Nigeria : Boko Haram enlève 276 lycéènnes


Le groupe islamiste armé, Boko Haram s’est dit prêt à réduire les 276 lycéennes enlevées à l’esclavagisme.

L’agence France presse (AFP) vient de révéler que ce groupe extrémiste serait prêt au pire. Pour rappel, Boko Haram a revendiqué avoir enlevé ces jeunes femmes à la mi-avril mais ce n’est qu’aujourd’hui que le groupe l’a revendiqué.

Pourquoi ces agissements?

Leurs revendications sont simples . Ils veulent la fin de l’éducation occidentale au Nigéria. Pour ça, ils veulent utiliser des moyens aussi horribles les uns que les autres : Vendre, utiliser comme esclaves ou marier de force. On apprend aussi qu’elles pourraient faire l’objet de vente à 12 euros chacune aux pays voisins.

Goodluck Jonathan toujours en difficulté contre Boko Haram (@Commonwealth Secretariat)

Goodluck Jonathan toujours en difficulté contre Boko Haram (@Commonwealth Secretariat)

 

Le Nigéria réclame de l’aide

Le Nigéria semble impuissant et démunis face à cette faction. Le président Goodluck Jonathan craint pour la sécurité de ces concitoyens et espère une aide prochaine des Etats-Unis. « Nous nous adressons à des pays dont nous espérons une aide (…). Les Etats-Unis sont au premier rang. Je me suis déjà entretenu deux fois avec le président Obama. »

Le groupe armé aura déjà tué 1500 personnes depuis le début de l’année au Nigéria. Le Président est vivement critiqué pour cette gestion calamiteuse de ces conflits. 

Alexandre Gozzi

 




L’Ouganda relance sa chasse aux homosexuels


Sous la pression d’une population mal informée et de l’obscurantisme des puissantes Eglises évangélistes, Yoweri Museveni, président Ougandais, a promulgué une loi anti-homosexualité. Cette loi ouvre sur une traque légale des homosexuels. Il n’a jamais fait bon vivre en Ouganda pour les populations homosexuelles, aujourd’hui, plus que jamais.

En 2010, l’Ouganda avait déjà fait parler d’elle pour la recrudescence de meurtre homophobe. La version ougandaise du magazine Rolling Stone publiait la liste de 100 gays et invitait la population à les pendre. Photos et adresses à l’appui. Des massacres à la machette ont été commis en masse et la plupart des criminelles n’ont pas été inquiétés. Dans certains cas, ils sont vus comme des « héros » ou des « sauveurs d’enfants. ». Entre-temps, la cour de Kampala interdit les nouvelles publications d’identité de personnes présupposées gays ou homosexuelles. Quatre ans plus tard, le gouvernement ougandais relance la chasse à l’homme, mais légalisée cette fois.

©james’photography/flickr.com

Le président ougandais Yuweri Museveni lors d’une conférence au Cap. 

Le président Yoweri Museveni hésitait pourtant à promulguer une loi sur l’homosexualité. Celui-ci affirmait que les « gays étaient malades mais que la répression n’était pas le remède ». Après ces « sages » paroles, il est finalement revenu sur sa décision. Les raisons sont invraisemblables.

Cette loi affectera la vie des citoyens homosexuels Ougandais. Et cela de façon irrévocable

Selon Ofwono Opondo , porte- parole du gouvernement, le ministère de la santé aurait chargé un « groupe de scientifiques’’, « d’étudier l’homosexualité et la génétique chez les êtres humains ». « L’équipe de scientifiques a montré que l’homosexualité est un comportement appris, que certaines personnes adoptent parfois pour de l’argent, et c’est ce que le président veut empêcher ». CQFD…

Cette loi affectera la vie des citoyens homosexuels Ougandais. Et cela de façon irrévocable. Le Code pénal interdisait déjà une série de droits comme les « rapports sexuels contre nature. ». Cette version « améliorée » cible des personnes susceptibles d’être arrêtées comme celles assumant leur préférence ou au contraire, qui défendent la cause homosexuelle sans pour autant dévoiler leur sexualité. Les individus touchés sont :

  • les « récidivistes », qui ont un temps été menacés de la peine de mort, dans une version du projet de loi en date de 2009.
  • les personnes porteuses du VIH ayant eu des rapports sexuels avec une personne du même sexe, y compris lorsqu’il s’agit de rapports sexuels protégés entre adultes consentants.

