Nous aussi on a fait l'exposition Harry Potter !


Ce vendredi 4 septembre était le dernier jour durant lequel il était possible de prendre une place pour l’Exposition Harry Potter  à la Cité du Cinéma de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Si l’exposition est plutôt belle et nous replonge dans nos souvenirs d’enfance à dévorer les livres de la saga et regarder en boucles les films, elle n’apporte pas grand chose de plus si ce n’est un semblant de nostalgie.

C’est presque fini ! Après avoir traîné des pieds pendant plusieurs mois, trop occupé (ou pas), je me suis fait embarqué à l’Exposition Harry Potter de la cité du cinéma. Au départ sceptique de ce que pouvais m’apporter en plus des livres, des films et autres, mon cynisme s’est transformé progressivement en sourire débile d’un grand enfant qui replonge dans son univers préféré. Passé le coup commercial de la photo sur fond vert avec la baguette dans la main, je suis dirigé comme un primant à Poudlard vers le rituel du choixpeau magique, avec la voix de ce dernier en arrière-fond. Viens ensuite une salle remplie d’écrans avec pleins d’extraits des films de la saga. Soit.

Le dur de l’expo est plutôt pas mal

Une fois la locomotive du Poudlard et le quai 9 trois quart passés, nous entrons dans le cœur de l’exposition avec les effets personnels vêtements, baguettes magiques et autres objets phares du monde Harry Potter comme la baguette de Sureau, les Horcruxes, la pierre Philosophale…. Viens ensuite les deux activités « interactives » de l’Expo : vous pouvez arracher une mandragore comme nos héros adorés dans le tome 1 et puis vous amusez à marquer dix points au Quidditch !

Une fois cette partie passée vient ensuite la cabane d’Hagrid et son grand fauteuil, la forêt interdite et les mangemorts. Puis l’on repasse du côté gentil avec le tournoi des trois sorciers, la Grande salle Commune de Poudlard. Après avoir mitraillé pendant une heure le sourire collé tout le long à la bouche, c’est déjà la fin. Et je reste sur la mienne.

La grosse déception

Tout en rongeant son frein, je m’aperçois que j’en suis déjà à la boutique qui propose tous les goodies, bonbons et autres inspirés de la saga. On voudrait tout acheter sauf que… les prix sont exorbitants ! Ces derniers nous rappellent qu’au-delà d’un univers magique, Harry Potter est surtout une franchise commerciale qui vaut des milliards d’euros et qu’il faut rentabiliser à tout prix.

JP




Top 5 : les livres qu’il vous faut lire absolument cet été !


Que vous soyez ou pas en vacances, contraints au stage, au job saisonnier ou à la bronzette, The Young Report est là ! Et pour rendre plage ou transports en commun plus productifs, ce sont 5 valeurs sûres de la littérature à prix tout doux, qui vous sont présentées.

La vieille qui voulait tuer le bon dieu

Empreint d’humour noir ?
La vieille qui voulait tuer le bon Dieu, rédigé Nadine Monfils est le livre qu’il vous faut ! Au fil des pages découvrez Mémé Cornemuse, personnage aussi rock’n’roll qu’inconditionnelle d’Annie Cordy et de Jean-Claude Van Damme. Sa particularité ? Être presque aussi altruiste qu’un sérial killer. Et pourtant, la vielle bonne femme se retrouve à assumer le rôle de concierge dans un immeuble de Pandora où les habitants… sont tout aussi cocasses et surprenants qu’elle !

Nouvelles du New Yorker

Réalité douce-amère
La nouvelliste Ann Beattie a fait une entrée fracassante avec Nouvelles du New Yorker en France où elle était encore inconnue ! Au travers de seize petites histoires, elle promène sans fioriture le lecteur de couples en amours de passages et le fait entrer dans l’intimité la plus profonde de ces « messieurs tout le monde ».

voleuse-livresFrisson d’Histoire
La Mort ne sera jamais parue aussi humaine qu’au travers des mots de Marcus Zusak. Au fur et à mesure que les pages de La voleuse de livres se déroulent, cette narratrice toute spéciale offre au roman une atmosphère presque poétique. Seconde Guerre mondiale, le génocide, l’autodafé ayant contribué à la combustion de centaines de millions de livres, une petite orpheline qui se livre à un carnet et toujours cette Grande Faucheuse «hantée par les hommes». La rudesse du conflit laisse donc peu à peu sa place aux émotions les plus primaires.

