Captain America Civil War contre Batman V Superman


En un mois, le monde des super-héros DC et Marvel nous ont proposé un affrontement entre les leurs. Si le résultat est complètement raté pour Batman V Superman, Captain America Civil War est probablement l’un des meilleurs Marvel à ce jour. Affrontements et délibération d’un match de Supers

Il faut avouer les choses clairement. Après avoir vu Batman V Superman, j’appréhendais énormément ce que pouvait donner Captain America Civil War : un autre fiasco.

Batman V Superman : un navet signé Zack Snyder…

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Tous les ingrédients étaient réunis pour que cela marche. Un casting solide, un scénario initial tiré du Comic Book très plaisant. Sauf que la déconvenue fut grande, autant que la dépression en sortant de la salle. En effet, s’il fallait résumer les bons points du film. Il faut y réfléchir à deux fois.

Malgré les nombreuses critiques à son encontre, j’ai trouvé Ben Affleck en Batman convaincant. Il arrive à faire sortir la psychologie torturée et sombre du personnage. Si l’interprétation de Ben Affleck est nettement en-dessous de celle de Christian Bale dans la trilogie dirigée par Christopher Nolan, c’est surtout en raison du reste…

Le scénario est complètement raté. Si pour commencer le film part d’un anachronisme : Batman découvre l’existence de Superman suite aux évènements de Man of Steel. Or dans la mythologie DC, Batman né après Superman, il est donc au courant de l’existence de ce dernier. Et son désir de vengeance dans le film tombe ainsi en désuétude totale car complètement incohérente. Deuxièmement, le rythme du film est chaotique : les scènes d’actions sont mal introduites, le début du film est terriblement lent avec comme point d’orgue la mise en avant de la psychologie des personnages à travers des rêves/cauchemars complètement ridicules.

On ne voit pas la fin et on ne peut pas savoir comment va intervenir l’affrontement. De plus le casting de grande classe – Amy Adams, Henry Cavill, Jesse Eisenberg, Gal Gadot – est complètement sous-exploité avec des scènes clichées et une noirceur poussée à son paroxysme. Amy Adams est reléguée au rang de potiche pleurnicharde, Jesse Eisenberg en Lex Luthor n’est rien d’autre qu’un Mark Zuckerberg réchauffé du film The Social Network et Henry Cavill est aussi efficace qu’une blague carambar en tant que Superman en proie au doute.

Le résultat est peu grandiose et les deux heures du films sont longues… D’autant plus que l’introduction des personnages de la Justice League, dont Wonder Woman (Gal Gadot) en tête est faite sans aucune finesse.

Résultats : deux heures de perdues et une profonde envie de se tirer une balle…

D’où ma grande appréhension en m’installant dans mon siège pour Captain America Civil War. Mais heureusement, c’était une putain réussite !

Captain America Civil War, l’un des meilleurs de tous les temps

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Pour les Avengers menés par Capitaine Rodgers (Chris Evans) et Tony Stark (Robert Downey Jr), la recette fonctionne une fois de plus. Le scénario est musclé, le rythme maîtrisé et chaque personnage de la bande à Marvel ont la place suffisante pour s’exprimer. Sans oublier un point, de taille : pas de pathos à la Snyder mais une histoire dans la continuité de la franchise avec des bastons épiques remplies de punchlines.

La promotion du futur de la franchise Marvel à travers le futur Spider-Man, incarné par Tom Holland ou encore la Mystérieuse Panther Noire qui prend enfin forme avec Chadwick Boseman et faite parfaitement, en toute finesse donnant de la place à ces deux personnages pleins de potentiel. Nous découvrons donc, un Spider-Man plus jeune et insouciant et une Panthère Noire aussi agile et bad-ass que Deadpool, l’humour en moins.

Deux mondes, deux films, la même visée ?

Dans les deux sagas DC Comics et Marvel, un thème reste central dans ces deux films : les super-héros ne sont pas tous supers. Et pour cause, alors que Batman souhaite neutraliser un Superman hors de portée et que les Avengers sont désormais sommés de rendre des comptes, ces deux films posent plusieurs questions quant à leur portée.

