0
Partagez cet article :
RSS
Facebook0
Facebook
LinkedIn
Pinterest
image_pdfimage_print

Dans la soirée de vendredi, les 29 chefs d’Etat européens réunis à Bruxelles pour renégocier la présence du Royaume-Uni au sein de l’Union Européenne. Après plusieurs semaines de menaces de sortie de l’Europe de la part de David Cameron, le premier ministre britannique semble avoir obtenu ce qu’il voulait.

A l’opposée de la Grèce perpétuellement menacée d’exclusion de l’Union Européenne depuis plus de 5 ans, c’est le tapis rouge qui est déroulé au Royaume-Uni et aux exigences de David Cameron afin que le pays reste membre de l’Union Européenne. Un accord a été signé à l’unanimité vendredi soir à Bruxelles mettant fin à toute éventuelle sortie de nos voisins britanniques.

Ce que réclamait Cameron

Le Premier ministre britannique avait des revendications claires autour de quatre grands axes :

  • De la suppression du droit automatique aux prestations sociales pour les ressortissants de l’Union européenne.
  • Il souhaite également, à l’encontre du traité de Lisbonne de 2008, que les parlements nationaux aient plus de poids face à l’Union Européenne. Ainsi en cas de désaccord avec une directive envisagée par l’UE, les lois pourraient être bloqué si la majorité des parlements sont d’accords.
  • Des garanties supplémentaires pour les neuf pays dont fait partie le Royaume-Uni, lesquels ne sont pas membres de la zone euro. Objectif : que ces pays ne soient pas pénalisées par les décisions de la zone euro
  • Réduire la régulation européenne, laquelle briderait la compétitivité de de l’Union Européenne selon David Cameron

Face à de telles revendications, ouvrant la porte à une Union européenne à la carte pour chaque pays qui le souhaiterait, les pays de l’Union européenne ont tout même intérêt à ce que la Grande-Bretagne reste au sein de l’Union européenne. En effet, le Royaume-Uni, c’est 13% de ka population de l’UE, l’une des trois meilleures économie et 15% de la richesse des 28 pays membres. Sans le Royaume-Uni, le budget des institutions européennes serait diminué de 14 milliards d’euros, soit 12%.

Ce qu’a obtenu David Cameron ce vendredi

Concernant le droit aux allocations familiales des migrants, il sera indexé selon le niveau de vie du pays dans lequel vivent les enfants du migrant. Cela s’appliquera donc à l’ensemble des migrants qui arriveront en Grande-Bretagne dès cette année et aux migrants déjà installés dès 2020.

Pour la souveraineté supplémentaire des parlements nationaux demandée par Cameron, les pays de l’UE lui ont accordé ce qu’il demandé mais uniquement s’il obtient l’accord de 55% des votes des Parlements nationaux. Un compromis qui ne lui permettrait que très rarement de pouvoir refuser une directive, une loi obligatoire de l’UE.

David Cameron a également obtenu de l’UE une meilleure prise en compte des intérêts de la Livre Sterling, la monnaie du Royaume-Uni et non plus uniquement l’Euro. Néanmoins, Londres n’aura aucun veto en matière de politique économique sur l’Europe a déclaré le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Quant à la compétitivité de l’Union européenne, David Cameron souhaitait moins de charges administratives, une libre circulation du capital (actions, stocks…), des biens et des services. Des demandes qui seront traitées prochainement par l’exécutif européen, qui avait d’ores et déjà prévu de le faire.

Le volet du Brexit est donc terminé jusqu’au prochain coup de poing sur la table de David Cameron qui a depuis sa prise de fonction en 2007 toujours une relation ambiguë avec l’UE : « je t’aime, moi non plus ! »

Jérémy Pastor

Partagez cet article :
RSS
Facebook0
Facebook
LinkedIn
Pinterest
0
↑ Back to top

Jérémy Pastor

View all post →