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Areva blâmée par la Cour des Comptes

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L’entreprise Areva a fait l’objet d’une étude par la Cour des Comptes et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle n’a pas été épargnée. Le rapport pointe du doigt la présidence des années Lauvergeon à la tête d’Areva. Réactions d’Anne Lauvergeon.

Le géant du nucléaire est sous le feu des critiques de la Cour des Comptes notamment en ce qui concerne la période de 2006 à 2011 c’est à dire pendant la gouvernance d’Anne Lauvergeon. Les finances et les investissements d’Areva sont épinglés par la Cour des Comptes.

Que reproche t-on à Areva?

Anne Lauvergeon pointée du doigt (@François à L'imprévu)

Anne Lauvergeon pointée du doigt (@François à L’imprévu)

Malheureusement pour elle, tout ou presque est critiquable. La stratégie tout d’abord est qualifiée « de fuite vers l’avant », l’affaire Uranim est notamment décriée et fait actuellement l’objet d’une enquête préliminaire, et les rémunérations des dirigeants sont aussi jugées excessives.

Des investissements et un modèle décriés

En ce qui concerne les investissements effectués par Areva, ils viennent en grande partie de la cession d’actifs au profit d’une trésorerie assez conséquente. Cela prouve encore une fois que la direction d’Areva n’est pas assez clairvoyante. Le plus bel exemple est le rachat de la société canadienne Uranim a un prix trop élevé. Enfin, le modèle d’extraction de l’uranium est lui aussi pointé du doigt, ainsi que le retraitement des déchets et la construction des réacteurs n’est pas convaincante.

Une réaction fulgurante de la présidente

Anne Lauvergeon ne se laisse pas faire et dresse un bilan plus qu’honorable de sa présidence. « De 2001 à 2011, si on fait un bilan honnête et équilibré, c’est une vraie réussite française, devenue en 10 ans le premier groupe nucléaire mondial, le premier producteur d’uranium », des résultats très bon qui tranchent avec les critiques émises contre Areva. En en ce qui concerne les mauvais jugements sur le rachat d’Uranim, elle n’y va pas par quatre chemins en déclarant « Le contexte de l’époque indiquait clairement que les conditions d’acquisition étaient optimales ». Une mise au point était donc nécessaire pour Anne Lauvergeon compte tenu des critiques s’abattant sur l’entreprise nucléaire.

Un bilan financier donc très critiqué par la Cour des Comptes. La réaction d’Anne Lauvergeon va à l’encontre de ce bilan. 

Alexandre Gozzi

 

 

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Clemence Pouletty

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