Hors-Jeu : le web-doc qui chamboule la planète football !


Hors-jeu est un web-documentaire qui va changer à jamais votre image du football. Réalisé par David Dufresne et Patrick Oberli, Hors-jeu vous emmène dans tous les pans extra-sportifs du business football : le business autour des clubs, la corruption de la FIFA et l’UEFA, la pression sur les joueurs et agents, ou encore les matchs truqués. Une plongé dans les abysses du monde football qui enlève la magie à ce sport de manière ludique. 

PENETREZ DANS LES VESTIAIRES D’UN JEU MAGNIFIQUE, ET POURRI JUSQU’AUX CRAMPONS

Et si la victoire de la France à la coupe du monde 98 avait été truquée, achetée ? Telle est la question que se pose désormais Emmanuel Petit, heureux buteur lors de la finale face au Brésil. Dès lors, le ton est donné ! La suspicion s’immisce partout et les questions s’enchaînent. Bienvenu sur Hors-jeu, le web-documentaire, signé David Dufresne et Patrick Oberli avec Arte, qui secoue le monde des footix en long, en large et en travers.

Hors-jeu, un documentaire interractif et addictif. 

Le principe est simple, Hors-jeu est un jeu de carte à collectionner, au même titre que ton album Panini que tu avais pour la coupe du monde 2006. Chaque jour un paquet de carte vous donne accès à différents contenus. Et si vous êtes impatients, vous pouvez échanger et obtenir énormément de cartes à l’aide du forum du web-documentaire.  Objectif : obtenir les 99 cartes du webdocumentaires qui se répartissent selon 9 catégories : Matchs truqués, Barbouzes et Espions, Big Business, Paillettes et Sponsors, Socios et Réseaux, Agents et Mercato, Fifa et Uefa, Addictions et Dépression, Stats et Technos.

Un doc complet qui dénonce mais surtout explique ! 

Hors-jeu est une floppée d’interviews permettant de dénoncer l’ampleur des matchs truqués avec Declan Hill par exemple ou encore de comprendre les campagnes marketing des clubs à travers Adidas ou encore Andrea L Buitoni (oui le nom de la célébre marque de pâtes et de sauces) , des sélections nationales, inscrites dans un véritable business plan. Chaque chose est expliqué, détaillé afin de vous donner une idée de la quantité d’argent en jeu autour du football et les magouilles qui en découle !

Le documentaire est intuitif et même addictif. Nous voulons en savoir constamment plus. Un vrai coup de coeur !

Jérémy Pastor




Impôts : ces 2 milliards qui ne passeront pas


Après plusieurs années de hausses importantes des impôts et des taxes, François Hollande a annoncé qu’une baisse d’impôts de 2 milliards d’euros sera budgétée pour 2016. Dans une optique purement électorale, le chef de l’Etat va créer un nouveau gouffre qui déséquilibrera un peu plus l’action publique déjà fragile par des économies supplémentaires.

Qu’en sera-t-il ? Une baisse sur les dotations allouées des collectivités territoriales (le budget des mairies et communautés d’agglomération ou de communes) -déjà lourdement abaissées par Bercy ces dernières années- est très envisagée. La piste n’est pourtant pas la meilleure puisque les collectivités territoriales sont les acteurs publics qui investissent le plus dans l’activité… Encore une impasse…

Maintenir le gel du point d’indice qui fixe les salaires des fonctionnaires ? C’est déjà maintenu jusqu’en 2018.  Qui va payer alors ? C’est la question que pose l’exécutif alors que les grandes lignes du budget 2016 –voté en Conseil des ministres ce mercredi-  ont été rendues publiques.