Le collier rouge

Fenêtre ouverte sur la Première Guerre mondiale
«Voilà ce qu’avaient produit quatre ans de guerre : des hommes qui n’avaient plus peur, qui avaient survécu à tellement d’horreurs que rien ni personne ne leur ferait baisser les yeux», a écrit l’académicien Jean-Christophe Rufin. Collier rouge, c’est ce témoignage cinglant, cette fenêtre ouverte sur la réalité des tranchés. Collier rouge, c’est l’histoire d’un Poilu, jugé pour avoir remis sa médaille militaire à son chien.

La femme parfaite est une connasse157 pages… de légèreté !
Comprendre la femme dans tout ce qu’elle a de plus charmant ? C’est possible ! La femme parfaite est une connasse c’est le roman de gare par excellence : celui qui, même sans grandes envolées lyriques, fait du bien au moral ! Tout en légèreté, Anne-Sophie Girard et sa sœur Marie-Aldine emmènent lectrices et lecteurs curieux sur les routes sinueuses du second degré en passant de clichés en stéréotypes. Le but ? Arriver à faire déculpabiliser même la plus maladroite des donzelles, le tout avec le sourire, puisque… la femme parfaite n’est parfaite qu’au travers de ses petites imperfections !




Et Geluck créa Dieu


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En octobre dernier, Philippe Geluck a publié La Bible selon le Chat (Casterman). Une satire que les plus chatouilleux devraient éviter !

« Tu riras de tout, car vu qu’on va tous crever un jour ou l’autre, seul l’humour te permettra d’avoir un peu de recul sur les vicissitudes de l’existence. » Tel est le onzième commandement selon Dieu le Chat. Avec ce dix-huitième volume du Chat, le bédéiste belge Philippe Geluck met brillamment en scène son félin fétiche dans la peau du créateur suprême. La Bible selon le Chat (co-écrit avec Dieu en personne), donne une version de l’origine du monde au moins tout autant aguicheuse que l’originale.
N’en déplaise aux créationnistes, Dieu y est à l’origine de toutes les créatures invraisemblables, y compris des dinosaures ! À force de ratés, on comprend rapidement que le patron du Paradis a un léger penchant pour le bon vin, et trompe la mort (sa femme) avec un mouton. De quoi choquer les âmes religieuses sensibles, puisqu’Adam se révèle être tout droit sorti d’un congélateur, ressuscité par la Chat : « ça pue le déni de grossesse à 3 km ! » À travers le personnage d’Ève, Geluck sait faire réagir son lecteur sur la place de la femme dans la société. Ici, elle accompagne Adam uniquement pour combler ses besoins d’adolescent et, à peine arrivée au Paradis, elle doit récurer toute la vaisselle qui n’attendait qu’elle.
Si les fanatiques religieux vont hurler au blasphème en feuilletant cette bande-dessinée, les fanatiques des calembours vont la louer. Du début à la fin, l’ouvrage est truffé de jeux de mots, comme « là dessus, Dieu ne Bouddha pas son plaisir et s’en Allah car il n’y Yaveh plus rien à ajouter. » C’est d’ailleurs la seule allusion aux autres religions, Philippe Geluck ne se sentant pas légitime à les tourner en dérision. On pourrait le lui reprocher, pour quelqu’un qui veut rire de tout, mais ce serait chercher la petite bête.

Théo Duchaussoy
theoduchaussoy@theyoungreport.fr




World War Z le livre : une version orale de la guerre contre les zombies !


World-War-Z-banniere-700x384Alors que le film World War Z sort dans les salles obscures ce mercredi avec en tête d’affiche Brad Pitt, il ne faut pas oublier que cette histoire d’apocalypse « zombiesque » est tiré du roman éponyme de Max Brooks, également au casting pour l’écriture du scénario.

World War Z est UN des best-sellers dans le domaine de la littérature « zombie ». Publié en 2006, le livre de Max Brooks  a déjà séduit des millions de lecteurs à travers le monde grâce à un style oral poussé à son paroxysme. Dans le livre, d’après les interviews réalisés par  l’auteur d’un rapport sur la guerre des Zombies, guerre qui a ravagé la Terre il y a  dix ans. C’est avec ce point de vue originale que Brooks nous fait pleinement vivre cette horreur. Car la force du récit réside avant tout dans une organisation qui nous montre une évolution : de la découverte des premiers symptômes à la guerre totale engagée par les vivants en passant par la Grande Panique.