Ainsi, il est possible d’estimer que désormais le monde cinématographique des super-héros n’est plus blanc ou noir mais davantage gris. Les humanisant davantage que ce soit psychologiquement pour Batman et Superman ou bien en termes de responsabilités pour les Avengers. Ces deux œuvres ne seraient-ce pas, en fin de compte, une critique des limites que l’Homme s’impose à lui-même, par peur d’être surpassé, dépassé ou impuissant.

Il faudra observer si cette dynamique se poursuit dans les futurs opus des deux franchises et voir l’évolution des personnages au fil du temps.

Jérémy Pastor




Room : un huis-clos subtil porté à merveille par Brie Larson


A l’occasion du printemps du cinéma, lequel propose des places à 4 euros du 20 au 22 mars, The Young Report vous propose de découvrir un drame aussi passionnant que cinématographiquement de qualité : Room de Lenny Abrahamson avec Brie Larson et Jacob Tremblay.

Dans ce drame poignant qui raconte le quotidien de Joy, enlevée à l’âge de 17 ans, et de son fils, Jack, 5 ans, né des viols répétés de son ravisseur. Si le synopsis, à première vue, semble une incroyable invitation pour 2 heures de pathos, bourrés de clichés, c’est finalement une interprétation juste et une réalisation de toute beauté qui nous permet d’entrer dans le huis-clos dont sont victimes les deux personnages. Objectif : nous faire vivre l’univers qu’ils se sont créés pour survivre, combattre. Un combat qui se poursuit une fois libérés.

Lire aussi : STATES OF GRACE : UNE IMMERSION AU SEIN D’UN CENTRE D’ACCUEIL POUR ENFANTS

Des personnages au ban de tout

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La lumière d’une fenêtre Velux, un univers créé à partir de dessins et d’arts plastiques, des étirements, de la lecture… voici ce qui rythme la vie de Joy et Jack, dont la vie se résume à la chambre : une cabane de 12 mètres carré contenant tout ce qu’il faut pour vivre. Ce huis-clos entre la mère et son fils est prenant : car il met en avant une relation de proximité, l’enfant permettant à la jeune femme de tenir et de vivre pour quelque chose après 7 ans de captivité, et d’abus. Elle l’éduque créant des rituels, lui apprenant à lire, afin qu’il se développe et grandisse quasi-normalement, selon un monde imaginaire. Tellement bien occupé, l’enfant s’endort dans le placard, afin qu’il n’assiste pas aux viols quotidiens de sa mère par son père biologique. La relation est forte donc quasi œdipienne même. Jusqu’à ce que la violence de trop du ravisseur oblige Joy à créer un stratagème pour que Jack, une fois ses 5 bougies soufflées aille chercher de l’aide et qu’elle soit libérée. Mais pour cela, il a fallu casser l’imaginaire du petit garçon, comme un bond éclair vers l’adolescence.

Il y a une lutte des personnages vis-à-vis de leur positionnement à tout. Et la réalisation le montre parfaitement à l’aide de plan qui nous permettent de voir ce que le personnage voit. Mettant en avant leur relation, souvent floue, éblouie, avec le monde extérieur que les deux personnages découvrent.

Des idéaux pour tenir ; la dureté du monde comme réponse

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Ces personnages, portés par Brie Larson qui mérite très largement son Oscar et Jacob Tremblay âgé tout juste de 9 ans, sont maintenus à la vie grâce à l’espoir de Joy qui se nourrit aussi de la curiosité de Jack. Mais la découverte du vrai monde est blessante, envahissante même. Pour Joy, rien n’est plus pareil. Sa famille est divisée et tandis que Jack découvre ce monde effrayant mais beau, Joy doit lutter contre la société, son père ou encore les médias. Toutes ces combats que doit livrer les deux personnages, après avoir vécu l’indicible se fait grâce à la mère de Joy, incarnée par Joan Allen, fabuleuse, juste, et Leo, incarné par Tom McCamus. Ils font tout pour acclimater Joy et Jack à la vie. Mais la curiosité de la société bat son plein, et le système américain fait que la médiatisation est obligatoire, l’interview en prime-time aussi donc… Un élément qui montre à quel point le retour à la vie peut être accablant pour le personnage de Joy, confronté au jugement de la société.