Pourtant les économies sont trouvables ne seraient qu’en faisant des fusions d’agences publiques doublons : plus de 1240 selon l’IFRAP…. Une économie dégagée qui permettrait de financer la moitié de ce rabais fiscal. Et quand est il d’une réforme territoriale qui pourrait dégager en 5 ans 6 milliards d’euros en supprimant les Conseil Généraux : 128.1 millions d’euros de masse salariale pour les élus sans compter l’argent du foncier que représentent les locaux et en regroupant les doublons en une seule entité administrée par la région.

Le budget 2016, comme ses prédécesseurs devraient être moins polémique – en 2015, le Pacte de responsabilité et son coût de 50 milliards, avait été un volet très contesté- mais ne va pas permettre de changer radicalement le financement très fragile du service public. Ce budget est très optimiste puisqu’il table sur une nouvelle baisse du déficit public (le fait que les dépenses soient supérieures aux recettes) et une croissance à 1.5%.

JP




Budget 2016 : que prévoit-il ?


Les grandes du budget 2016 a été adopté en conseil des ministres ce mercredi. Croissance, économies, baisses d’impôts… The Young Report fait le point en 5 chiffres.

Le gouvernement a adopté ce mercredi en Conseil des ministres les lois de programmations des finances publiques pour l’année 2016. Elle sera soumise cet automne au Parlement (Assemblée Nationale et Sénat) pour être adoptée. A un peu plus d’un an et demi de la présidentielle, voici les grandes lignes du budget 2016.

1.5% 

La prévision de croissance de l’économie pour l’année 2016. La France devrait produire plus de richesses selon le ministère de l’Economie qu’en 2015, année durant laquelle la croissance prévue est de 1%.

3.3%

C’est le taux du déficit public du pays par rapport au Produit Intérieur Brut (PIB). François Hollande a maintenu le fait qu’il tiendrait son engagement de ramener le déficit de la France à 3% en 2017, soit le palier demandé par l’Union Européenne et le traité Pacte de stabilité de 1998. Actuellement, les dépenses de la France sont supérieures de 3.7% du PIB à ses recettes.

96.5%

Le niveau de la dette française par rapport au PIB qu’estime atteindre les services du ministère de l’Economie fin 2016. Fin juin, l’Institut National des Statistiques et des Etudes Economiques estimait la dette à 97.6% du PIB, soit une baisse d’un point de pourcentage. Cette baisse n’est pas due à des réformes et des économies massives mais calculée selon le PIB lequel doit augmenter en 2016 (voir ci-dessus). Si le PIB augmente et que la dette se stabilise, forcément le taux de la dette baissera comme l’indique ces prévisions.

Lire aussi : DETTES SOUVERAINES, DÉFICITS : L’HYPOCRISIE D’UNE SOLUTION PAR LA CROISSANCE !

16 milliards d’euros

Soit le montant des économies de dépenses prévues par le gouvernement dans la continuité de la volonté de baisse de 50 milliards d’euros sur trois ans les dépenses de l’Etat. Bercy compte réduire le montant de certaines allocations et niches fiscales pour remplir cet objectif à commencer par les aides pour le logement (APL) et une baisse des Aides publiques de développements (APD).

2 milliards d’euros

C’est le montant de la baisse d’impôts ciblée qui aura lieu en 2016 pour une partie des foyers qui doivent payer l’impôt sur le revenu. 3 millions d’entre eux qui n’ont pas bénéficié de la baisse de 3 milliards d’euros accordée cette année profiteront de cette baisse ou ne payeront pas d’impôts cette année. En tout, seul 46.1% des foyers français devront s’acquitter de l’impôt sur le revenu en 2016.

JP




Aides personnalisées au Logement : elles vont baisser en 2016 et en 2017 !


Selon le budget 2016 adopté ce mercredi en Conseil des ministres, l’enveloppe allouées aux Aides personnalisées au logement (APL) sera réduite de 225 millions d’euros, économies oblige.

Ce ne sont que les grandes lignes, mais le budget 2016 -adopté en Conseil des ministres ce mercredi et qui doit être voté au Parlement- envisage de réduire les crédits des Aides personnalisées au Logement (APL) de 225 millions d’euros pour faire des économies.

