons : trop centriste face à un électorat républicain radicalisé par le Tea Party. De plus, il est considéré comme le symbole de l’Establishment du Grand Old Party, ne convaincant pas.


Jérémy Pastor




En route pour la maison blanche, le mode d’emploi


Après la troisième étape des primaires américaines dans la Caroline du Sud, fatale pour le républicain Jeb Bush, The Young Report vous propose une grande thématique consacrée aux élections présidentielles américaines lesquelles se dérouleront le 8 novembre prochain. Episode 1 : le mode d’emploi.

Qui de Bernie Sanders, où Hillary Clinton représentera les démocrates ? Qui de Donald Trump, Ted Cruz ou Marco Rubio sera la tête d’affiche des républicains ? Pour mieux comprendre ce véritable marathon, il faut d’abord en connaître les règles.

Qui peut être candidat ?

Pour être candidat, il faut avoir plus de 35 ans, être américain résident depuis plus de quatorze ans sur le territoire et ne pas se présenter pour un troisième mandat.

Les primaires américaines, qu’est-ce que c’est ?

Une fois la candidature exprimée, il faut gagner les primaires, lesquelles sont une sorte d’élection présidentielle propre au partie étalée pendant 6 mois dans chaque Etat du pays commençant par Iowa et le New Hampshire pour sélectionner le candidat des démocrates et celui des républicains.

Les primaires sont régies par deux formes de votes, les primaires et les caucus. Selon les districts et les Etats, les partis ont recours à des systèmes de vote différents. Les primaires sont ouvertes à tous les électeurs, du sympathisant au militant peu importe son étiquette. Ils désignent directement par vote le candidat qu’ils veulent élire pour la course générale.

Les caucus ressemblent plus à l’élection présidentielle américaine. Les électeurs élisent des sous-délégués lesquels votent pour un des candidats. Un système similaire à celui des grands électeurs pour la présidentielles.

Entre février et mars, il y a toujours le « super Tuesday », lequel est le regroupe des primaires de plusieurs Etats le même jour (un mardi) permettant d’entrevoir le gagnant et d’éliminer les candidats trop distanciés.

Les primaires se termineront entre le 18 et le 21 juillet pour les Républicains à Cleveland, dans l’Ohio et entre le 22 et le 25 juillet pour les Démocrates à Philadelphie, en Pennsylvanie via les conventions lesquelles sont les investitures des candidats gagnants.

Une fois les deux candidats investis, le deuxième acte commence avec la lutte pour la maison blanche, toujours autant de débats et de meeting jusqu’au 8 novembre 2016. Au total, les deux candidats finaux des primaires auront fait plus d’un an de campagne électorale : un vrai marathon.

Les réactions des candidats après les primaires de la Caroline du Sud : 


Primaires américaines: Clinton gagne, Donald… par ladepechefr

Jérémy Pastor