Au final, ce film, véritable chef d’œuvre, nous propose une réflexion sur notre conception du relationnel, car tout peut chavirer à n’importe qu’elle moment !

Jérémy Pastor




Triple 9 : un thriller musclé au casting 5 étoiles !


A l’occasion du printemps du cinéma, lequel propose des places à 4 euros du 20 au 22 mars, The Young Report vous propose de découvrir un thriller qui prends au trip et dont le suspens vous tient jusqu’au bout : Triple 9 de John Hilcoat avec Casey Affleck, Chiwetel Ejiofor, Anthonie Mackie, Woody Harrelson et Kate Winslet.

Pas de règles, pas de limites. Tel est le mot d’ordre du palpitant thriller Triple 9 au casting de grande qualité : Woody Harrelson en détective camé, Kate Winslet en chef impitoyable de la mafia, Chiwetel Ejiofor, Norman Reedus, et Aaron Paul en braqueurs de haut-vol. A la vue de se déroulé de casting. Et mince, encore un film « policiers versus voleurs » cousu de fils blancs. Et bien non, car il suffit d’ajouter les rôles d’Anthony Mackie et Clifton Collins Jr en flics véreux et celui de Casey Affleck en jeune loup de l’antigang en soif de justice et le film prend une autre tournure. Une partie d’échec qui dure tout le film sans que l’on puisse deviner lequel des personnages va gagner le gros lot.

La violence à son paroxysme

(Mars Distribution)

(Mars Distribution)

Ce film vous permet de plonger dans la pègre d’Atlanta, plus particulièrement la mafia russe qui ordonne à des braqueurs des missions toujours plus dangereuses. Pour braquer donc le dépôt de la Sécurité Intérieur, ils sont prêts à tout pour ne pas avoir trop d’uniformes aux fesses. La solution : un triple 9. Soit le code qui indique qu’un policier vient d’être abattu et que toutes les forces de polices disponibles rappliquent pour apporter du soutien. Et c’est là que cela devient intéressant, car la facilité était possible. Désigné comme cible, Casey Affleck nous fait trembler tout le long du film : va-t-il se faire tuer ? Mais mieux encore, la violence est tellement poussée à son paroxysme qu’il est impossible de prédire qui va sortir vainqueur de ce « merdier »  d’une noirceur sans précédent. Si le personnage porté par Aaron Paul est intéressant, énervant, Chiwetel Ejiofor est monolithique dans ce film, toujours en colère, chose rattrapée par la puissance inégalée de Woody Harrelson en flic cynique et camé aux joints. Chose étonnante étant donnée sa subtile filmographie. Résultats : Triple 9 est un thriller ultra-violent, haletant qui ne vous laissera pas sur votre faim.

(Mars Distribution)

(Mars Distribution)

Jérémy Pastor




Oscars 2016 : Tout sur les films nominés cette année


Les nominations aux Oscars 2016 ont été dévoilées cet après-midi. Date de sortie française, réalisateur, acteurs et résumé des films nominés à l’Oscar du Meilleur Film cette année.

Pour visionner la bande-annonce d’un film, cliquez sur le titre. 

The Big Short – Le casse du siècle 
de Adam McKay, avec Christian Bale, Steve Carell, Ryan Gosling et Brad Pitt
sortie en France : le 23 décembre 2015

Wall Street, en 2005. Alors que la crise financière fait rage, quatre drôles de personnages vont en profiter pour organiser le casse du siècle en… pariant contre les banques. Histoire vraie.

bigshort

Le Pont des Espions
de Steven Spielberg, avec Tom Hanks, Mark Rylance
sortie en France : le 2 décembre 2015

1957. C’est la Guerre Froide. L’avocat sans histoire James Donovan est envoyé en Russie afin de négocier la liberté d’un pilote américain retenu en otage.

pontdesespions

 

Brooklyn
de John Crowley, avec Satires Ronan, Emory Cohen
sortie en France : 9 mars 2016

Une jeune Irlandaise part aux Etats-Unis, y trouve un emploi et tombe amoureuse d’un plombier Italien. De retour dans son pays d’origine à l’occasion funèbre de l’enterrement de sa soeur, elle devra choisir entre rester au près de sa maman ou retourner vivre son histoire d’amour américaine.

brooklyn

Mad Max : Fury Road
de George Miller, avec Tom Hardy, Charlize Theron
sortie en France : le 14 mais 2015

Dans un monde désertique, un homme tente de survivre. Malgré la violence inouïe et constante qui y fait rage.