Les étudiants seront les plus touchés

Le ministère du Logement doit faire ces économies en raison de dépenses supplémentaires allouées à « l’aide à la pierre » qui favorise la construction de logements HLM (120 millions d’euros) et l’accueil des réfugiés (également 120 millions d’euros). Les APL, octroyées selon les ressources du locataire sont la plus grosse dépense du ministère du Logement avec : 15.5 milliards d’euros par an. Le Budget prévoit ainsi une première baisse en 2016 de 225 millions d’euros, puis de …314 millions d’euros en 2017 !

Pour que cette baisse entre en vigueur, le mode de calcul du montant des APL va changer. Il inclura en plus du revenu, le patrimoine du bénéficiaire comme se fait le calcul du Revenu de Solidarité Active (RSA) : résidence secondaire, Livret A, assurance-vie et Plan Epargne Logement. Un « loyer plafond » très élevé sera également mis en place pour rendre la dégressivité de l’aide plus claire et plus importante.

Selon les premières estimations, cette baisse des APL concernera 500.000 foyers parmi les 6.5 millions qui en bénéficient, majoritairement des étudiants.

JP




Budget : comment ça marche ?


Chaque année, fin septembre, début octobre, la planète politico-médiatique s’agite autour du budget, ses lignes, ses polémiques, ses débats et son vote. Mais comment le budget de l’Etat est-il défini ? Eléments de réponses.

Le budget de l’Etat est défini chaque année par un ensemble de documents qui prévoient et autorisent ce que l’Etat pourra dépenser dans l’année. Votés par le Parlement, ces documents permettent de prévoir d’une part la perception des impôts, des taxes mais également les dépenses dont l’Etat devra s’acquitter au cours de l’année (fonctionnement, services, investissements, allocations..).

Un budget d’Etat c’est … compliqué !

Définir le budget de l’Etat, ce n’est pas gérer son argent de poche ou gérer l’argent comme « un bon père de famille ». Et pour cause, ce ne sont que des prévisions qui doivent prendre en compte l’ensemble des taxes, impôts, exonérations (dispenses d’impôts, niches fiscales), mais aussi les dépenses organiques (fonctionnement, salaires, bâtiments d’administrations) plus l’imprévu comme Opération extérieur pour les actions militaires à l’Etranger (Mali, Centrafrique, Syrie/Irak) ou encore les catastrophes naturelles (inondations, tempêtes).

Une fois que tout cela est plus ou moins définis par la Commission des Finances de l’Assemblée nationale et les services du ministère de l’Economie, et des Finances, les documents sont dévoilés afin que les parlementaires, et les élus et administrateurs en prennent actes : les débats peuvent commencer. Les lois de programmations des Finances publiques sont d’abords débattues puis votées par le Parlement (Assemblée Nationale puis Sénat). Viens ensuite la loi de financement relative à la sécurité sociale laquelle est consacrée au budget prévu au fonctionnement des hôpitaux, le paiement des arrêts de travails et arrêts maladies et aux remboursements des médicaments.

Une loi aux enjeux multiples

Ces lois de prévisions de finances faites par le ministère de l’Economie et des Finances sont très attendues. Et pour cause, elle donne le tempo sur lequel les foyers et les entreprises vont être taxés pendant l’année et détermine l’ampleur de l’action des acteurs publics via leurs budgets. Depuis les années 90, le vote des budgets en Europe est très important car une règle régit le déficit et la dette des Etats. Ces derniers ne peuvent pas dépenser à outrance : le déficit public ne doit pas dépasser les 3% du Produit Intérieur Brut (PIB) et la dette doit être inférieure à 60% du PIB.

JP




A un an de l’Euro 2016, la violence dans les stades pose encore problème !