Prescrite le 24 février dernier, la loi prévoit quelques « nouveautés » :

  • Elle pénalise la « promotion » de l’homosexualité et prévoit également des peines de prison pour toute personne qui conseille ou tend la main aux homosexuel(le)s.
  • Elle impose des tests de dépistage du VIH dans certaines circonstances.
  • Le texte criminalise également pour la première fois l’homosexualité féminine, ignorée auparavant par la législation.
  • La non-dénonciation des homosexuels devient pénalement répréhensible.
  • La loi dispose théoriquement d’une compétence extraterritoriale, rendant tout citoyen ougandais vivant à l’étranger et « coupable d’homosexualité », susceptible d’être poursuivi et extradé.(extrait de Slate Afrique)

Une part de la population, mal renseignée, croit encore à certaines rumeurs lancées contre les individus homosexuels ; A l’instar de Muhames Giles, le directeur de publication de Rolling Stones : « certains d’entre eux enrôlent de jeunes enfants dans l’homosexualité, ce qui est mal et doit être rendu public. Ils se servent de notre pauvreté pour embrigader des Ougandais. En bref, nous l’avons fait parce que l’homosexualité est illégale, inacceptable et que c’est une insulte à nos traditions ». L’église a aussi un poids déterminant pour la population. Ainsi, elle n’hésite pas à prêcher l’intolérance en masse. La plupart de la population ougandaise ne réfute pas les dires car le courant évangéliste est aussi (voire plus) puissant que l’Etat. Il n’a pas rare d’entendre encore : homosexualité = pédophilie = pratiques sadomasochistes ou viol d’enfants.

 

Jeanick Lubanza




20 ans après le Génocide Rwandais : un procès et des ingérences qui refont surface


Pascal Simbikangwa, ancien militaire rwandais est actuellement jugé aux assises de Paris pour complicité de génocide et crimes contre l’Humanité. Pendant la guerre civile de 1994 au Rwanda, il aurait aidé à l’assassinat de 1 800 Tutsis dans la région-nord du pays.

Son nom, aux origines troubles, deviendra peut-être une triste légende. « J’ai pris le nom de Simbikangwa qu’au moment de rentrer de rentrer au collège. Il y avait alors une discrimination à l’encontre des gens du nord, comme moi […] Je me suis donc fait appeler Pascal Simbikangwa.» ( le prévenu, Pascal Simbikangwa aux assises de Paris)

Qu’importe son nom, au Rwanda il est connu comme le loup blanc. Pascal Simbikangwa était un ancien capitaine sous la présidence hutue de Juvénal Habyarimana. A l’époque, le Rwanda sombrait doucement mais sûrement dans les affrontements ethniques, le marasme économique et les pressions internationales. Entre deux massacres Tutsi-Hutu et Hutu-Tutsi, une grave crise foncière touche le pays. Le drame survint le 6 avril 1994. L’avion présidentiel est la cible d’un tir de missiles. Habyarimana, Cyprien Ntaryamira le président du Burundi et de hauts dignitaires meurent sur le coup.

