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Attaque d’une synagogue à Jérusalem : l’escalade de la violence se poursuit au Proche-Orient

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Une attaque d’une synagogue du quartier de har Nor à Jérusalem a fait 7 morts ce mardi matin. Deux Palestiniens sont entrés dans le lieu de culte armés de haches, de couteaux et d’un pistolet. Ils ont ensuite été abattus par les forces de l’ordre. La violence est de plus en plus intense au sein de la capitale religieuse, l’ombre d’une troisième « intifada » (guerre des pierres) planant sur la région. 

Pendant l’office religieux du matin, deux Palestiniens ont fait irruption dans une synagogue de Jérusalem. Lourdement armés, ils ont tué quatre personnes et blessé neuf autres, dont cinq dans état critique. Poursuivis par la police, les auteurs de l’attentat ont été abattus par la police israélienne. Touché à la tête, un policier a également perdu la vie.

Un embrasement généralisé 

La région est en proie de plusieurs semaines à de vives tensions entres Israéliens et Palestiniens. La semaine dernière, des colons juifs ont incendiés une mosquée, et un conducteur de bus palestinien avait été retrouvé mort dans son véhicule. Le Hamas et le Djihad islamique, tout deux groupes terroristes radicaux qui prônent la destruction de l’état hébreu, ont rapidement salué cette action et appelé à réitéré ce genre d’actes. Objectif de ces groupes, essentiellement implantés à Gaza (Sud-Ouest du pays) : faire payer « la série de crimes de l’occupant (israélien) à (la mosquée d’) Al-Aqsa », a déclaré le porte-parole du groupe extrémiste, Sami Abou Zouhri.

Tandis que le secrétaire d’Etat américain, John Kerry et François Hollande ont chacun condamné cette attaque, la violence semble être de plus en plus importante dans la région. L’une des raisons est l’opposition farouche entre les membres de l’extrême-droite israélienne, laquelle ne reconnaît pas les palestiniens et les activistes palestiniens du Hamas. L’essor des loups solitaires complique par ailleurs la tâche des forces de sécurités israéliennes pour sécuriser Jérusalem et les colonies en Cisjordanie où de nombreux Palestiniens vivent avec des colons israéliens. Ce type de violence avait par ailleurs déjà provoqué une escalade de la violence en juin dernier. En effet, trois jeunes colons israéliens avaient été enlevés et tués par des membres du Hamas. A titre de vengeance, des extrémistes israéliens ont assassinés dans la foulée un adolescent palestinien. Dès lors le Hamas a intensifié les tirs de roquettes sur le Sud du pays obligeant Israël a déclencher l’opération militaire Bordure protectrice. Cet épisode de violence avait coûté la vie à 2042 Palestiniens dont 598 combattants du Hamas. Côté israélien, 67 victimes ont été dénombrés par ONU et l’OCHA, en charge de l’aide des Palestiniens à Gaza.

L’embrasement de la régions est très problématique pour les Israéliens comme les Palestiniens. En effet, plusieurs pays occidentaux comme la Suède, le Royaume-Uni et la France (le 28 novembre prochain) sur une éventuelle reconnaissance de l’Etat palestinien. Une équation difficile à résoudre pour la communauté international tant que les extrémistes palestiniens du Hamas et du Djihad Islamique et ceux du Foyer Juif seront en jeu.

Jérémy Pastor

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