En clôture de la 6ème journée de Ligue 1, l’Olympique de Marseille recevait au Vélodrome son rival, l’Olympique Lyonnais pour un match capital et plein d’engagements. Seulement le sports s’est vite effacé suite au comportement du public des virages qui ont jetés des projectiles sur les joeurs provoquant une interruption du match. A un moins d’un an de l’euro, les vieux démons du football français refont surface.

L’affiche était belle, et le spectacle ne pouvait qu’être exceptionnel ! Dimanche soir, L’Olympique de Marseille recevait son rival, l’Olympique Lyonnais pour le désormais classique Olympico. Plein d’enjeux –les deux équipes doivent lancer leurs saisons et gagner- entament le match de très physique avec la volonté de gagner. L’ancien Marseillais, Mathieu Valbuena revient pour la première fois au Vélodrome mais sous les couleurs  de Lyon cette fois.

Et puis tout dérape

En difficulté, les Marseillais ont commis plusieurs fautes grossières pendant la première mi-temps. D’abord Steve Mandanda qui provoque un pénalty sur Lacazette qui le transforme (25ème), puis successivement Rekik, Cabella et Romain Alessandrini qui enchaînent les attentats sur Mathieu Valbuena. Résultat sans appel : Romain Alessandrini est expulsé à la 43ème minute.

Suite à cet enchaînement logique de décisions arbitrales, les esprits s’échauffent dans le stade malgré une bonne reprise de la part des Marseillais et de Lassana Diarra qui dominait les Lyonnais. A la 61ème minute, le match est interrompu, des projectiles ont été lancés sur Mathieu Valbuena et le gardien Lopez. Après 20 minutes d’interruptions, le match reprend laissant place à 36 minutes de pur spectacles, les marseillais enchaînant les assauts sur la défense des Lyonnais. Ces derniers rendaient coup pour coup les attaques de l’OM

1-1, score final. La Ligue de Football Professionnel devrait prendre jeudi des sanctions à l’encontre de l’Olympique de Marseille, la forme de la sanction devant être définie : amende, matchs à huis-clos exclusions des supporters dans les virages.

Le président de la LFP, Frédéric Thiriez estime qu’il faudrait « élargir et ou alourdir les sanctions » à plus forte raison que la France, dont le stade Vélodrome accueillera en juin et juillet 2016 le championnat d’Europe. Ces évènements ne sont pas très rassurants.

JP




Journal de bord d'un Interrail : épisode #3 Prague !


©Solenn Le Bihan/TheYoungReport.fr

©Solenn Le Bihan/TheYoungReport.fr

A 21 ans, Solenn Le Bihan, étudiante en droit originaire de Villepreux (Yvelines) est partie, cet été, en Interrail avec trois amis à travers toute l’Europe. De Berlin aux plages paradisiaques de la Crête en passant par Budapest, Prague ou encore Athènes, Solenn nous raconte son périple de 3 semaines. Episode 3, son arrivée à Vienne (Autriche).

Jour 1 : 12/07

Levé douloureux à 4h15 : nos colocataires ne sont même pas rentrés de soirée !

Nous atteignons la gare en peinant à ouvrir nos deux yeux, et privatisons une nouvelle fois un compartiment de 6 personnes. Chacun fait des acrobaties, se contorsionnant pour tenter de trouver une position confortable et rattraper sa courte nuit.