 L’ex militaire prétend avoir protégé une famille de tutsi dont il était proche

©Ableton/wikimedia commons

©Ableton/wikimedia commons

Le FPR (front patriotique rwandais), parti à majorité tutsie est accusé d’avoir commis l’attentat. Le lendemain, le CDR (coordination démocratique rwandaise), Parti extrémiste hutu et les milices Interahamwe commencent le massacre envers les Tutsis. Pendant ce temps, Pascal Simbikangwa aurait commandité certains meurtres au nord du pays, sa région natale. Mais dans ce chaos, il est impossible de connaitre l’identité et le nombre des victimes. Pour sa défense, l’ex-militaire prétend avoir protégé une famille de Tutsis dont il était proche. La France et la Belgique évacuent ressortissants puis soldats. Outre le silence assourdissant de l’Hexagone, les ONG présentes sur le terrain, dénoncent le manque d’aide de la communauté internationale. Dans une lettre adressée au président François Mitterrand le 16 mai 1994, Philippe Biberson, dirigeant de Médecin sans frontières accuse: «Nous sommes aujourd’hui désarmés devant l’ampleur de telles tueries que rien ne nous semble pouvoir stopper en l’absence d’intervention extérieure. […] Nous pensons que la communauté internationale et particulièrement la France n’ont pas toujours pris leurs responsabilités politiques dans un conflit qui n’est pas un massacre inter-ethnique mais bien une extermination systématique.»

La France reste le seul pays européen attaché et entaché dans l’Histoire Africaine.

©wallyg/flickr.com

©wallyg/flickr.com

Après 860 000 morts tutsis et hutus modérés, la France sort de son mutisme. Ils ne reviennent sur le territoire rwandais qu’en milieu de génocide. L’opération Turquoise est lancée en juin 1994. Il aura fallu une centaine de jours aux rebelles du FPR pour endiguer la guerre civile. La France reste le seul pays européen attaché et entaché dans l’Histoire Africaine. La plupart des génocidaires ont élu domicile sur le territoire français. Aucune enquête n’a été menée. Pour le cas Simbikangwa, les enquêteurs avaient même refusé de le livrer à Interpole. Avec ce procès aux assises, les rescapés et les ONG espèrent que cela rendra hommage aux milliers de disparus oubliés d’un conflit, pour ainsi dire, oublié. A terme, cette affaire semble être le reflet des relations franco-rwandaises. Trouble et versatile.

Jeanick Lubanza




Centrafrique : La France y arrivera t'elle ?


un-soldats-francais-patrouille-a-bangui-la-capitale-centrafricaine-11050163eumyc_1713Le 24 Mars dernier, par un coup d’état, Michel Djotodia avec sa coalition à majorité musulmane Seleka s’empare du pouvoir en renversant le chef de l’état François Bozizé et s’autoproclame Président de la République centrafricaine. Seulement, tout ne se passera pas comme prévu. Les actions menées par Seleka (viols, meurtres, pillages…) et la formation de milices chrétiennes d’autodéfense nommées anti-Balaka (Anti machettes) en Septembre plongeront le pays dans une nouvelle guerre civile. Les premières difficultés sont déjà visibles : deux soldats français du 8ème RPIMA de Castres ont été tués dans la journée de mardi.

La dissolution du mouvement Seleka par le président Djotodia n’y aura rien changé, les miliciens, pour la plupart mercenaires étrangers refusant d’arrêter leurs actions continuent d’entasser les cadavres. Plusieurs milliers de morts et plusieurs centaines de milliers de personnes obligées de se déplacer, tel est le très lourd bilan d’une guérilla sanglante dont personne ne voit encore le bout.

C’est pour tout cela que le 5 Décembre dernier, François Hollande prend la décision de l’intervention de la France en Centrafrique. 1600 militaires sont envoyés sur place pour rétablir l’ordre. Les raisons de l’opération, nommée « Sangaris » sont simples. Le but est tout d’abord de désarmer les différentes milices qui sévissent à travers le pays, et donc d’arrêter l’épouvantable tsunami de barbarie perpétré par celles-ci. Puis, à long terme, d’aider la Centrafrique à retrouver un peu de stabilité en attendant de nouvelles élections libres.

Deux morts plus tard.

lun-des-deux-soldats-tues-etait-angevin

Dans la nuit de Lundi à Mardi, deux soldats français qui patrouillaient dans Bangui, la capitale ont été tués par des hommes armés. Trois mois après le décès de deux membres d’une ONG, les deux hommes ont succombé aux suites de leurs blessures. Membres du 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine, Antoine Le Quinio et Nicolas Vokaer s’étaient illustrés par leur « professionnalisme » lors de leur précédent déploiement en Afrique.