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Des témoignages terriblement sincères

Si  l’auteur (le personnage) fait ce livre, c’est parce que le l’ONU a refusé un rapport rempli de pathos. Ses supérieurs voulaient des faits, uniquement des chiffres, des cartes et des graphiques… Or pour cet enquêteur de l’ONU dont l’on ne connait pas le nom, le facteur humain est primordial dans la compréhension de cette catastrophe. Ce livre nous fait ainsi voyager dans le monde entier. De la Chine, lors de l’apparition des premiers cas, jusqu’aux Etats-Unis pour la guerre totale en passant par la cellule de quarantaine volontaire israélienne et les fonds des océans qui plusieurs années après la guerre encore remplies de Z qui résistent aux conditions les plus extrêmes.  Tous les acteurs de la guerre contre Zack sont passé au crible. Ils dépeignent les failles du systèmes, en d’autres termes : la géopolitique mondiale, qui est responsable de la propagation du virus. Les situations de la Russie, le Japon, la Chine, mais aussi la France sont décrites par des témoins marqués au fer rouge. Le plus intéressant revient à l’Afrique du Sud, d’où la solution pour limiter la casse provient.

Une fresque saisissante de notre monde

Bien que la guerre contre les Zombies, les goules ou encore Zack est omniprésente, c’est avant tout le côté humain qui est mis en lumière : situations géopolitiques, les différences sociales, les facettes de notre société. L’ensemble de ces éléments nous démontrent que la pandémie aurait pu être évitée si ces griefs et ces tensions avaient été mise de côté. Autre point intéressant parfaitement mis en perspective par ce livre : les marques laissées par le conflit.

Max Brooks

Max Brooks

Et l’on voit à ce moment que le facteur humain tient une part essentielle pour expliquer la Grande Panique, mais aussi les problèmes psychologique (jamais le taux de suicides n’a été aussi élevé), les morts qui meurent à cause du désespoir ou encore les rescapés qui ne peuvent pas réintégrer la civilisation, restés trop longtemps en territoire ennemi.

Puis il y a le cas terriblement flippant des humains en parfaite  santé qui se laissent pourrir pour ressembler aux zombies.

Terrible mise en abîme des failles de notre société, il ne manque plus qu’à attendre le film de Marc Forster pour juger l’adaptation réalisée autour de Brad Pitt. Ne vous inquiétez pas, on ne dira pas : « ouais c’était pas mal, mais le bouquin était vachement mieux ! ».

En attendant voici la bande annonce du film :

Par Jérémy Pastor
jeremypastor@theyoungreport.fr




ON/OFF : le grand déballage


Chroniqueur au Grand Journal de Canal + durant la saison 2011-2012, Olivier Pourriol livre dans son nouvel essai les dessous de l’émission phare de la chaine cryptée. A travers ces pages, l’ancien intervenant dessine sous forme de dialogue avec ses supérieurs, amis et autres chroniqueurs, le « off » de l’émission, ainsi que le peu de place réservée à ses interventions à l’écran.

One off « Les rôles sont simples. Moi je passe les plats. La blonde, les questions de blonde (Arianne Massenet). Le chauve (Jean-Michel Apathie), les questions de chauve, la politique, la dette, tout ça. Et toi, tu es encore jeune mais tu as des cheveux blancs, il faut que tu donnes de la hauteur. Un éclairage différent. (..) Comme tu sais faire, Le philosophe ! (..) Intelligent mais pas trop. » Cet échange avec le rédacteur en chef livré dès les premières pages est significatif du fonctionnement « off » de l’émission. Repéré lors d’une intervention sur le plateau en tant qu’invité, Olivier Pourriol, le normalien, a été recruté à l’aube de la saison 2011-2012 du Grand Journal. Connu pour sa justesse d’esprit et sa pertinence d’analyse due à sa carrière de philosophe, l’ancien chroniqueur avait longtemps hésité avant de se lancer dans l’aventure, lui, qui ne regardait jamais la télévision et qui n’avait aucune vraie expérience journalistique. Choisit pour relié souvent l’invité de la première, ou deuxième partie, à des sorties littéraires ou à des références cinématographiques, Olivier Pourriol a finalement craqué au terme de sa première année. Bloqué par le système, cantonné à une petite minute et demie lors des journées heureuses, son utilité a vite été limitée et sa progression professionnelle quasiment nulle pour lui. Lui ce qu’il aime c’est écrire comme il sait bien le faire. Le Peintre au couteau (2005), Cinéphilo (2008) ou encore Eloge du mauvais geste (2010) l’avaient fait entrer dans la cour des grands. La télé était décidément trop petite pour lui bien que le salaire de fin de mois, plus grand, l’était bien assez.