Arrivés à l’auberge, nous déposons nos affaires, et commençons à nous balader dans le centre-ville. Si certains coins sont très industriels, un peu comme à Berlin, nous sommes rapidement rassurées en apercevant de beaux bâtiments blancs, dentelés et élégants, avec de beaux parcs. La ville est sillonnée par de grands axes routiers, qui sont néanmoins bordés par des rangées de grands bâtiments massifs, imposants, tous d’un blanc éclatant. Cela donne à la ville un aspect distingué, royal. Rien de « mignon » ou de « féérique » comme à Prague, ici le style architectural est bien plus massif. On retrouve également une inspiration Grecque, pour des bâtiments comme le Parlement, ou pour les nombreuses fontaines : colonnes de marbre, statues de dieux, temples…. Nous déambulons ainsi tout l’aprem. Sur la place principale, nous nous faisons alpaguer par des hommes en costume du XVIIème siècle, qui nous informent de la tenue d’un opéra le soir même au célèbre Opéra de Vienne. D’abord hésitantes, il nous montre son dépliant avec le programme et se donne du mal pour nous chanter chaque air d’opéra, soucieux de nous faire comprendre que nous les connaissions tous : les 5 saisons, les noces de Figaro, le Danube bleu, la marche de l’empereur…. Nous craquons en nous disant qu’après tout, cela ne nous arrivera peut être qu’une fois, et qu’en plus nous sommes à Vienne. Après réduction étudiante, nous en avons chacun pour 22 euros ! Nous rentrons super excités nous préparer et faisons le pied de grue devant l’opéra à 20h précise. L’intérieur est magnifique, serti de feuilles d’or, de dentelles d’argent…. Nous sommes très en hauteur mais pouvons très bien profiter du spectacle : pendant 2h, nous écoutons des airs classiques joués par des musiciens en tenue du XVIIe. Perruques blanches, vestons de velours s’agitent toute la soirée en jouant frénétiquement du violon, de la contrebasse, de la flûte traversière…. Toute l’élégance de la ville, sa culture et sa richesse transparaissent à travers ces airs d’opéra. On peut aisément imaginer la famille des Hasbourg se rendant comme nous, un soir, à l’opéra, pour écouter ces mêmes airs, au milieu du froufrou des robes, des éventails et des odeurs fortes de parfum. Aucun de nous n’est vraiment fan d’opéra, ni de musique classique, mais le décor et l’énergie des musiciens nous ont fait apprécier ce curieux moment. C’était quelque chose à faire !

Jour 2 : 13/07

Nous passons la journée à visiter le fameux château des Hasbourg, famille de Sisi l’impératrice. C’est un imposant château, de couleur marron et jaune, dont l’architecture massive rappelle finalement tous les autres bâtiments de Vienne. L’intérieur est magnifique, et les pièces de style viennois ou encore chinois s’enchaînent, avec les commentaires de notre audioguide gratuit, qui nous raconte en même temps une partie de la vie de Sisi. Après le château, nous sortons de l’autre côté et entamons la visite de l’orangerie, d’un autre petit palais, des jardins qui sont immenses avec leurs dédales d’allées. Faire un cache-cache là-dedans ça doit au moins durer deux jours ! Nous faisons un petit arrêt dans un parc pour enfant où nous découvrons un véritable labyrinthe, donc les haies sont assez hautes pour véritablement se perdre. Ni une ni deux, retour à la maternelle, on entame un chat : ça coure, ça crie, ça se marre. Nous continuons notre périple en montant au sommet des jardins, où nous avons un magnifique panorama, une fois montés en haut d’une terrasse.

D’abord décidés à assister à la projection d’un opéra sur un écran géant au niveau de l’Hôtel de Ville (ce qui se fait apparemment tout l’été à Vienne, et gratuitement en plus !), on se démotive et allons à la place au restaurant, où nous nous affalons de fatigue.

Solenn Le Bihan 




Journal de bord d'un interrail : épisode #2 Prague !


©Solenn Le Bihan/TheYoungReport.fr

©Solenn Le Bihan/TheYoungReport.fr

A 21 ans, Solenn Le Bihan, étudiante en droit originaire de Villepreux (Yvelines) est partie, cet été, en Interrail avec trois amis à travers toute l’Europe. De Berlin aux plages paradisiaques de la Crête en passant par Budapest, Prague ou encore Athènes, Solenn nous raconte son périple de 3 semaines. Après avoir passé deux jours à Berlin, le groupe arrive en République Tchèque, à Prague, la capitale.