François Hollande, premier président de la Ve République à se rendre sur un champ de bataille, en déplacement en Centrafrique hier soir, a rendu hommage aux deux hommes en se recueillant sur leurs cercueils et en présentant son « profond respect pour le sacrifice de ces deux soldats ».

Le président, accompagné de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et de Christiane Taubira, garde des sceaux, a affirmé, malgré les deux décès, sa volonté de continuer l’action en déclarant  « Elle est dangereuse, on le sait, on le savait mais elle est nécessaire si on veut éviter qu’il se produise ici un carnage ». Des paroles pleines de courage dans un conflit violent dont personne ne semble entrevoir l’issue.

Benjamin de Haro




La presse meurtrie...


Ghislaine-Dupont-Claude-Verlon_pics_390

©RFI

Après l’assassinat près de Kidal dans le nord du Mali de Ghislaine Dupont et de Claude Verlon, journalistes reporters pour Radio France Internationale (RFI), le monde entier des médias est en deuil avec une seule question en tête : le journaliste peut-il exercer son métier en toute sécurité ?

Les médias français sont aujourd’hui dans le deuil le plus complet ! Samedi, deux confrères de Radio France Internationale (RFI) ont été froidement assassinés au Nord du Mali près de la ville de Kidal. Présents sur place pour interviewer un chef touareg du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA), Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été attaqués et capturés, par selon les premiers éléments des membres terroristes du Mujao (Mouvement pour l’unicité du Jihad en Afrique de l’Ouest) avant d’être exécutés à 13 kilomètres, seulement de Kidal.

Les médias outragés !

Cette nouvelle fait mal. D’autant plus qu’elle intervient quelques jours seulement après la libération des quatre otages d’Arlit (Niger), détenus depuis trois ans. Elle passe d’autant plus mal que les faits décrivent un assassinat dans les règles : froid, cruel et ciblé. Si cet évènement est majoritaire perçu comme une vengeance, il traduit les difficultés qu’éprouvent les journalistes, chaque jour, pour exercer leur métier, leur passion. Et pour cause, c’est bien de la passion qu’il est question pour ces deux journalistes, amoureux de l’Afrique.

La presse brisée !

cpj graph

©CPJ

La mort de ces deux journalistes porte à 4 le nombre de journalistes français tués cette année. En début d’année, deux confrères sont exécutés, cette fois-ci en Syrie. Yves Debay, co-fondateur du magazine Assaut est abattu par un tireur embusqué le 17 janvier 2013, tandis qu’Olivier Voisin, reporter indépendant meurt des suites de ses blessures en mai dernier. La tension est  palpable au sein de la presse française, de plus en plus réticente à envoyer des reporters sur des terrains aussi dangereux. Le sort de quatre autres journalistes est toujours incertain : Didier François et Edouard Elias, journalistes chez Europe 1 sont retenus prisonniers depuis le 6 juin 2013 ; le photographe, Pierre Torrès et le reporter Nicolas Hénin ont, quant à eux, été enlevé seulement trois semaine plus tard.

Les journalistes martyrisés !

Si ces évènements nous touchent directement, en tant que Français, les chiffres sur la liberté de la presse, les journalistes tués ou détenus sont effarants. Selon Reporter Sans Frontière (RSF) et le CPJ (Comittee to Protect Journalists), pas moins de 64 journalistes ont été tués cette année, un chiffre auquel s’ajoute une vingtaine de journalistes-citoyens… Pour autant, l’année 2013 n’est pas la plus meurtrière selon le CPJ : en 2007, 112 journalistes ont perdu la vie dans le cadre de leurs fonctions. La naissance du conflit syrien a aussi fait  augmenter le nombre de journalistes morts malgré une baisse après l’année 2007. Le CPJ fait ainsi état de 106 morts en 2012.

Mais la presse libérée ?