Véritable exploit technique et visuel. Les cinéphiles de 2015 ne cessent de mettre ce film en tête de leur classement de l’année. Incontournable, à priori.

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Seul sur Mars
de Ridley Scott, avec Matt Damon, Jessica Chastain
sortie en France : le 21 octobre 2015

Un astronaute est laissé pour mort sur Mars, et se retrouve, comme son nom l’indique : tout seul.
Matt Damon, aka Mark Watney, devra redoubler d’ingéniosité pour satisfaire son envie et désir de survie. Pour tout simplement vivre en attendant le secours de la NASA.

Après Gravity il y a deux ans et Interstellar l’an dernier, l’espace fascine plus que jamais les cinéastes.

 

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The Revenant
d’ Alejandro González Iñarritu, avec Leonardo DiCaprio, Tom Hardy
sortie en France : le 24 février 2016

Un film inspiré de faits réels. L’histoire d’un trappeur laissé pour mort dans le froid et l’hostilité de la nature. Homme interprété par Leonardo diCaprio et qui à force de bravoure et instinct de survie en béton, tentera – vainement ? – de retrouver les siens.

revenant

Room 
de Lenny Abrahamson, avec Brie Larson
sortie en France : 9 mars 2016

Ma et son fils Jack sont retenus prisonniers dans une chambre. Quatre murs dans lesquels ils évoluent et vivent, à deux. Jack découvre le monde après son 5ème anniversaire, comment va-t-il s’y adapter ?

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Spotlight
de Tom McMarty, avec Michael Keaton, Mark Ruffalo, Rachel McAdams
sortie en France : le 27 janvier 2016

Le film, inspiré lui aussi de faits réels, retrace l’enquête du journal le Boston Globe. Une enquête couronnée par le prix Pulitzer. Retour sur un scandale au sein de l’Eglise Catholique.

spotlight

 

CP

 




Oscars 2016 : les nominations - The Revenant et Mad Max en tête


La 88ème cérémonie des Oscars aura lieu le 28 février prochain. Cet après-midi, la liste des nominations a été dévoilée. La voici.

Leonardo DiCaprio, est nommé dans la catégorie Meilleur Acteur, sans surprise. The Revenant, grand gagnant des Golden Globes, totalise 12 nominations. Il est suivi de près par le film Mad Max : Fury Road, qui lui, en détient 10. Les deux actrices de Carol, Rooney Mara et Cate Blanchett sont nominées. La première avait reçu au mois de mai le Prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes (en binôme avec Emmanuelle Bercot pour son rôle dans Mon Roi de Maïwenn.) A noter dans cette catégorie la présence de Charlotte Rampling, pour le film 45 ans – drame amoureux britannique.

Meilleur Film

Le Pont des Espions
The Revenant
Brooklyn
Mad Max : Fury Road
The Martian
Room
Spotlight

revenant
Meilleur Réalisateur

Adam McKay – The Big Short
George Miller – Mad Max : Fury Road
Alejandro G. Inarritu – The Revenant
Lenny Abrahamson – Room
Tom McCarty – Spotlight

mad max
Meilleur Acteur

Bryan Cranston – Trumbo
Matt Damon – Seul sur Mars
Leonardo DiCaprio – The Revenant
Michael Fassbender – Steve Jobs
Eddie Redmayne – The Danish Girl

the danish girl
Meilleure Actrice

Cate Blanchett – Carol
Brie Larson – Room
Jennifer Lawrence – Joy
Charlotte Rampling – 45 ans
Saoirse Ronan – Brooklyn