Jour 1 : 8/07

Nous quittons Berlin à 14h44, pour notre premier voyage en train. Nos gros sacs avec lesquels nous fanfaronnions jusqu’ici nous scient les épaules. Le train ressemble à celui d’Harry Potter : un étroit couloir dessert des compartiments de six sièges chacun. On envahit littéralement un compartiment avec tous nos sacs, trop heureux de pouvoir s’installer.

Nous arrivons à Prague à 19h30. Nous nous émerveillons à chaque coin de rue. Le paysage qui s’offre à nous ressemble à un décor de Walt Disney : tout est harmonieux, coloré, mignon, avec des rues piétonnes partout. Nous finissons par trouver notre auberge de jeunesse. Changement par rapport à notre appartement cosy : c’est une chambre avec quatre lits superposés, et deux filles sont déjà là. On commence à se sentir globe-trotteurs dans l’âme : premier voyage en train, première auberge de jeunesse, l’aventure commence vraiment !

D’humeur joyeuse, nous décidons d’aller au restaurant, avec la ferme intention de goûter un plat typique, et de célébrer ce début de voyage prometteur. Nous nous attablons donc à la terrasse d’un restaurant se revendiquant « typiquement tchèque », et dont les plats sont en moyenne à 10 euros. Nous mangeons donc un Goulash, qui pourtant est un plat hongrois à base de bœuf, de paprika et de légumes. Le plat n’a rien d’extraordinaire, l’addition en revanche l’est : 61 euros ! Le serveur nous informe alors que le couvert vaut 7 euros, ainsi que l’eau ! Vexés de nous être fait avoir, nous rentrons à l’auberge où nous découvrons qu’un français a élu domicile dans notre chambre.

Jour 2 : 9/07

Après un réveil matinal à 8h30, afin de profiter du petit déjeuner, nous partons en balade pour la journée. Nous commençons par le magnifique pont Saint Charles, qui passe au-dessus du fleuve. Petit pont en pierre surplombant la Vltava, il offre une magnifique vue sur Prague. Confirmant mon émerveillement de la veille, j’observe que les principales couleurs de cette ville sont le orange, le rouge, le jaune. Des couleurs chatoyantes et chaudes qui rendent la ville accueillante, charmante. Sur ce pont, de multiples artistes peignent, chantent, vendent leurs œuvres. Le décor fait un peu penser à la place des artistes de Montmartre.

Après une petite marche sportive toute en montée, à travers un dédale de petites rues pavées, nous atteignons les hauteurs de la ville, où se dresse un imposant château. Pour 5 euros, après réduction étudiante, nous visitons toute l’enceinte : la basilique, une partie du palais (très vide… !), et les remparts. Ces derniers abritent de minuscules petites pièces de poupée, dans lesquelles vivaient les servants. Le château lui-même n’a donc pas grand intérêt, mais le haut des remparts beaucoup plus. Nous terminons en effet la visite sur les terrasses, où nous attend une vue imprenable sur Prague. Encore ces mêmes couleurs chatoyantes, cette harmonie digne d’un comte pour enfant, ces bâtiments aux formes rondes et bombées tels des palais russes…. Nous restons en contemplation, assis sur le bord des remparts, pendant une heure. Pendant ce temps, la météo oscille entre temps maussade et grosse pluie : nous passons notre temps à mettre nos magnifiques k-way et à les enlever. Agrémentée d’un short et de sandales, ma tenue est au top, et en plus j’ai froid ! Je ne le savais pas encore, mais j’allais bientôt regretter cette fraîcheur.

En descendant à travers les petites rues tchèques, nous en profitons pour goûter la spécialité de tchèque : le trdelnik, une pâte à pain en forme de rouleau, roulée dans le sucre. C’est tellement lourd que nous la finissons avec difficulté.

Après cette journée bien remplie, nous nous contentons d’un verre sur la place de l’Hôtel de Ville. Entièrement pavée, avec une énorme tour munie d’une cloche, ce centre névralgique de la ville est toujours très animé et bondé.