©CPJ

©CPJ

Si les chiffres sont loin d’être encourageants, les motifs en sont d’autant plus inquiétants, et ne permettent pas d’envisager que la presse sera totalement libre dans les années à venir.Et pour cause, depuis 1992, 61% des morts de journalistes sont dues à des guerres ou/et à des enjeux politiques,  22% à des crimes ou à la corruption… La liberté de la presse n’est pas encore acquise et de nombreux journalistes l’ont payé de leurs vies. Reste à savoir, si des mesures concrètes seront prises par les Etats à travers le monde pour libérer les journalistes détenus et revendiquer le droit de la presse comme une vertu de la démocratie. Rien n’est moins sûre…

Par Jérémy Pastor

1424448_685277474825389_1206706702_n




Centrafrique : les rebelles prennent d'assaut la capitale


800px-Rebel_in_northern_Central_African_Republic_04Samedi, les rebelles de la coalition centrafricaine du Séléka ont pénétré dans la capitale Bangui.  La raison de cet assaut: Le président Bozizé n’aurait pas respecté un accord de paix qu’il a conclu en janvier avec les rebelles, prévoyant leur intégration dans l’armée.

Dimanche était annoncée comme une journée décisive. Dès le petit matin les insurgés ont lancé une offensive éclair contre le palais présidentiel. Le président au pouvoir depuis presque dix ans a donc pris la fuite et se serait installé en République Démocratique du Congo.

Dimanche soir, Michel Djotodia, chef du Séléka a annoncé être le nouveau président de la République

La capital Bangui au coeur de l’anarchie

Le Président étant parti, de nombreux témoins ont affirmé avoir assisté à des scènes de pillages. Les rebelles ne seraient pas les seuls en cause,  des brigands ont aussi pris part à ces dégradations en profitant de l’instabilité qui règne dans la capitale. Ce sont donc des magasins, des villas ou encore des voitures qui ont été prises pour cible. La population aurait elle même participé à ses mouvements d’anarchie. C’est donc l’insécurité qui domine  dans les rues de la plus grande ville du pays.

La réactivité de la France.

La France qui est une ancienne puissance coloniale, possède toujours de nombreux ressortissants en Centrafrique. c’est pour cette raison qu’elle a envoyé près de 500 soldats en renfort depuis le début de l’assaut afin, dans un premier temps, d’assurer la sécurité de ses ressortissants mais aussi pour sécuriser l’aéroport de la capitale Bangui.

Paris a aussi affirmé «prendre note» du départ du président Bozizé, et appelle les partis a faire preuve de de la plus grande retenue.

La position des Etats Unis

Les Américains se sont déclarés très «inquiets» de la détérioration de la sécurité mais aussi de la dégradation de la situation humanitaire en Centre-Afrique. Washington appelle les rebelles à respecter les accords de Libreville ( accords de paix signé en Janvier 2013) mais aussi à rétablir la loi et l’ordre dans la ville et de remettre en routes les services de distribution d’eau et d’électricité.

Un assaut déjà meurtrier

Les premières victimes de cet assaut sont des soldats sud africains déployés dans la ville, tués lors des combats avec les rebelles. Aucun chiffre n’as encore été communiqué, mais il s’agirait de pas moins de six soldats. L’Afrique du Sud avait déployé 200 soldats en Janvier afin d’ assister le gouvernement du président Bozizé dans le processus de paix.

La situation inquiète en Centrafrique alors que la région est très instable que ce soit en République Démocratique du Congo ou au Rwanda plus récemment.

Par Charlotte Faulkner

charlottefaulkner@theyoungreport.fr

 




Elections présidentielles au Kenya, la peur de l'instabilité


Kenya's_Deputy_Prime_Minister_Uhuru_Kenyatta_addresses_Nyanza_Professionals Déjà retardés de plusieurs jours, les résultats des élections présidentielles se font toujours attendre.

Marqués par les violences qui ont éclaté lors des dernières élections en 2007, le pays craint un nouvel épisode de manifestations. Les soupçons de fraudes inquiètent particulièrement le peuple kenyan car elles sont la cause principale des derniers affrontements, sanglants. Uhuru Kenyatta semble être favori pour le moment face au premier ministre sortant Raila Odinga. Le président de la commission électorale nationale a reconnu les retards de transmission des résultats qu’il a attribués à des « problèmes techniques ».