45 ans
Meilleur Acteur dans un second rôle

Christian Bale – The Big Short, le casse du siècle
Tom Hardy – The Revenant
Mark Ruffalo – Spotlight
Mark Rylance – Le Pont des Espions
Sylverster Stallone – Creed

Meilleure Actrice dans un second rôle

Jennifer Jason Leigh – Les Huit Salopards
Alicia Vikander – The Danish Girl
Kate Winslet – Steve Jobs
Rachel McAdams – Spotlight
Rooney Mara – Carol

Meilleur Film d’Animation

Shaun le mouton
Vice-Versa
When Marnie was there
Anomalisa
O menido e o mundo

vice versa

Meilleur Film en langue étrangère 

Embrace of the Serpent – Colombie
Mustang – France
Son of Saul – Hongrie
Theeb – Jordanie
A War – Danemark

Meilleure Bande Originale

Le Pont des Espions
Carol
Les Huit Salopards
Sicario
Star Wars : Le Réveil de la Force

Meilleur Scénario Original 

Le Pont des Espions
Ex Machina
Vice-Versa
Spotlight
Straight Outta Compton

Meilleur Scénario Adapté

The Big Short
Brooklyn
Carol
The Martian
Room

CP

 

 

 




Golden Globes 2016 : palmarès, historique et bravo Leo


La 73ème cérémonie des Golden Globes a sacré ce dimanche 10 janvier 2016 Leonardo diCaprio, Meilleur Acteur – dans un film dramatique pour son rôle dans The Revenant. Matt Damon remporte le Golden Globe du Meilleur Acteur dans une comédie… pour sa performance dans Seul sur Mars. Ceci présage un beau duel, qui remportera l’Oscar du Meilleur Acteur le mois prochain ?

Leonardo diCaprio a été nommé trois fois aux Oscar dans la catégorie du Meilleur Acteur, mais ne l’a jamais reçu (pour ses rôles dans Aviator, Blood Diamond et l’année dernière Le Loup de Wall Street). Nombre de ses fans ne comprennent pas l’absence de cette sacro-cinéphilique-sainte Récompense au très riche palmarès de l’acteur. Ce Golden Globe ne lui assure en aucun cas l’Oscar, puisqu’il l’avait également reçu pour ses performances dans ces trois mêmes films. La malédiction Leo, un mythe qui pourrait s’effondrer cette année… who knows ?

Côté femme, c’est sans aucune surprise que la « coqueluche » du « tout-Hollywood », Jennifer Lawrence, remporte la mise pour sa prestation dans Joy. Et la « nouvelle petite-amie des américains », Brie Larson (remarquée dans la série Community), décroche le Golden Globe de la Meilleure Actrice dramatique.

Alejandro G. Iñárritu remporte le Golden Globe du Meilleur Réalisateur pour The Revenant. Film très attendu en France, il ne sort ici que le 24 février prochain. Un film inspiré de faits réels. L’histoire d’un trappeur laissé pour mort dans le froid et l’hostilité de la nature. Homme interprété par Leonardo diCaprio et qui à force de bravoure et instinct de survie en béton, tentera – vainement ? – de retrouver les siens.

revenant

Avant le palmarès, un peu d’histoire… qu’est ce qu’un Golden Globe ?

Les Golden Globes sont remis chaque début d’année depuis 1944. Ils récompensent les meilleurs acteurs, scénaristes et créations du grand et petit écran. Les films diffusés au Cinéma ainsi que les séries de l’année sont ainsi célébrés.

Ce sont des journalistes du monde entier qui choisissent les films en lice pour chacune des catégories, puis qui votent pour l’un d’entre eux. Ces journalistes forment un jury de 90 membres.
Pour faire parti du jury il vous faut être journaliste non américain mais basé aux Etats-Unis et avoir été accepté à l’unanimité par le reste des jurés.

Ces membres de la Hollywood Foreign Press Association (HFPA – Association Hollywoodienne de la Presse Etrangère) viennent de tous les continents.

L’objectif des Golden Globes en somme ? Que les productions américaines soient « jugées » par la presse étrangère.