Jour 3 : 10/07

Le réveil est difficile, car situés en plein centre, nous avons entendu du bruit toute la nuit, preuve en est que Prague est bien une ville réputée pour ses soirées !

Nous décidons de grimper sur la colline qui surplombe la ville, d’où l’on aperçoit une grande antenne. Nous partons donc vers les bords du fleuve, où nous découvrons un autre Prague, beaucoup plus citadin : tram, voitures, grands immeubles, adieu le décor d’enchantement du centre-ville ! Nous marchons à travers une véritable forêt, puis arrivons au sommet où nous attend encore une fois un superbe panorama. En redescendant, une fois n’est pas coutume, notre estomac parle pour nous : je jette mon dévolu sur un trdelnik au caramel, que je mange avec les autres sur des petites marches au soleil, au fond d’une ruelle colorée.

De retour sur le pont St Charles, une foule se masse, c’est l’effervescence : dans une des tours du pont, des troubadours en tenue jouent de la trompette. Nous nous retrouvons au cœur d’une ambiance fête au village, avec en toile de fond le château, ses remparts, le fleuve, et cette musique moyenâgeuse entraînante. Toutes ces pierres polies par le temps, ces statues de Lion, ces lampadaires d’un autre temps, contribuent à nous faire voyager dans le temps. Ces couleurs nous dépaysent et nous font nous sentir loin de chez nous, loin de nos bâtiments français imposants et magnifiques. Ici, tout est plus petit, plus mignon, plus coloré.

Après une journée entière de marche, nous nous écroulons de fatigue sur nos lits, et entamons une petite sieste.

Le soir, les troupes se remotivent, et nous décidons de tester la vie nocturne de Prague, le « nouveau Barcelone d’Europe de l’est » nous a-t-on dit. Dans la rue, un français nous donne des bracelets pour entrer gratuitement dans la boîte en face de notre auberge. Vous avez dit gratuit ? Nous rentrons ni une ni deux dans cette boîte, le One bar. Nous faisons rapidement la connaissance d’un Californien, qui se déhanche comme un fou sur la piste de danse. La présentation est plutôt brutale : il me rentre tout simplement dedans, et s’excuse ensuite pendant dix minutes. Sa sœur nous rejoint, et nous passons toute la soirée avec eux, du moins lorsque cette dernière n’est pas en chasse pour trouver un beau tchèque. L’Américain passera sa soirée à rire, à chasser tous les étrangers qui tentent de venir dans notre groupe, à se trémousser et à chanter. En rentrant à 3h30, un débat s’impose : l’Américain était-il gay ? En tous cas, il nous a permis de passer une super bonne soirée, autant par sa bonne humeur que son physique…. !

Jour 4 : 11/07

Levé difficile à 9h30 pour prendre le petit déjeuner. Les étrangers que nous côtoyons dans la salle commune semblent perplexes : descendus en pyjama et les cheveux sales, nous n’avions désormais plus de complexes !

Nous nous baladons le long des quais, et profitons du soleil. Après déjeuner, nous allons faire du pédalo sur la rivière, pour admirer une derrière fois cette ville enchanteresse. Le soleil illumine l’eau qui miroite, et la couleur verte des arbres situés sur une petite île au milieu du fleuve vient parfaire l’atmosphère de féerie qui règne. Nous apprécions le moment, en pédalant en gré de nos envies. Et puisque nous sommes tous bien détendus, nous enchaînons sur une glace que nous mangeons sur la place de l’Hôtel de Ville, où des gens chantent. C’est un vrai concert : une foule de badauds est massée en cercle autour d’un jeune chanteur qui reprend les titres des artistes du moment. Nous restons l’écouter, en admirant l’imposant mais magnifique Hôtel de Ville, assis sur les pavés de cette superbe place.

Solenn Le Bihan