Des antécédents macabres

Pourtant modèle de stabilité politique en Afrique, le pays connaît une grave crise politique fin 2007 qui manque de le faire basculer dans la guerre civile.

Cette année là, les élections qui avaient débuté dans un climat serein conduisent à la proclamation précipitée de la victoire de Mwai Kibaki. Ce résultat est très vite contesté par l’opposition surtout en raison de la lenteur du processus de dépouillement et des soupçons de fraudes. De violents affrontements éclatent alors entre les différentes ethnies du pays Kikuyu, Kalenjin et Luo. Bilan de ces émeutes : plus de 1 300 morts et 600 000 déplacés.

Répétition tragique ?

Aujourd’hui, le président M. Kibaki ne se représente pas mais une fois de plus les résultats tardent à arriver.

Attendu lundi dernier, le scrutin n’est toujours pas annoncé vendredi soir. Le dépouillement se prolonge ce qui ne fait qu’accroitre les tensions et les craintes au sein du pays.

Uhuru Kenyatta 51 ans et fils du premier président du Kenya bénéfice toujours d’une avance confortable sur son adversaire Raila Odinga 68 ans, actuel premier ministre. M. Kenyatta a réussi à repousser son procès à juillet. Il devait être, en effet, jugé en Avril devant la cour pénale internationale pour crime contre l’humanité.

En ce qui concerne Raila Odinga il se présente pour la troisième et sans doute dernière fois aux élections présidentielles du pays. Pour l’instant aucune violence notable n’a eu lieu mais le camp Odinga dénonce déjà des fraudes. Son colistier Kalonzo Musyoka a dénoncé lundi la falsification des résultats. : « Nous avons la preuve que les résultats que non recevons sont falsifiés » a-t-il déclaré sans pour autant appeler à manifester.

'The New US Administration: Can It Meet the Expectations of the World?' : Raila Amolo Odinga

M. Musyoka a également appelé à stopper le processus de dépouillement qu’il a qualifié comme « manquant d’intégrité ».

Les internautes suivent avec grand intérêt ces rumeurs de fraudes. Il a par exemple été constaté lors du procès verbal d’un bureau de vote dans la ville de Nyali où M. Odinga a largement la côte, qu’il y avait plus de votants (769) que d’inscrits (726).

Cette année les kenyans sont nombreux à s’être pressés dans les bureaux de vote.

Lundi, la participation au premier tour a été de 70% sur les 14,3 millions d’électeurs appelés à se prononcer pour ce premier tour de la présidentielle.

Au cas où aucun candidat ne dépasse la barre des 50%, un second tour aura lieu le 11 avril.

Si ces élections refont tomber le Kenya dans les violences cela risque de déstabiliser de pays et la région de manière durable. Déjà affaiblit en 2007 le pays avait réussi à se redresser tant bien que mal.

Le Kenya est depuis 2011 le deuxième bénéficiaire des investissements directs étrangers en Afrique derrière l’Afrique du Sud et dépasse le Nigéria. C’est un pays moteur dans la région de l’est de l’Afrique. Le Kenya s’investit beaucoup notamment en Somalie et au Soudan. Une instabilité politique aurait des conséquences désastreuses pour ces pays déjà en grande difficultés.

Pour le moment aucune violence n’a éclaté mais les Kenyans restent attentifs à la suite des événements.

Le président de la commission Ahmed Issack Hassan a déclaré que le décompte ne serait pas interrompu assurant « qu’il n’y a pas moyen de trafiquer les résultats ».

Une affirmation qui ne convainc pas l’ensemble du pays. Les résultats devraient être prononcés ce lundi.

Par Caroline Bensoussan

carolinebensoussan@theyoungreport.fr




Mali: la chasse aux terroristes continue.


mali

Alors que la mort de deux leaders d’Aqmi est de plus en plus confirmée de nouvelles questions sont soulevées. Abou Zeid et Mokthar Belmokthar, deux chefs islamistes synonymes de terreur auraient perdu la vie lors d’un combat militaire. Selon la porte parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacem, ces affirmations seraient à prendre au conditionnel. Pourtant leurs disparitions sont en passe de devenir officielles. Quels enjeux cela représentera-t- il ? Comment cela va-t-il influer sur les otages retenus par ces chefs depuis plusieurs mois ?