En une phrase, les Golden Globes, ce sont nos Prix Lumières à nous.
L’on dit également, qu’ils permettent de se faire une idée concernant la cérémonie des Oscar… qui cette année aura lieu le 28 février.

Voici l’intégralité du Palmarès Cinéma des Golden Globes 2016 : 

Meilleur Film dramatique : The Revenant
Meilleur Réalisateur : Alejandro G. Iñárritu pour The Revenant
Meilleur Comédie-comédie musicale : Seul sur mars
Meilleur Acteur dans un drame : Leonardo DiCaprio pour The Revenant
Meilleure Actrice dramatique : Brie Larson dans Room
Meilleur Acteur dans une comédie-comédie musicale : Matt Damon dans Seul sur Mars
Meilleure Actrice dans une comédie-comédie musicale : Jennifer Lawrence dans Joy
Meilleur Acteur dans un second rôle : Sylvester Stallone pour Creed
Meilleure Actrice dans un second rôle : Kate Winslet pour Jobs
Meilleur Scénario : Aaron Sorkin pour Jobs
Meilleur Film d’animation : Vice Versa
Meilleur Film étranger : Fils de Saul
Meilleure Musique : Ennio Morricone pour Les 8 salopards
Meilleure Chanson : « Writing’s on the Wall” BO du dernier James Bond : 007 SPECTRE

CP

 




Le Tout Nouveau Testament


289542Jaco van Dormael (le réalisateur) décide que Dieu est un connard. Un connard qui habite Bruxelles, dans un grand appartement, avec sa fille et sa femme (Yolande Moreau). Son fils Jésus, ou JC pour la famille, lui, a décidé de venir nous rendre visite il y a quelques temps et n’a pas tenu longtemps. Alors Dieu (Benoît Poelvoorde) reste enfermé dans son bureau, sur son ordinateur, depuis lequel il contrôle tous les aspects de notre vie. Il n’est pas sympa avec nous, et un beau jour sa fille, âgée d’une dizaine d’années environ, s’en rend compte. Pour punir son père, elle nous envoie nos dates de décès par téléphone. Puis, elle plante le système informatique et s’en va vivre chez nous, sur Terre.

Le film suit sa destinée terrienne et la recherche de ses 6 apôtres.

6 apôtres qui sont finalement 6 poésies contemporaines. 6 portraits. 6 vies. Apôtres des temps modernes interprétés par, entre autres, François Damiens et Catherine Deneuve.

Un malaise malsain ? Ou bien un rire triste ?

Le mal nous entoure et pourtant c’est le côté poétique que l’on retient du film. L’on s’en voudrait presque de rire de cette cruelle réalité qui est pourtant la nôtre, qui est pourtant si vraie.

Pourquoi ? Puisque les portraits de ces 6 apôtres ne sont pas idylliques. Ils sont presqu’agaçants tant ils nous dérangent. Nous n’avons aucun autre choix que de les apprécier puisque aussi triste, frustrant ou énervant soient-ils, ils nous touchent. On ne sait pourquoi. Alors, on s’y attache, malgré nous.

De plus, plane dans notre esprit une espèce de doute. « Puis-je vraiment rire maintenant ? Mais ce n’est pas drôle. C’est d’une tristesse terrible, absolue, pathétique. » Finalement l’ironie, noire, prime et nous décroche un sourire.

Découle de la projection de ce film, un jouissif malaise. Jouissif puisque terriblement esthétique. C’est comme si chaque plan était un futur post Tumblr. Chacune des images du film pourrait être épinglée sur Pinterest. Mise sur Instagram. Et légendée par des trublions du net à la cyber plume joliment aiguisée.

Le Tout Nouveau Testament est un film à part. Différent, qui détonne, qui étonne. Un conte poétique et esthétique. Beau et triste. Un peu comme la vie.




C'est la rentrée séries aux US, voici notre sélection !


Après une rentrée des classes douloureuse ou très attendue, la traditionnelle rentrée des séries télévisées commence petit à petit aux Etats-Unis. Nous avons donc décidé de vous livrez notre sélection de séries à ne pas rater pour cette année 2015/2016, en images !

Et voici les nouveautés que nous allons suivre :