De septembre 2011 à septembre 2012, Olivier Pourriol a dessiné à travers son expérience sur la chaine cryptée, les dessous du Grand Journal. Et très vite, les doutes sont apparus dans la tête du néo-chroniqueur aux prémices de la saison. Restreint par ses supérieurs, le romancier et essayiste s’est vite interrogé. « Pas de littérature, pas de cinéma. On est une émission de quoi, en fait ? – Nous, on est nous. On est ce qu’on veut. On est statutaires.  » De l’information en surface associée à de la simple promotion stratégique, rien de plus. Un des techniciens croisés compare l’émission à « la loi de la jungle« , et fait le parallèle avec les très réputés talk-show à l’américaine. « En Amérique, les journalistes ont le devoir de mordre les mollets des grands et de défendre les petits. L’indépendance de la presse, la liberté d’opinion.. (..) Ici, on s’en fout. Ce qui compte, ce que les gens regardent, c’est la bagarre. On met en scène l’humiliation des moins aptes, et la survie du plus apte. C’est du catch. » Triste constat du divertissement populaire à la française.

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Autre point navrant et affligeant, l’aspect littéraire souvent au centre de l’émission. « On ne lit jamais les livres? – Si. Toujours. La première page, la dernière page, et la page 100« , pour prouver sur le plateau notre fausse bonne foi. Alors oui, selon Oliver Pourriol et son constat cinglant, les hommes de plateau qui vous vantent les sorties littéraires vendent de la fumée intellectuelle les concernant. Ils n’en connaissent même pas le fil. Des personnes sont payées pour eux pour leur faire des fiches sur chaque bouquin. Honnête.

Rendez-vous incontournable pour beaucoup, le Grand Journal est dépouillé à coeur ouvert par un ancien chroniqueur, franc et honnête qui avait besoin selon ses mots, de faire comprendre la vérité. Egalement surement d’ouvrir les yeux sur cet écran de fumée servit tous les soirs de 19h10 à 20h50. Il a déjà reçu le soutien d’une autre ex-intervenante, l’ancienne miss météo Solweig Rediger-Lizlow.

Crédits photos : L’Express, le Figaro.

Par Maxime Brigand
maximebrigand@theyoungreport.fr




Petit Prince sans rides


Petit prince couverture

Avril 1943. Antoine de Saint-Exupéry publie Le Petit Prince, qui depuis exactement soixante-dix ans, s’est écoulé à plus de 145 millions d’exemplaires. Une histoire qui continue de fasciner et demeure le livre français le plus vendu au monde. Succès planétaire ? Non, interplanétaire.

« On ne voit bien qu’avec le coeur. Le reste est invisible pour les yeux »

Il n’y a pas d’âge pour savourer Le Petit Prince. Lisez-le enfant et vous vous mettrez tout naturellement dans la peau du petit héros ; à l’inverse, si vous y plongez à un âge plus adulte, vous vous sentirez beaucoup plus proche du personnage de Saint-Exupéry. Alors vous vous prendrez conscience que votre enfance a foutu le camp, et que le sérieux a pris le dessus sur l’innocence et la simplicité passées. Comme le rappelle le narrateur enfant, exaspéré par ces adultes qui voient un chapeau à la place d’un boa fermé, « les grandes personnes ne comprennent jamais rien toutes seules, et c’est fatigant, pour les enfants, de toujours et toujours leur donner des explications. »

En retraçant le voyage du Petit Prince, cela saute aux yeux : en l’espace de soixante-dix ans, la société dépeinte n’a pas pris une ride. Le roi qui ne sait que donner des ordres, le vaniteux, l’ivrogne, le businessman qui a comme seul intérêt de chiffrer tout et n’importe quoi, un allumeur qui suit une consigne qu’il ne cherche pas à comprendre, un géographe sans explorateur… Sans oublier le paresseux qui a laissé sa planète exploser en négligeant trois baobabs, et le chasseur de la planète Terre qui préfère tirer sur le renard plutôt que de l’apprivoiser pour en faire son ami.

Petit prince photo inter

La liste aurait sûrement pu être plus longue, mais ce n’est pas dénoncer le dysfonctionnement d’une société de grandes personnes qui importe, puisque le Petit Prince se contente de les trouver « curieux ». Voir des moutons à travers les boites, les fleurs, les étoiles, l’amitié sont les sujets qui valent vraiment la peine.