Mokthar Belmoktar et Abou Zeid. Deux noms qui donnent froid dans le dos.

Tous deux chefs de Katibas  d’AQMI (Al Qaeda au Maghreb Islamique), ils auraient été tués lors d’interventions militaires par l’armée tchadienne.

Ces informations sont pourtant à prendre avec des pincettes, ce matin le ministre de la défense Jean-Yves le Drian déclare être toujours à la recherche « d’éléments de preuves » de la mort de ces deux « émirs » du Sahel.

Pour l’heure la mort d’Abou Zeid semble être la plus probable, même si le chef d’état-major des armées française met en garde « nous ne pouvons avoir de certitude pour l’instant, parce que nous n’avons pas récupéré les corps ».

Le ministre de la défense a lui aussi de gros doutes quant aux photos qu’il a reçu du supposé Abou Zeid, dont il dit ne pas le reconnaître  L « ’émir » sahélien aurait été tué par l’armée tchadienne lors d’une opération militaire selon les dires du  président tchadien.

Les sources annonçant la mort de ces deux leaders d’AQMI font planer le doute.

La fin de Mokhtar Belmokhtar a été annoncée par un communiqué des l’armée malienne.

La mort d’Abou Zeid, quant à elle, provient d’un jihadiste d’Aqmi qui aurait divulgué anonymement l’information sur le site internent mauritanien Sahara média.

Zeid et Belmokhtar dit « le borgne » ont réussi à s’imposer en tant que chefs dans ces mouvements islamistes du Sahel. Après un début de parcours similaire dans une des  organisations islamiques crées en 1990,  ils ont emprunté des routes différentes au point de devenir rivaux.

Abou Zeid, originaire d’Algérie est un homme petit et rachitique. D’après les témoignages des ex-otages c’est son calme froid qui dissimule à peine une cruauté hors du commun qui lui a valu sa réputation.  Il a fait de Tombouctou sa capitale mais a toujours su rester très discret au point de ne pas avoir de portrait photo.

Mokthar Belmokhtar, est l’homme à l’origine de la prise d’otage meurtrière sur le site d’In Amenas en Algérie. Surnommé le Borgne en raison de son œil  manquant, il est aussi connu pour des trafics en tout genre : narcotiques, armes et humains.

Deux hommes déterminés et fanatiques qui ont su faire régner la terreur autour d’eux et inspirer la crainte. Cependant, la mort de ces deux leaders ne permettra pas de faire faiblir de façon significative les mouvements islamistes qui sévissent au Mali et dans ses pays frontaliers. D’autres leaders qui n’ont pas été précisément localisés continuent de progresser et de constituer une menace.

En ce qui concerne les otages, les autorités françaises ainsi que les familles sont inquiètes. Une ex-otage, épouse d’un des hommes retenus au Mali, explique que la plus grande crainte est celle de représailles des jihadistes suite à la mort de leurs leaders. Si les faits se confirment cela mettrait directement en danger les otages, d’autant plus que les troupes françaises avancent au Mali ce qui pourrait « provoquer » les islamistes qui retiennent les français. les familles ont demandé un cessez-le-feu pour calmer les tensions le temps de négocier un accord mais rien n’a été décidé pour l’instant.

D’après le ministre de la défense « tout laisse à penser que les otages sont en vie » car aucune preuve de leur mort n’a été apportée.

Malgré l’affirmation du président Tchadien sur la mort d’Abou Zeid, les doutes persistent. Le manque d’information concrète continue de durer dans cette région de l’Afrique. Les autorités françaises restent sur le qui-vive pour pouvoir confirmer officiellement  la mort des deux leaders d’AQMI.

Par Caroline Bensoussan

carolinebensoussan@theyoungreport.fr