« Si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre, tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde »

Au moins l’instant d’un livre, sinon plus, quittez la pollution pour respirer l’air pur du Sahara, loin de tout scandale politique, de crise, et des grandes personnes qui vous paraîtront après coup ô combien ennuyeuses ; la sentence est sans appel, ça fait du bien. Mais peut-être que pour s’éloigner de tous ces problèmes, il faut habiter une planète aussi grande que soi, telle la B 612 du Petit Prince, où il suffit de tirer sa chaise pour admirer un coucher de soleil infini !

Depuis soixante-dix ans, et après que le « p’tit loubard aux cheveux blonds » a survécu à sa mauvaise rencontre avec le Gérard Lambert que chante Renaud (1980), il est vrai que toutes sortes d’adaptations théâtrales, audiovisuelles, ou cinématographiques, de critiques et d’analyses du Petit Prince ont vu le jour, mais la seule qui résonne justement est celle que l’on s’en fait soi-même.

Le 31 juillet 2014, dans un environ un an, nous fêterons le soixante-dixième anniversaire de la disparition d’Antoine de Saint-Exupéry, qui s’est probablement écrasé en mer, abattu par un tireur allemand. Sauf que cette fois-ci il n’y eut pas de drôle de petite voix pour lui demander : « s’il vous plaît… dessine-moi un mouton ! » Enfin, qui sait ?

Si vous n’avez pas encore fait la connaissance du Petit Prince ou si vous désirez le retrouver, n’hésitez pas, vous avez même le choix entre deux cent soixante-dix langues et dialectes dans lesquels le chef-d’oeuvre a été traduit. Mais n’oubliez-pas,

« S’il vous arrive de passer par là, je vous en supplie, ne vous pressez pas, attendez un peu juste sous l’étoile ! Si alors un enfant vient à vous, s’il rit, s’il a des cheveux d’or, s’il ne répond pas quand on l’interroge, vous devinerez bien qui il est. Alors soyez gentils ! Ne me laissez pas tellement triste : écrivez-moi vite qu’il est revenu… »

Par Théo Duchaussoy
theoduchaussoy@theyoungreport.fr




Coup de coeur de la semaine: La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert



SDC11302Sorti, en décembre dernier, «La vérité sur l’Affaire Harry Quebert» a atteint des sommets en France en étant en tête des ventes pendant de nombreuses semaines.  C’est un véritable succès pour Joël Dicker, 27 ans. Son deuxième roman lui rapporte, en 2012 le Prix De La Vocation Bleustein-Blanchet , le Grand Prix du Roman de l’académie Française et le 25 ème Prix Goncourt des Lycéens.

L’affaire Harry Quebert, c’est l’histoire de Marcus Goldman, incapable d’écrire son deuxième roman, qui va prendre conseil auprès d’Harry Quebert son mentor et meilleur ami. Mais Harry Quebert est rattrapé par son passé et est accusé d’avoir tué Nola Kellergan en août 1975. Persuadé de son innocence, Marcus va alors tout faire pour dévoiler la vérité.

Bien au delà d’un thriller

Ce roman est, à premier vue, un thriller. Jusqu’au dernier chapitre, vous n’aurez absolument aucun soupçon sur ce qui c’est réellement passé. Tout est fait pour que le lecteur se lance sur de nombreuses pistes au fil des pages. Impossible de résoudre l’histoire soi-même. Mais au delà de l’aspect thriller du livre, ce roman est une réflexion sur l’Amérique, sa société, sa justice… (l’histoire se déroulant aux Etats-Unis, dans le New Hampshire juste avant les élections présidentielle de 2008). C’est également une réflexion sur la littérature, sur les questions que se pose un écrivain lors de l’élaboration de ses livres.

Un roman originalimages

L’affaire Harry Quebert est un roman qui intriguera le lecteur, du fait de son originalité. Tout d’abord les chapitres sont dans un ordre numérique inversé, il commence par le chapitre 31. Chaque début de chapitre commence par un dialogue entre Marcus et Harry, flashbacks de conseils que Harry lui donnait pour l’écriture de son premier livre. C’est justement ces flashbacks qui sont au coeur de ce livre et qui lui donne toute son originalité.

Très nombreux, ils permettent au lecteur de visualiser les faits de l’histoire et ainsi de les vivre par lui-même. Plus Marcus en apprend et en découvre, plus le lecteur formule ses propres hypothèses….

Lisez ce livre pour vous glissez, enfin, dans la peau d’un véritable enquêteur.

Par Charlotte Faulkner
charlottefaulkner@theyoungreport.fr